Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

J'y participe...

Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

SWAPS



Prix littéraires

Recherche

Mon Poutou

Archives

Challenge Pierre Bottero

Challenge-Pierre-Bottero.png

 

Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

N'hésitez pas à participer!

Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:11

Un nouveau dimanche poétique! Merci à Celsmoon!

Une autre chanson.

L'ombre et la lumière

 

Eté 1868, quelque part dans le Grand Ouest
Il a sauté sur son cheval pour disparaître en un geste
La porte du saloon claque encore, dehors le vent fouette la poussière
Lui il galope vers son sort sans jamais regarder derrière
Est-ce qu'il cherche ou est-ce qu'il fuit, est-il sûr ou incertain
Est-ce qu'il tente de rattapper ou d'échapper à son destin
A quoi ressemble son avenir, une évidence ou un mystère
Il se fabrique un empire, il est fait d'ombre ou de lumière

De l'ombre ou de la lumière
Lequel des deux nous éclaire
Je marche vers le soleil
Dans les couleurs de l'hiver

De l'ombre ou de la lumière
Depuis le temps que j'espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l'univers

C'est l'hiver en 2008, quelque part à Paris
J'ai démarré la voiture pour échapper à ce temps pourri
La porte du café tremble encore, dehors la pluie fouette le bitume
A chacun sa ruée vers l'or, j'accélère à travers la brume
Puisque mon temps est limité, mes choix doivent être à la hauteur
C'est une course contre la montre ou une course contre la peur
C'est toujours la même chevauchée, on vise la lueur droit devant
Même si cette quête est insensée, je cours pour me sentir vivant

De l'ombre ou de la lumière
Lequel des deux nous éclaire
On marche vers le soleil
Dans les couleurs de l'hiver

De l'ombre ou de la lumière
Depuis le temps que j'espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l'univers

On court à travers les siècles, mais c'est toujours la même chevauchée
As-tu peur que la route s'achève mais cette course est insensée
As-tu mis un nom sur toutes les lèvres, les lèvres

De l'ombre ou de la lumière
Des astres qui nous éclairent
On marche vers le soleil
Dans les couleurs de l'hiver

De l'ombre ou de la lumière
Depuis le temps qu'on espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l'univers

Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l'univers


Calogero

 



http://www.galileo-web.com/photoblog/wp-content/photos/orig_que_la_lumiere_soit_1.jpg

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:28

http://img.over-blog.com/500x328/1/83/70/07/FINAL.png

J'ai vraiment adoré cette nouvelle version du mythe du Pénélope! C'est plein d'humour et surtout redoutablement intelligent.

Enfin, on voit Pénélope d'une autre façon que comme le symbole de la fidélité (et au passage comme une gourde qui attend son mari 20 ans en filant, alors qu'il la trompe de manière éhontée). Ici, Pénélope est vie, intelligente et surtout...menteuse. Tout comme Ulysse. Elle aussi joue avec la réalité, les apparences. On s'amuse énormément avec cette nouvelle version du mythe, surtout avec les passage où Pénélope nous parle de sa cousine Hélène.

L'auteur sait utiliser un vocabulaire moderne, un rythme enlevé. On ne s'ennuie pas une minute. On a du mal à reposer ce livre. On voudrait rester avec Pénélope.

En vous reparlant de ce livre, je repense à Toi, Pénélope d'Annie Leclerc. Là aussi on découvre un autre visage de Pénélope. Si Margaret Atwood utilise l'humour, l'ironie, Annie Leclerc écrivait plutôt sur les relations mari et femme, sur l'absence. Mais toutes les deux parlent de la culpabilité de Pénélope. Culpabilité de n'avoir pas défendu ses servantes. D'avoir laissé faire. Dans les deux cas, j'ai passé un excellent moment. Ces différentes version de l'histoire se complète admirablement, et forme peut à peu une autre vision de Pénélope...plus moderne, plus humaine. Plus proche de nous.

Une autre façon de découvrir la mythologie.

Résumé : " Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des menteurs émérites et éhontés. " Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple qu'elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à la ruse et à l'artifice pour sauver sa vie.
Selon Homère, Ulysse à son retour de Troie massacra tous les prétendants à son trône qui, en son absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi pendre les douze servantes de Pénélope qu'il accusa de l'avoir trahi. Dans cette relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood, Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les Enfers sa propre version de l'histoire, celle d'une femme, d'une épouse, d'une mère et surtout d'une reine bien plus lucide et plus forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu'à aujourd'hui.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:18
Ce livre est le fruit d'une très jolie idée. Demander à 7 écrivains actuels ce que c'est pour eux qu'être père.

Ce n'est pas une question facile. Chacun y répond à sa manière, avec ce qu'il a au fond de lui. Répond avec ce qu'il est et ce qu'il a vécu. Ils oscillent entre souvenirs et présent, joie et tristesse. On voit ceux qu'on connaît sous d'autres facettes. On en découvre d'autres, moins connu (du moins pour ma part) avec plaisir.

J'ai particulièrement été touchée par le texte de Jean-Yves Cendrey, le premier de l'ouvrage. C'est simple, touchant, profondément humain. C'est plein d'une magnifique tendresse. Une véritable force s'en dégage.

Je me suis aussi laissée emporter par Philippe Delerm (égal à lui-même mais toujours ô combien vrai et unique) et par Olivier Adam, que je découvre chaque fois un peu plus avec une émotion immense.

Quant au texte de Boualen Sansal, il est très marquant. on apprend beaucoup de chose et surtout on découvre un homme courageux, qui a tout fait pour ses deux filles.

Un très beau recueil, plein de beauté et de tendresse.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:06

Je viens de relire avec un immense plaisir cette BD qu'on m'a offerte il y a longtemps.

Je suis une fan inconditionnelle de JJG et j'adore l'idée de cette BD : mettre en images certaines chansons de cet artiste, en collant plus ou moins à la chanson. Chaque dessinateur a choisi une chanson et se l'est appropriée.

Certains sont restés très près de la chanson. C'est le cas pour Rouge, La vie par procuration, Filles faciles, Tu manques, Sache que je.

D'autres modifieent par un clin d'oeil, un retournement de situation : Là-bas, Tout était dit, Tournent les violons.

D'autres s'éloigent franchment de la chanson, tout en gardant le thème central : The Quo's in town tonight, Je commence demain, Elle attend, c'est ta chance.

A cela s'ajoute Mais qui est véritablement JJG, la vie en Gold (biographie dessinée de JJG) et un très joli cahier des chansons.

Tous rendent hommage à cet artiste aux multiples talents. Tous racontent des histoires, celles qu'on fait naître ses chansons pour eux, comme elles nous poussent à rêver à chaque fois qu'on les entend.

J'ai eu un gros coup de coeur pour La vie par procuration, Tournent les violons, Là-bas et C'est ta chance.

J'ai aussi découvert le coup de crayon de nombreux artistes.

Pour tous les fans de JJG...et pour tous les autres!

Partager cet article

Repost0
4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 10:06
Voilà un livre difficile. Difficile parce que triste. Très triste. Révoltant aussi. Surtout. L'injustice de la vie. Une jeune fille (16 ans, presque 17) pleine de vie, de désirs, de rêves pour l'avenir. Une leucémie depuis 4 ans. Elle sait qu'elle va bientôt mourir. Et décide de vivre tout ce qu'elle désire dans le court lapse de temps qui lui reste. Se succède désespoir, révolte, souvenirs bons et mauvais, mais surtout une immense envie de vivre.

On entre doucement dans ce livre. A tatons, parce que le sujet est difficile. On n'ose pas. Et peu à peu on s'attache à cette jeune fille. On souffre avec elle. On a envie avec elle. On voudrait qu'il ne lui arrive rien de grave. Même si on sait que tout ce qui va suivre est inévitable.

Tessa a une grande force et un courage immense. Sa liste, au départ très "adolescente" se teinte peu à peu d'une grande sagesse. Malgré tout, Tessa grandit. Dévore la vie. Aime. D'un amour immense et passionné. D'un amour qui lui ressemble. Qui ressemble au notre aussi. Tessa est comme une soeur pour nous.

Le personnage du père est magnifique, touchant, fort et plein de félures. Quelqu'un de bien. Face à une tragédie. Face à l'injustice. Mais tous les personnages sont plein de tendresse, de zone d'ombres, d'humanité. Zoey la meilleure d'amie qui elle aussi va grandir d'un coup. Le petit frère qui se réfugit dans la magie. Le mère qui a tant de mal à être là. Une galerie de portrait tous plus beaux les uns que les autres.

La fin est magnifique, admirablement bien rendue par la typographie, l'organisation de la page. Je n'en dit pas plus. A vous de découvrir Tessa. Elle gardera une grande place dans un coin de mon coeur.

Résumé : Tessa vient d'avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d'une leucémie. Partagée entre la révolte et l'angoisse, l'injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité... Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

Partager cet article

Repost0
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 11:39
Voici l'un des livres que j'ai eu le bonheur de découvrir dans mon colis Swap O Mythes! Merci encore à Lhisbei!

J'ai pris énormément de plaisir à lire ce livre. C'est une version de l'Odusée vue par Pénélope. Ses attentes, ses questions. Ses doutes. Contrairement à Margaret Atwwod dans L'Odyssée de Pénélope où Pénélope raconte sa vie durant l'Odysée depuis les enfers, sur un ton très amusant, très satiryque, cette version est beaucoup plus "classique". Je veux dire par-là qu'elle s'appuie sur le texte d'Homère et y fait souvent référence.

L'auteur a eu l'excellente idée d'inclure dans son oeuvre, comme si cela en faisait partie, des vers de l'Odysée, pour appuyer sa thèse selon laquelle Pénélope, d'un esprit vif et agile, aurait immédiatement reconnu Ulysse, mais aurait fait semblant de ne pas le reconnaître pour ne pas le mettre en danger. Et au fil du texte cette thèse devient de plus en plus plausible. Comme si Homère à travers tant de siècle payait enfin son tribu à Pénélope.

On s'attache à cette femme. On est interpellé par toutes les questions qu'elle se pose sur elle-même, sur Ulysse. On est touchée par cette attente qui devient une partie à part entière d'elle-même. C'est un teste très moderne. Intelligent et sensible. Un magnifique portrait de femme.

J'ai particlièrement aimé sa réflexion sur la place des femmes dans la guerre des hommes. Cela m'a fait penser à La mort du roi Tsongor...La grande faute des Tsongor...toutes ces guerres qu'on a commencées pour une femme qu'on a aussitôt oublié. La nécessité des hommes de faire la guerre. Partout et toujours.

Ce texte m'a profondément émue et je garde un place particulière pour la courageuse, la digne, l'attachante Pénélope dans mesouvenirs. Un livre que je n'avais pas envie de quitter.

Résumé : "Toi, Pénélope est une interprétation inédite de L'Odyssée : celle d'une femme enfin incarnée et libérée de son mutisme. Annie Leclerc reconstitue les pensées secrètes de l'épouse, devine sa souffrance et montre sa solitude. Elle lui rend justice en dénonçant les forfaits que la postérité a transformés en exploits. Car, de retour à Ithaque, Ulysse ne songe plus qu'à venger son honneur bafoué. Il se dérobe à son épouse et souille le foyer en y versant le sang des prétendants. Et déjà il se prépare à repartir. Mais si elle ne dit rien, Pénélope n'en devait pas moins penser. Alors Annie Leclerc l'incite, par-delà les âges, à dire son malheur. Et elle souligne la scission qui ne cesse de séparer les êtres : à l'avant-scène, ces hommes, guerriers éclatants, amoureux d'eux-mêmes et de leur renommée ; à l'arrière, les femmes, discrètes, rusées, rêveuses ou réfléchies. Car telle est bien, selon elle, l'origine de la guerre."


Partager cet article

Repost0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 20:17
J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre. J'ai trouvé qu'il démarrait avec des hauts et des bas. pourtant, au fil des pages, je me suis attachée aux personnages (particulièrement à Gloria). Même si on pressant la fin, l'idée est très bien trouvé et donne une belle leçon d'humanité.

Les thèmes des clandestins, de l'immigration sont abordés avec intelligence, sans s'alourdir des poncifs habituels. La guerre aussi est montrée avec beaucoup de justesse, à travers le regard des civils, de ceux qu'elle touche dans leur vie quotidienne, dans leur famille. On voit le déchirement des séparations, cette nécessité d'avancer, toujours plus loin. Plus loin dans la misère? Mais on voit aussi beaucoup d'amour, d'opiniâtreté, de tendresse. Beaucoup d'espoir. La force d'un homme (ou plutôt d'une femme), son sacrifice. A travers toute cette laideur, on voit ce que l'être humain a de beau en lui.

L'auteur trace un magnifique portrait de femme à travers la vie d'un petit garçon dont elle va rêver la vie. Sa volonté va permettre au rêve de devenir réalité, à l'enfant de grandir.

Ce livre fait réfléchir. D'abord à la portée d'un acte, d'un choix sur une vie. Comme pour le personnage du vieux monsieur dans Le combat ordinaire de Larcenet. Est-ce qu'une vie de regrets, de sacrifice peut racheter un acte terrible. A-t-on assez d'une vie pour réparer? Un tel acte fait-il d'un être humain un monstre?

Se pose aussi la question des choix que font les parents. Du déchirement de voir son enfant grandir, s'éloigner. De l'élever dans ce but.

J'ai vraiment été touchée par ce roman. C'est un grand cri d'amour, d'espoir, de poésie.

Résumé : Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répéter " jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité ". Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie.

Partager cet article

Repost0
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:59
Encore un livre de Taniguchi que j'ai adoré. Pour moi, il est un peu à la bande-dessinée, ce que Miyazaki est à l'animation. Un grand maître.

Ici le narrateur revient dans son village pou la mort de son père qu'il n'a pas vu depuis des années. Peu à peu le lecteur découvre les raisons de cette rupture, pendant que le narrateur découvre des facettes de son père qu'il ne connaissait pas.

J'ai souvent eu les larmes au yeux en lisant ce livre tant l'émotion afleure, est palpable. On s'attache à ce père trop souvent noyé dans le travail mais bon et aimant, essayant de faire ce qui lui paraît juste et aimant assez son enfant pour le laisser partir loin de lui.

Ce manga pose la question du lien parents/enfants avec beaucoup de justesse. Peut-être aussi de manière plus large, la question de l'amour. Quand on aime quelqu'un faut-il le laisser accomplir ses rêves, sa volonté, même si cela doit nous briser le coeur? Jusqu'où peut aller l'amour filiale? Pourquoi y-at-il tant de choses qu'on ignore sur nos parents et que nous ne découvriront que plus tard?

Une vraie merveille qui émeut et fait réfléchir. A se procurer d'urgence.


Partager cet article

Repost0
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:31
Je viens de lire deux bandes-dessinées de Manu Larcenet. En effet, de nombreux billets m'ont donné envie de mieux connaître cet auteur (je ne me rappelle plus où j'ai lu ces billets, mais si vous vous manifestez je rajouterai très volontiers un lien vers votre blog).

Le retour à la Terre (tome 1&2)

  J'ai beaucoup aimé le thème de cette BD. Un jeune couple s'installe à la campagne pour fuir le stress de la ville et la pollution. Ils découvrent alors toute la magie de la campagne, mais aussi tous ces mauvais côté.

Je n'ai pas particulièrement accroché aux dessins, mais j'ai beaucoup aimé la mise en couleur. C'est gai, léger, plein de vie. De plus je me suis attachée aux personnages et j'ai bien envie de connaître la suite. J'ai particulièrement aimé Mariette, Madame Mortemont et le chat! il est trop choux ce chat névrosé.

J'ai préféré le tome 2, car on est déjà dans le vif du sujet et les strips tournent beaucoup autour du désir d'enfants de Mariette et de la réaction de Manu. La fin est très mignonne. Mais le tome 1 est lui aussi très sympathique car ces deux citadins découvrant la campagne donne lieu à de nombreux gags, où l'on se reconnaît même parfois.

J'ai hâte de me procurer la suite. J'aurai un peu l'impression de retrouver de vieux amis partis habiter...à la campagne !

Le combat ordinaire (tome 1)

Etant sur ma lancée du retour à la terre, je me suis aussi mise au combat ordinaire, dont le titre m'avait toujours attiré. Je n'ai pas été déçue.

D'une part, j'ai préféré les dessins, plus soignés, surtout les passages en noir et blanc.

D'autre part, j'ai beaucoup aimé le thème de cette BD, sur l'angoisse qu'on peut ressentir face à la vie. Le héros a beaucoup de doutes et quelques névroses, mais il essaye de les affronter du mieux qu'il peut. J'ai été particulièrement touchée par le personnage du vieux monsieur qui aide Manu et devient son ami. Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas gâcher la surprise de fin, mais ce personnage est une véritable source de réflexion, qui m'a un peu fait penser aux Animaux dénaturés de Vercors.

Il y a quelques très beaux passages, comme le passage de Manu chez ses parents ou la dernière scène. Beaucoup d'émotion aussi, surtout avec cet adorable chat.

J'ai vraiment hâte de pouvoir poursuivre ma découverte de cette série. Un petit bijou d'humanité.




Partager cet article

Repost0
31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 11:59
J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre. En fait, on a un peu deux romans en un seul, l'un s'imbriquant dans l'autre, un peu comme dans les Milles et Une Nuits.

On commence avec la vie de Choutov, écrivain sans succès que vient de quitter Léa, sa petite amie. A la suite de ce départ, un peu comme une fuite, il retourne en Russie, après des années d'exil. Mais tout a changé : le mur est tombé, le communisme a disparu et le peuple essaye d'oublier dans l'allégresse et les fêtes somptueuses ce que furent ces années de terreur. Et c'est dans ce monde qu'il ne reconnaît plus que va peu à peu se raconter la deuxième histoire. Je ne vous en dis pas plus, pour en pas vous gâcher cette apparition du deuxième récit dans le premier.

Si la première partie m'a paru classique et la deuxième assez agaçante, dès la troisième partie (le livre en comporte 5) on ne peut plus s'arrêter de lire. Ces personnages sont tellement forts, tellement vrais, tellement humains. On les suit pas à pas dans la Russie ravagée par la guerre, puis par le communisme. On aime leurs petits moments de joies, leurs petits bonheurs. On pleure devant cet immense gâchis, toutes ces vies perdues. On réfléchit aussi. Beaucoup. Sur le destin commun de l'Histoire. Sur la vie aussi. Tout simplement.

Makine sait insufler à son livre un souffle, une humanité tragique et lumineuse. Son style est simple, claire, sans fioriture. Humain. Fraternel. C'est une magnifique histoire d'amour qu'il nous offre.

On ne sort pas indemme de ce livre. il reste une trace, une palce pour Choutov, Mila et Volski. Notre regard sur le monde s'éclaire, comme s'ils nous communiquaient un peu de leur lumière...

Résumé : Ce départ pour Saint-Pétersbourg annonce un de ces voyages mystérieux où nous cherchons non pas à changer de pays mais à changer notre vie. Choutov, écrivain et ancien dissident, espère fuir ainsi l'impasse de sa liaison avec Léa, éprouver de nouveau l'incandescence de ses idéaux de jeunesse et surtout retrouver la femme dont il était amoureux trente ans auparavant. Son évasion le mènera vers une Russie inconnue où, à la fois indigné, abasourdi et condamné à comprendre, il découvrira l'exemple d'un amour qui se révélera la véritable destination de son voyage. Dans ce livre dense et puissant, Makine fait renaître le destin passionnant de sa patrie, loin des clichés qui accompagnent la douloureuse émergence de la " nouvelle Russie ". Ses personnages expriment par leur engagement la justesse de la célèbre parole de Dostoïevski sur la beauté appelée à sauver le monde.

Partager cet article

Repost0