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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:54

J'avais quelques doutes en commençant ce roman. J'avais lu des critiques pas franchement enthousiastes, qui parlaient de longueurs.

J'ai donc été plus qu'agréablement surprise. J'ai adoré ce livre. Je l'ai trouvé profondément humain et sensible. Je me suis attachée à Elena, à sa vie, à sa force surtout, qui lui a permis de traverser toutes les épreuves. Même la pire. La dernière. Si j'ai parfois été un peu agaçée par ses réactions très tranchées, je la comprends. J'ai vraiment ressenti tout ce qu'elle voyait et traversait. J'ai eu les larmes aux yeux souvent. J'ai pleuré parfois.

On découvre son monde. L'alternance entre sa vie passée jusqu'à la rencontre avec sa future belle-fille et sa vie à partir de là, ainsi que les passages sur son présent, donne au livre un véritable rythme où on ne s'ennuie pas une seconde.

On a envie de recoller les morceau. Et souvent le présent est éclairé par le passage qui suit sur son passé. J'ai particulièrement aimé les passages où ces deux femmes, la belle-mère et la belle-fille se rapproche. Les personnages masculins ne sont pas pour autant oublier. Avec cette force, tout ce qu'ils essaient d'accomplir pour leur femme. A travers plusieurs génération, cet amour relie le père au fils, la petite-fille aux grands-parents. Car c'est un magnifique roman d'amour que nous offre Catherine Cusset. On ne regrette pas un moment d'avoir ouvert ce livre.

On découvre aussi la Roumanie sous la dictature de Ceauşescu. L'immigration de Juifs pour revenir en Israel. Les difficultés pour arriver enfin en Amérique. Cette éternelle recherche de la liberté.

Une fois de plus je suis enchantée par le prix Goncourt des lycéens. J'ai vraiment passé un moment magique et je garderai un place pour Elena dans un coin de mon coeur, car elle m'a permis de réfléchir à beaucoup de chose. Ce livre répond à un véritable besoin, tout en restant un moment de plaisir et de découverte.

Résumé : Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse. Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceauescu. Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents. Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 20:37
J'ai commencé ce livre avec beaucoup d'enthousiasme. Que d'éloges! que de compliments! Je me trouvais nécessairement face à un chef d'oeuvre. J'ai du passer à côté de quelque chose...parce que, autant dire les choses immédiatement, je me suis ennuyée.

Certes l'histoire est sympathique. On la suit sans déplaisir. On est même parfois titillé par un soupçon de curiosité J'ai apprécié certains personnages comme Anna et Michael. Edgar et Dede (ma préférée et de loin) m'ont touchée. Certains m'ont agacée (Beauchamp et Mary Ann). J'aurais pu être enthousiaste...mais que de situations convenues. Et toutes ses scènes qui se répètent. Les soirées qui se ressemblent toutes. Je n'ai pas réussi à entrer dans l'ambiance. J'aais l'impression de lire un mélange de Sur la route de Kérouac et de Sex and the city. L'ambiance post-hippies ne m'a pas du tout attirée. Et surtout cette manie de fumer des pétards toutes les trois minutes m'a lasséée. Qu'ils le fassent, ok. Qu'on le signale pour montrer l'ambiance, d'accord. Mais toutes les pages ça devient lourd. le bouquet étant atteint quand Mona s'exclame "Je croix que D'orothéa se drogue". Ce n'est pas comme si tout le monde, elle y compris, s'envoyer des joints et de la coke depuis 200 pages.

J'ai du passer à côté de quelque chose. C'est d'ailleur un sentiment agaçant. Tout le monde crie au génie, au "bijou d'humanité" et je me suis vraiment ennuyée...qu'ai-je manqué?

Pimprenelle a un avis beaucoup plus enthousiaste.

Résumé : San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car "s'il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots". Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l'homme de sa vie...

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 11:03
Juste après avoir lu "Mal depierre", je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque. Je me suis donc empressée de le prendre. Comme dans le précédent, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, sa légèreté pour dire des choses graves, ses personnages un peu décalés, qui ne trouvent pas leur place en ce bas monde. Très attachants (surtout le grand-père).
J'y ai moins retrouvé ces descriptions de la Sardaigne qui m'avaient tant plu. Et un peu moins de cette lumière qui venaient des personnages. Si "Madame", l'héroïne, est très attachante, elle est peut-être un peu trop triste, trop torturée. La fin du livre surtout nous laisse sur notre fin. Un petit goût d'inachever. Je lirai tout de même son dernier si je le trouve.

Résumé : Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l'argent, Madame n'est pas conforme. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu'à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, pas le grand-père moqueur, ni le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens. Eux savent...

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 11:06
J'avais lu une critique de ce livre sur le blog de Kalistina et je l'avais noté dans ma liste (que je peux plus qualifier de petite depuis bien longtemps). Je n'ai pas été déçue. J'ai vraiment accrochée et me suis beaucoup attachée au personnage principal, à la recherche perpétuelle de l'Amour. Son mari m'a aussi beaucoup touchée, avec sa gentillesse, son altruisme. Tous ces personnages qui gravitent autour d'eux sont autant de portraits, autant de personnes qui nous accompagnent un bout de chemin.
L'écriture est surprenante, parfois elle s'accélère, puis ralentit au fil des évènement. Comme une petite musique.
Les descriptions de la Sardaigne sont sublimes (ça donne vraiment envie d'y aller). La postface "Comme une funambule" est aussi très intéressante et nous permets de découvrir l'auteur, à laquelle on s'attache comme à un de ses personnages. On a envie de la rencontrer.
La fin m'a vraiment beaucoup surprise. Je ne m'attendais pas à ça du tout. Cela donne une autre lumière au roman. Un magnifique portrait de femme.

Résumé : Au centre, l'héroïne : jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses".
Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité.


Lien vers la critique de Géraldine (pour varier les points de vue)

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 16:44
          Ce livre, autobiographie romancée de l'actrice Sylvie Testud, est étonnant. On suit l'héroïne de son enfance à sa vie adulte, avec comme fil conducteur l'absence du père, et le ton, le style du roman grandit avec elle. Entre anecdotes amusantes et moments de tendresses, elle dresse des portraits de femmes (sa mère, ses soeurs, elle-même) par petites touches, mais surtout elle raconte son admiration pour ces femmes. Si j'ai eu par moment un peu de mal a accrocher (le style parfois un peu curieux), certains passages m'ont beaucoup amusée (la course de sac) ou touchée. L'histoire d'amour entre son père et sa mère (car c'est bien une histoire d'amour en définitive) est vraiment boulversante et fait beaucoup réfléchir.


           Sylvie Testud nous parle d'enfance, d'amour et elle le fait très bien. Un livre qui donne à réfléchir et à grandir.


Extrait :- Qu'est-ce que tu faisais dans la chambre de maman ?
- J'ai volé une photo. Une toute petite photo.
- Tu lui ressembles tellement, a dit ma sœur.
J'ai mis la photo dans la poche de mon jean. Je me suis assise dessus pendant trente ans.
- La photo est ressortie de ma poche! j'ai dit à mes sœurs. J'ai vu l'homme de la photo !
- Qui ?
- Celui qui porte le même nom que nous, le même nom que moi. Ce n'est pas une photo, c'est un homme !
J'ai donc un père. Que dois-je faire? Trente ans que je réponds: « Je n'ai pas de père. Je n'ai qu'une photo. » Devant les mines compatissantes, je réponds depuis trente ans : « Je n'ai pas de père, mais je m'en fiche, c'est comme ça. »

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 17:26

En un mot : Magnifique. Ce recueil composé de 5 nouvelles tourne autour du thème de l'imagination et de sa place dans la réalité.
La première nouvelle (qui donne son titre au roman) est vraiment très belle. L'histoire d'un homme qui va à Ostende pour oublier un chagrin d'amour et il y rencontre une vieille dame qui lui raconte son grand (et unique) amour. Il y a de belles description d'Ostende et un passage très très original (si vous lisez cette nouvelle, vous le repèrerez immédiatement). Il me semble aussi que notre manière de prévoir la fin nous en apprend beaucoup sur nous. On est touché au coeur et on y garde une petite (grande) place pour cette rêveuse. On est immédiatement emporté, bercé. On découvre Ostende et plus qu'une ville, c'est un véritable paysage de roman qui s'ouvre à nos yeux. Un endroit pour se poser. Ou se reposer. Un vrai bijou.

Les mauvaises lectures est aussi remarquable, tant par son style que par la construction de l'histoire à travers des jeux de miroirs. Un homme qui déteste les romans se lance dans la lecture d'un polar. Alors, tout peut arriver... C'est un amusant (quoiqu'un peu grinçant) hommage à la littérature et aux romans. On pense un peu à Emma Bovary et à son "bovarysme". Jubilatoire et étonnant.

La guérison m'a beaucoup touchée car elle témoigne de ce qu'il peut exister de beau dans les échanges entre deux êtres humains. Un homme, victime d'un accident de voiture va redonner le goût de vivre à une jeune aide-soignante. Entre l'histoire d'amour et la renaissance. A la fin de la nouvelle, on comprend beaucoup mieux le sens du titre. C'est vraiment très beau (et très triste).

Crime parfait est tout aussi étonnant. Difficile d'en parler sans raconter la fin. On est surpris (presque choqué). Mais là aussi l'amour est omniprésent. Une femme tue son mari et fait passer ce crime pour un accident. Elle se remémore comment elle en est arrivée là. Où est l'amour là-dedans me direz-vous? Lisez cette nouvelle et vous comprendrez.

La Femme au bouquet est la nouvelle que j'ai le moins aimée. C'est une très jolie histoire mais on a l'impression qu'elle a été un peu baclée. On reste sur sa faim dans cette histoire de femme venant tout les jours sur le même quai avec un bouquet pour attendre quelqu'un. De plus la fin est un peu prévisible.

Avec cet ensemble de nouvelles, l'auteur nous montre plusieurs chemin que l'amour peut emprunter. On sort de là revigoré, plus fort et plus serein. Merci Monsieur Schmitt !




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