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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 09:40

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41YWP4GGN3L._SL500_AA300_.jpg

J'avais vu le film avec Fernandel et j'avais adoré. J'ai donc décidé de lire la pièce. Je n'ai pas été déçue.

 

On retrouve toute la force du personnage de Topaze. Son évolution. Lui, un modèle de vertu, qui peu à peu va tomber dans le vice, d'abord par amour puis par profit.

 

Le texte se lit très facilement. On ne le voit pas passer. On le lit comme un roman policier. Pour savoir comment tout cela va se terminer (même en ayany vu le film). On retrouve avec plaisir le style de Pagnol. Ses répliques font mouche.

 

La pièce est très cynique mais toujours d'actualité. Comment faire carrière honnêtement? Est-ce que des procédés malhonnêtes permettent d'obtenir plus rapidement ce qu'on désir? Comment sont récompensés la vertu et la probité? Dans un monde où le bien matériel est placé au-dessus du reste, la question semble encore pertinente.

 

Une belle réflexion sur le monde. A découvrir ou à re-découvrir.

 

Résumé : Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l'utiliser comme prête-nom... Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C'est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces. Le personnage de Topaze devient aussitôt une figure archétypale du théâtre français. La pièce a donné lieu à trois films : le premier de Louis Gasnier (1932. avec Louis Jouvet), et deux de Pagnol lui-même (1936, avec Arnaudy, puis 1950, avec Fernandel). D'autres suivront. Tant qu'il y aura des comédiens. Topaze tentera les meilleurs.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 11:21

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51SK75MSVPL._SL500_AA240_.jpgUn recueil de nouvelles courtes, très agréables à lire.

Résumé :
BALTAZAR
Baltazar est chien de bistrot à montmartre. Autour de lui, par un joli matin de printemps, les humains vivent une heure de leur vie.
Ça n’a l’air de rien, mais pour la patronne, c’est du boulot.
TERMINUS
quarante ans de mariage et ils attendent que le bus démarre. Il se rappelle l’avoir aimée, jadis. Il l’aimerait peut-être encore, mais c’est reparti : elle l’emmerde avec sa casquette trop petite— ça lui fait un cercle rouge sur le front, c’est pas joli. Voilà où ils en sont.
CANICULE
L’été en Dordogne. Sa femme déprime et sa petite fille refuse de dormir. Il passe ses nuits à la consoler, il est crevé, il en a marre. Alors il va lui montrer, de la manière la plus bizarre qui soit, pourquoi elle devrait être heureuse.
TÊTE DE MULE
La vielle dame perche au sixième étage, avec ses humeurs et ses manies. Le facteur lui monte son courrier et ses camemberts, çafinit par tisser un lien ; mais voilà qu’il doit partir dans les Pyrénées, et il n’ose pas lui dire qu’il va l’abandonner. Il a tort, elle va très bien se débrouiller avec ça.
LA DERNIÈRE NUIT C’est l’amour fou, et totalement invivable parce qu’il est marié. Ils décident de se séparer, mais elle lui arrache la promesse d’une dernière nuit ensemble. (Autant dire un cauchemar.) Après, c’est fini. En principe.
LUI
Il parle beaucoup, au téléphone — sa dernière rupture, sa dernière idée de scénario, sa progéniture…C’est un créateur. Tout ce qu’il vit, il l’utilise. Et puis il s’aime bien, installé au centre du monde. Elle l’écoute. Elle prend des notes.

Marie-Ange Guillaume nous revèle des instantanés du quotidien. Des moments où le réel prend soudain une intensité dramatique. D'un coup, un homme/une femme, font un choix qui va boulverser leur vie ou du moins s'incrire durablement dans leur mémoire. L'auteur a une très belle plume. A la fois sèche et fluide. Elle sait aller à l'essentiel tout en restituant la scène à la perfection. Dans ces nouvelles, ce n'est pas ola chute qui est surprenante, mais le tour que prennent les évènements. On ne s'attendait pas à ça!

J'ai particulièrement aimé Canicule pour sa construction, l'étonnement qu'elle suscite. Lui et la dernière nuit surpennent moins mais sont vraiment très bien écrite. On ressent ce qui se passe dans l'esprit des personnages. Quand aux autres nouvelles, elles nous étonnent, nous font sourire ou réfléchir.

Un concentré d'humanité.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:22
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Me voilà de retour pour La malle aux trésors du mercredi! Aujourd'hui, un livre d'un de mes auteurs préférés : Kundera. J'ai découvert cet auteur grâce à un ami en seconde avec L'insoutenable légèreté de l'être. Et depuis, j'adore!

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41S0GHST8SL._SL500_AA240_.jpgDifficile de retracer l'intrigue de ce livre. Kundera joue sur plusieurs personnages en entremêlant leurs histoires. Il crée aussi un parallèle entre deux époques. De tout cela naît une réflexion sur l'amour, le couple et la sexualité. Sur le jeu de la séduction aussi. On pense plusieurs fois aux liaisons dangeureuses de Laclos.

Mais, si l'histoire est très bien menée, ce n'est finalement pas l'essentiel. C'est l'écriture de Kundera qui est exceptionnelle. Exceptionnelle de clarté, d'intelligence. Il est capable de rendre une réflexion très ardue limpide. C'est un véritable bonheur car on comprend. Sans se prendre la tête. Et pourtant on comprend une réflexion poussée, passionnante. On se sent intelligent.

Ce n'est pas un talent courant. Savoir transmettre ce bonheur de la compréhension. Ce plaisir d'apprendre. Ce bonheur dans l'effort. Apprendre devrait toujours être aussi agréable.

Les livres de Kundera sont toujours très riches. Et longtemps après, dans bien des situations, on se reprend à penser à cet auteur. Et cela nous aide. Nous soutient. On se sent moins seul. Un peu plus fort.

Il y a des livres marquants. Ceux de Kundera en font partie.

Résumé : " Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention. " J'incline la tête encore plus bas. " Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ? - Oui, dis-je. - Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups. "



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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:57

Un nouveau dimanche poétique! Merci Celsmoon!

Envole-moi

Minuit se lève en haut des tours
Les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
La nuit camoufle pour quelques heures
La zone sale et les épaves et la laideur

J'ai pas choisi de naître ici
Entre l'ignorance et la violence et l'ennui
J'm'en sortirai, j'me le promets
Et s'il le faut, j'emploierai des moyens légaux

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Pas de question ni rebellion
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
L'hiver est glace, l'été est feu
Ici, y a jamais de saison pour être mieux

J'ai pas choisi de vivre ici
Entre la soumission, la peur ou l'abandon
J'm'en sortirai, je te le jure
A coup de livres, je franchirai tous ces murs

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi {3x}
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi...

Jean-Jacques Goldman



http://www.rj-mignard.fr/images_spoiseaux/Oiseau20.jpg

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:03
Un livre qui était depuis fort longtemps dans ma PAL et que j'ai lu grâce à une lecture commune avec Kalistina.

Un livre hors du commun. Tant dans sa construction que dans l'idée de départ. Un homme qui ne peut pas mourir. Malgré ses nombreuses tentatives de suicide. Et qui dit avoir connu des existences multiples au cours des siècles. Est-ce un fabuleux menteur ou, chose difficile à accepter, est-il un être envoyé pour témoigner des ténèbres et de la lumière de l'humanité.

La construction mêle les chapitre où on découvre le présent de Pilgrim, à des passages sur ses vies antérieurs. A cela s'ajoute la vie et les pensées des personnages qui gravitent autour de lui : Jung (le psychanaliste), sa femme Emma, Forster (son valet), les autres patients de la clinique où il est enfermé... On découvre par petites touches les vies de ces êtres, leurs désirs, leurs zones d'ombres. En cela Pilgrim est un roman plein d'une humanité profonde, même si parfois elle touche au désespoir. L'auteur sait mélanger le vrai et le faux pour nous faire rêver. N'est-ce finalement pas la définition d'une oeuvre d'Art?

Car justement, ce roman est aussi une immense réflexion sur l'art et sur sa place dans le monde. A quoi sert-il? Mais surtou, comment le perçoit-on? Comme le dit Pilgrim, il faut lui redonner sa vrai place. Sa place comme témoignage de l'humanité. Témoignage non pas de sa grandeur mais de ses doutes, de sa force, de ses erreurs. De ses quêtes surtout.

C'est un roman riche, foisonnant. On découvre. On s'émerveille. Parfois notre intérêt faibli. On commence à se désintéresser, mais l'auteur sait varier le rythme pour recapter notre attention. Les passages sur Léonard de Vinci et sur Sainte Thérèse d'Avila sont particulièrement passionnants. On voudrait en savoir plus. Prolonger l'histoire. Certains personnages comme Emma, la femme de Jung, sont très touchants dans leurs faiblesses, leurs déceptions et leur humanité. D'autres, comme Pilgrim ou Sybil sont plus difficiles à cerner. Plus distants. On a plus de mal à s'attacher à eux. Pourtant, c'est grâce à eux que tous ces personnages sont réunis et peuvent s'interroger sur eux-mêmes.

La fin aussi laisse à penser. Car c'est aussi une des grandes qualités de ce roman. Il laisse de la place au lecteur. De la place pour rêver. Pour réfléchir. Chacun peut avoir sa vision de ce livre. Son impression sur Pilgrim.

Ce livre est aussi une réflexion sur l'histoire de la psychanalyse. Le docteur Jung est très présent. On découvre le tournant pris par sa pensée à partir de 1912. Changement que l'auteur explique par sa rencontre avec Pilgrim. Cela donne envie d'en savoir plus.

Un roman brillant. Intelligent. Une belle découverte, pleine d'humanité.

Résumé : 17 avril 1912 : deux nuits après le naufrage du Titanic, un homme du nom de Pilgrim, auteur d'un livre fameux sur Léonard de Vinci, se pend dans son jardin à Londres. Il est retrouvé le lendemain et l'attestation de son décès est signée par deux médecins. Cinq heures plus tard, son cœur recommence à battre. La mort a refusé Pilgrim.

Réfugié dans le mutisme, Pilgrim est interné à la clinique psychiatrique Burghölzli de Zurich où l'un des médecins, Carl Gustav Jung, est immédiatement fasciné par ce cas hors du commun. Pilgrim, qui dit avoir vécu plusieurs vies, côtoyé Léonard de Vinci, sainte Thérèse d'Avila et participé à la construction de la cathédrale de Chartres, est-il un malade mythomane, un rêveur de génie ou la victime d'une étrange malédiction?

Un roman ambitieux, fantastique, métaphysique, dans lequel apparaissent Henry James, Oscar Wilde, Monna Lisa... Un roman d'une construction brillante et hardie, à l'écriture jubilatoire.

 


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 10:56
Un nouveau dimanche poétique! Merci Celsmoon!

Tu seras un homme...

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils.


Rudyard Kipling



http://d9.img.v4.skyrock.com/d95/feeria-doll/pics/228598646_small.jpg

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 16:28
Un livre vraiment étonnant. Tout d'abord le style fait penser, bien qu'il soit plus moderne, au style des romans du Moyen-Age. On retrouve de Icelui, Icelle, des tournures de phrases qui fleure bon la littérature de cette période.

De plus l'histoire est entre le conte, le récit initiatique et l'essai philosophique. Mais c'est finalement la magie du conte qui l'emporte.

L'écriture est très simple, très agréable. On le lit facilement, mais en même temps on réfléchit. On se pose de nombreuses questions sur l'errance de cet astronome, sur son choix final et sur le chat. Car oui, il y a bien un chat dans ce livre et par n'importe lequel. Il est à la fois symbole de liberté et de fidélité, de compassion humaine et de grâce féline. Un chat comme on voudrait en avoir un près de soi.

C'est un roman tout en lenteur, en description et en réflexion, sans pour autant être ennuyeux. On ne s'ennuie jamais. On prend son temps. On apprend à se poser. A observer. On se sent serein. Tout simplement bien.
Quand à la fin, elle est tout simplement sublime. J'en avais les larmes aux yeux. C'est beau. Tout simplement. Une vrai merveille.

Ce texte est suivi d'un court conte "Le roi, le peintre et l'avocette". Un très beau récit sur la force de la peinture et de la rédemption.

Une belle plume à découvrir d'urgence!

Un immense merci à BOB et aux éditions Ramsay pour cette découverte.

Résumé : A trop scruter les astres pour le compte du roi, l'astronome a oublié de sonder sa propre vérité. Devenu aveugle, il renonce à la vie de cour pour mener une existence libre et vagabonde sur la côte, avec son chat pour seul compagnon. Il trouve un ami inespéré en la personne d'un gardien de phare et croit en finir avec l'errance. Mais seuls les rois décident du sort de leurs sujets... Voyage dans le temps et l'espace des mots, cette fable interroge le lecteur sur la vacuité et les abus du pouvoir, mais aussi sur ces choix inéluctables qui transforment, en un instant, une simple vie d'homme en destin assumé. Dans une écriture fluide, enluminée de références médiévales, un récit sensible et profond sur l'amitié, l'amour et l'accomplissement de soi.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 15:02

Lu dans le cadre du Prix des Incorruptibles 6ème

Je n'ai pas du tout été convaincue par ce livre. Certes, il parle de valeurs importante, comme la tolérance, le respect de l'autre. Mais il est très prévisible. L'écriture est trop simple, voire simpliste. Finalement, cela n'apporte pas grand chose au lecteur. Les dessins sont bien en rapport avec l'histoire, mais je n'ai pas accroché. A éviter donc.

Résumé : Ma voisine Manola vient du Mexique. Elle a un iguane dans sa salle de bains. Au village, ceux qui ne les aiment pas disent que Manola mange des mouches et que l'iguane est dangereux. Est-ce qu'on est forcément louche parce qu'on n'est pas né ici ? Oui, pour ceux qui ont les idées moisies, comme le père Grinche. Lui, il est toujours prêt à inventer les histoires les plus tordues. Comme d'accuser l'iguane d'avoir croqué l'orteil de son fils. Heureusement, mon père, qui est gendarme, mène l'enquête...




Lu dans le cadre du Prix des Incorruptibles 5ème

Sur le même thème, ce livre est plus réussi. La fin est particulièrement intéressante et permet d'ouvrir le débat. Les personnages sont sympathiques. On les suit avec plaisir. On s'attache surtout à Tom. Mei est un peu plus distante, mais très intéressante. Une jolie histoire. Peut-être un peu trop courte.

Résumé
: " Je m'appelle Mei. Je suis chinetoque, la sœur de Momo, la fille de madame Rosa, la copine de Tom et plus tard je serai Présidente de la République française... " Mei est née en Chine. Elle vit depuis six ans à Sponge avec Hua, sa mère, qui s'échine au noir pour un tout petit salaire dans un atelier de confection. Aucune des deux n'a de papiers français. Or les gendarmes de Sponge ont reçu des ordres : il faut faire du chiffre et donc expulser les sans-papiers de la ville. Tom, Léo, la directrice de l'école, le clochard du square, et pleins d'autres encore, vont se mobiliser pour que Mei et Hua restent à Sponge où elles ne mettent pas en danger l'ordre social ni l'économie du pays. Un roman d'actualité, un cri d'alarme et de colère.

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:57

Un nouveau dimanche poétique grâce à l'initiative de Celsmoon!

2000 ans sur la Terre


Pourquoi suis-je né ?
Pourquoi je vis ?
Le réveil a sonné
C'est encore aujourd'hui
Pourquoi j'en ai assez ?
Pourquoi j'en ai envie ?
Le soleil s'est levé et je suis toujours en vie

Pourquoi faut-il apprendre à écrire, à lire à compter ?
Pourquoi dois-je me rendre à tous ces rendez-vous manqués ?
Pourquoi y'a-t-il des choses qu'on oublie dans un courant d'air ?
Pourquoi quand on mélange le jaune et le bleu, ça fait vert ?
Pourquoi y'a-t-il des murs qui me séparent de mon voisin ?
Pourquoi ce Picasso alors que je n'y comprends rien ?
Pourquoi on nous rabâche des choses qu'on n'a pas demandées ?
Pourquoi on n' peut pas dire tous les mots que l'on a pensés ?
Pourquoi c'est la même fille à toutes les unes des magazines ?
Pourquoi ça fait pas bien de mettre un lit dans la cuisine ?

2000 ans sur la Terre pour 6 milliards, et des poussières

Pourquoi suis-je né ?
Pourquoi je vis ?
Le réveil a sonné
C'est encore aujourd'hui
Pourquoi j'en ai assez ?
Pourquoi j'en ai envie ?
Le soleil s'est levé et je suis toujours en vie

Pourquoi pleut-il ce soir, quand il fait beau à Tripoli ?
Pourquoi y'a-t-il des choses qu'on paie, et d'autres qui n'ont pas de prix ?
Pourquoi le ciel est plein de colombes alors qu'on n'est jamais vraiment en paix ?
Pourquoi y'a-t-il des gens que j' connaîtrai jamais, au grand jamais ?
Pourquoi je pleure chaque fois quand Léo chante " Avec le temps " ?
Pourquoi je me sens perdu dans un Univers si grand ?
Pourquoi y'a-t-il des fleurs, de la solitude, du soleil et des chiens ?
D'ailleurs, c'est bientôt l'heure que j'aille sortir le mien

2000 ans sur la Terre pour 6 milliards, et des poussières

Pourquoi on n'peut pas voyager à la vitesse de la Lumière ?
Pourquoi les diligences soulèvent toujours de la poussière ?
Pourquoi Dieu ne vient-il pas nous dire que tout finira bien ?
Pourquoi l'enfer pour tous, et le paradis pour certains ?
Pourquoi hier, c'était hier et demain, on n'en sait rien ?
Pourquoi Sandrine fait 100 kilos alors qu'elle le vaut bien ?
Pourquoi les rêves des autres ont toujours l'air tellement plus forts ?
Pourquoi j' t'ai menti, quand j'ai dit qu' j' t'aimais encore ?

2000 ans sur la Terre pour 6 milliards, et des poussières

Pourquoi suis-je né ?
Pourquoi je vis ?
Le réveil a sonné
C'est encore aujourd'hui

Thierry Amiel (Paradoxes)

http://www.annee-polaire.fr/var/plain/storage/images/api/galerie_photo/paysages_et_faune/front_du_glacier_de_l_astrolabe_terre_adelie/5875-4-fre-FR/front_du_glacier_de_l_astrolabe_terre_adelie.jpg

La chanson à écouter ici !

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:46
Lu dans le cadre des Incorruptibles niveau 5ème.

Pour le moment, celui que j'ai préféré dans cette sélection. Je l'ai trouvé très original dans le choix du thème. Un père maniaque de la performance et qui entraîne son fils dans ce tourbillon. Mais parfois, un simple petit grain de sable peut faire exploser la machine.

On lit ce roman d'une traite. On est comme fasciné par ce qui se profil. On sait comment cela va se terminer. DU moins on le suppose. Mais la fin est vraiment marquante. Je ne pensais pas que cela serait si dur. Je m'attendais à quelque chose plus proche du happy-end qu'on retrouve souvent dans la littérature jeunesse.

Un grand coup de poing à l'estomac. Mais qui fait réfléchir. Surtout en tant que prof. Car des élève comme Renault, on en croise parfois. Des enfants qui n'en sont déjà plus réellement. Qu'on a poussé trop vite dans la vie adulte. Car il faut qu'ils réussisent là où leurs parents ont échoué. Et cela à n'importe quel prix.

J'ai été particulièrement choqué par le côté matérialiste de cet enfant. Son côté consommateur aussi. Et sa mentalité. Réussir à tout prix. Même à celui d'écraser les autres. Sans aucune compassion. La transformation d'un être humain en objet. En machine. Le titre est parfaitement trouvé. Pour son père Renault est une voiture. Une voiture de course qu'il faut entretenir. Amélioré. Il ne voit aps son enfant.

La réaction des parents à la fin de livre est vraiment dure à avaler. Jusqu'au bout leur enfant est considéré comme un objet. Un objet remplaçable donc. Une manière de voir le monde totalement déshumanisée.

Un livre coup de poing qui fait réfléchir.

Résumé : Conçu pour gagner, Renault suit à toute allure les traces de son père, vendeur de voiture. Sa trajectoire de collégien gonflé à bloc va prendre une tournure inattendue quand une surdouée fait irruption dans sa classe.

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