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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 08:36
Je continue pour un 5ème dimanche poétique! Avec toutes les poésies qui existent, nous avons de quoi tenir un moment! J'attends de découvrir les autres poèmes de ce dimanche avec impatience! L'initiative est toujours de Celsmoon !

Je suis comme je suis

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça 
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi


Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais


Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer.

 

Jacques Prévert (Paroles)

 



Doisneau Le baiser

D'autres poèmes chez Celsmoon, Mango, Emmyne, Paradoxale, ...

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 14:45

Chroniqué de cet auteur : La maison des lumières

 

François a tout. Le succès, l'argent, les femmes. Simon n'est que simple vendeur dans un grand magasin. Mais parce que François le découvre un jour perdu au milieu de son rayon jouet, tout seule, assis sur un rhinocéros en peluche, il va décider de l'aider. L'aider à avoir cet enfant qu'il désire tant. La vie de l'un et de l'autre va en être changée.

Le problème de ce roman, c'est qu'on alterne. Entre émotion et agacement. Entre incompréhension et illumination. Entre l'ombre et la lumière. Comme ses personnages, Didier van Cauwelaert est capable du meilleur comme du pire.

Le thème de la paternité, du désir d'enfant à tout prix (et quel prix ici...) m'ont interpelés. Pourtant je n'ai pas été touchée. Parce que c'est trop. Trop de manigances. Trop de trahisons. Trop d'amertumes et de mensonges. Trop de solitude.

Je ne m'attendais pas du tout au revirement de situation dans le premier tiers du livre, à l'ampleur qu'allaient prendre les choses. Et j'aurais préféré que l'idée de base soit développée autrement. J'aurais souhaité un autre livre.

Pourtant des questions intéressantes se posent. Que se passe-t-il quand on intervient de manière excessive dans la vie de quelqu'un? Comment lutter contre les blessures du passé? Que faire quand l'image du père est absente ou dégradée? Parfois on est face à une petite lumière. Un lien entre ces deux hommes. Rapidement, tout reprend son court. Le mensonge final m'a vraiment déplu. J'ai aussi trouvé la fin un peu baclée. En suspens. Comme si l'auteur lui-même, durant tout le livre, n'avait pas su où il allait.

Finalement, je ne sais pas trop quoi en penser...je serai contente d'avoir vos avis.

Résumé : L'un, Simon, vendeur de jouets dans un grand magasin est désespéré de ne pouvoir donner d'enfant à sa femme. L'autre, François, homme d'affaires impitoyable au pouvoir immense, a toujours refusé d'être père. Qu'est-ce qui peut pousser un homme qui omnipotent à venir échouer au fin fond de la Creuse, dans un service de procréation médicale assistée, pour répondre au désir de paternité d'un inconnu ?

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 12:59

Celsmoon a eu l'heureuse idée d'initier un dimanche poétique. Je continue donc en vous proposant ce texte que j'aime beaucoup. Si vous voulez continuer ce dimanche poétique...

Nuits Rhénanes (Guillaume Apollinaire)

 

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

 

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

 

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:25
Yasmina Reza est surtout connu pour son improbable et fantastique pièce de théâtre Art, qui met à mal l'Art contemporain tout en nous faisant réfléchir sur l'amitié. Mais elle a écrit d'autres pièces, présentent dans ce recueil et presqu'aussi intéressantes.

L'homme du hasard : Dans un train un homme, auteur amer et une femme, lectrice (et admiratrice) de cet auteur. Elle se demande somment l'aborder. Lui pense au temps qui passe. A la vie. A sa vie. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le texte. On se demande où l'auteur veut en venir. Cependant, petit à petit, on se prend au jeu. Que va donner cette rencontre? Qui abordera l'autre en premier? La dernière tirade est magistrale. Elle replace l'auteur dans le monde, face à son oeuvre. Cela m'a un peu fait penser à Odette tout le monde (que j'avais adoré). Quels peuvent être les liens entre un auteur et ses lecteurs? Que peut-il leur apporter? Et que lui donnent-ils en retour?

Conversations après un enterrement : Un homme vient de mourir. Ses trois enfants sont de retour dans la maison familiale, juste après l'enterrement. Remonte alors les souvenirs, les rancoeurs, les secrets de polichinelles. J'ai particulièrement aimé cette pièce. Les liens entre les personnages sont parfois difficiles à saisir mais très intéressants. J'ai aimé les liens entre Elisa et les deux frères. J'ai trouvé ce personnage particulièrement touchant. Troublant. La construction de la pièce est remarquable. Très aboutie. Chaque élément prend sa place et éclaire notre compréhension. Une très agréable découverte.

La traversée de l'hiver : Une station en montagne. Un frère et une soeur. Et de multiples personnages qui gravitent autour. J'ai trouvé cette pièce un peu difficile à saisir (je suis encore en train d'y réfléchir) car il y a de nombreux non dits. Cependant la lecture en est très agréable. Yasmina Reza sait créer une atmosphère de suspens. On se demande vraiment comment tout cela va finir. On sent les liens entre les personnages se modifier. Très légèrement. Les doutes et les hésitations s'installer. Chacun reviendra changer de ce séjour à la montagne.

Art : la pièce la plus connue d' Yasmina Reza. Avec une magnifique adaptation avec Pierre Arditi, Fabrice Lucchini et Pierre Vanier. J'avais d'abord vu la pièce avant de la lire le livre. J'ai autant apprécié l'une que l'autre. Petit rappel : 3 amis vont voir leur amitié mise à mal par l'achat par l'un d'eux d'une toile "contemporaine". Tous les non-dits vont ressortir. Toutes les incompréhensions. Les petites défaites. Une pièce qui sait garder un rythme dynamique tout le long, qui nous pose de multiples questions sur l'amitié et sur l'Art. Peut-être plus simplement sur l'art de l'amitié. On sourit. On réfléchit. Que demander de plus?

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 13:22

J'avais adoré Mal de Pierre. Un peu moins accroché avec Battement d'ailes. Mon voisin m'a franchement déçue. "C'est un peu court Monsieur", comme disait un certain Cyrano.

Ce livre fait 50 pages. Ecrit très gros. On le lit en 15 min. On n'a absolument pas le temps de s'attacher aux personnages, de suivre leur vie. Pourtant l'histoire démarre bien. Il y a un énorme potentiel. J'aime toujours autant l'écriture de Milena Agus, ces personnages un peu paumés...mais là...rien n'est développé, la fin est sommaire (quoique très touchante) et on voudrait vraiment voir cette histoire se développer. On reste vraiment sur sa faim et on a l'impression de quelque chose d'incomplet.

Reste une impression de chaleur et de légèreté  teintée de gravité. Pas désagréable, mais décidément trop court.

Résumé : Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se délester de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 18:19

http://ecx.images-amazon.com/images/I/5109BQH3WBL._SL500_AA300_.jpg  J'étais pleine de bonne volonté face à notre nouveau prix Nobel. J'avais lu Mondo et autres contes il y a très longtemps. Je n'avais pas aimé. Je n'ai pourtant pas hésité, face aux critiques dithyrambiques à me relancer dans l'aventure (avec 10 ans de plus). Je me disais que j'étais passée à côté de quelque chose.
Effectivement, je suis passée à côté du style, magnifique de cet auteur. très fuide. On se laisse emporter par les mots, le rythme. J'ai vraiment beaucoup apprécié. Une vraie musique. De plus, les histoires ne m'ont plus ennuyées comme autrefois (un gros progrès). Ce sont de très belles histoires qui ressemblent un peu à un instantané de notre monde en perpétuelle évolution.

J'ai donc beaucoup mieux aimé que la fois précédente. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, s'il n'y avait pas cette impression de tristesse qui colle, de gâchis presque insoutenables. Cette lecture a généré chez moi une sorte d'angoisse assez désagréable. Je ne sais pas trop pouquoi. peut-être parce qu'on a l'impression qu'il n'y a aucune échappatoire, pour personne.

Malgré ça, j'essaierai un autre roman de Le Clézio (Diego et Frida) que j'ai acheté. Peut-être une forme plus longue ne me fera pas le même effet qu'une nouvelle.

Résumé : Villa Aurore : une maison perdue dans un fouillis de végétation envahi d'oiseaux et de chats sauvages. Un domaine étrange et mystérieux pour les enfants qui osent s'y aventurer, un domaine rendu encore plus mystérieux par l'invisible présence de la dame qui l'habite, la dame de la villa Aurore. Bien des années plus tard, l'un des enfants, devenu homme, revient à la villa. Les immeubles et les routes ont fait disparaître le jardin et ses secrets. Un jour, cependant, l'homme sonne à la porte...

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