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  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 09:16

Une nouvelle chronique de Fabe, passionné de cinéma. Pour lire mon avis, c'est par ici !

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/69/73/20/19212735.jpg

 

Synopsis: Alice, désormais âgée de 19 ans, est sur le point d’être mariée à un insipide aristocrate. Le jour de la demande, elle croit apercevoir un lapin muni d’une montre à gousset, qu’elle va suivre jusqu’à son terrier. Elle retombe alors au Pays des merveilles où elle était déjà allée enfant et y retrouve tous les personnages qui avaient bercé son enfance………..

 

Un nouveau film de Tim Burton est toujours attendu avec impatience par une horde d’inconditionnels. Le projet d’adaptation par le cinéaste du fameux conte de Lewis Caroll avait de quoi faire saliver, étant donné le talent de Burton à créer des univers fantasques et délirants à souhait. Le film marque également sa 7ème collaboration avec son comparse et alter-ego Johnny Depp. Alors qu’en est-il du millésime 2010 ?

Disons le d’emblée : Alice s’inscrit dans la lignée « colorée » de Charlie et la Chocolaterie et marque clairement un retour (régression?) à un cinéma plus enfantin après le très très noir Sweeney Todd qui, lui s’inscrivait dans la mouvance de Sleepy Hollow. Les génériques d' ouverture de Batman le défi, Edward aux mains d’argent, Sleepy Hollow ou encore Sweney Todd, rythmés par les accords du compositeur Danny Elfman étaient des modèles du genre car ils captaient d’emblée le spectateur tout en lui donnant une idée de ce qui allait suivre. Dans Alice, seul le score (brillant) d’Elfman accompagne une caméra paresseuse survolant les toits de Londres. On était en droit d’attendre un peu plus de folie dans ce film, il est vrai, produit par les studios Disney et destiné à un public familial. Heureusement quelques scènes dont celle du thé et les apparitions hilarantes d’une Helena Bonham Carter en reine rouge à la tête enflée contrebalancent certains moments où l’ennui pourrait poindre son nez. Du point de vue formel, même si les effets spéciaux des créatures virtuelles sont soignés, la 3D (forcée) n’apporte strictement rien au métrage (si ce n’est une migraine) et le film se regarde et s’apprécie tout autant en 2D. Le débat sur la conversion des blockbusters récents de la 2D à la 3D n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Pour ma part, ce qui a retenu mon attention dans ce film, ce sont les relations entre Alice et le chapelier fou, personnage qui donne une nouvelle fois à Depp l’occasion de camper une créature marginale, déséquilibrée dont les liens avec la jeune fille sont profonds. A ce titre, le plan des 2 personnages de dos dans le palais de la reine blanche ou celui de l’adieu final sont poignants tant ils font écho aux meilleurs moments d’Edward aux mains d’argent. Dans son « monde » (celui de l’ère victorienne), Alice est, elle- aussi une marginale, une « originale », ce qui est une nouvelle fois une déclaration d’intention du cinéaste qui s’est toujours senti « à part » dans le système hollywoodien même si avec Alice, il semble entrer « dans le rang » en réintégrant la maison Disney où il avait fait ses débuts en tant qu'animateur. La boucle est désormais bouclée. Pour en revenir à Alice, la jeune Mia Wasikowska, révélation du film, offre à son personnage, qui va mûrir tout au long de l'aventure, gravité et épaisseur: désincarnée au début du film, peu sûre d'elle, incertaine face à cet avenir tout tracé, elle va peu à peu prendre confiance en elle, s'affranchir des convenances victoriennes et prendre en main son existence au terme de son voyage initiatique.

Au final, et en dépît de quelques longueurs, on passe un agréable moment, ce qui n'est déjà pas si mal, mais on était en droit d'attendre de Burton, une version plus sombre de l'univers de Caroll.

 

 

P.S: si vous êtes fan du cinéaste, ou tout simplement curieux, je ne saurais que trop vous conseiller la lecture des Entretiens du journaliste Mark Salisbury avec Tim Burton, au cours desquels le cinéaste revient sur la genèse de sa filmographie de ses débuts jusqu'au récent Sweeney Todd. L'ouvrage foisonne de croquis (réalisés par Burton lui -même) et d'anecdotes passionnantes.

 
   

 

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1032/1032336-gf.jpg

 

P.S2: le magazine Mad movies vient également d'éditer un hors série réalisateurs consacré à Burton et intitulé « le cinéaste aux mains d'argent » dans lequel toute la filmo de Burton est passée au crible. Bonne lecture à tous et à toutes.

 

http://www.mad-movies.com/1-630-0-0-contents_images/hs_burton_x1.jpg

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:11

Voici une nouvelle chronique de Fabe, passionné de cinéma! Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce film. Un bon divertissement.

 

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Synopsis: Le jeune Persée est recueilli enfant par un couple de pêcheurs. Il assiste, un jour, à la profanation d'une statue de Zeus et voit le dieu des enfers, Hadès, s'en prendre aux siens qui périssent noyés. Bien décidé à se venger, il va prendre la tête d'un groupe de soldats de l'île d'Argos afin de sauver la princesse Andromède d'un funeste destin.

 

 

Le choc des titans, cuvée 2010, est donc le remake du film éponyme de 1981, réalisé par Desmond DAVIS, et dont les effets spéciaux à l'ancienne, avec l'utilisation de l'animation image par image du grand maître Harryhausen, feraient sourire aujourd'hui les spectateurs gavés d'effets spéciaux numériques. Le réalisateur frenchy Louis Leterrier, qui réalise son deuxième film de commande hollywoodien après la suite de Hulk, a crié dans tous les magazines être un fan inconditionnel du film original qu'il avait vu étant enfant. Pourtant, il s'affranchit radicalement de son modèle lors de deux scènes: celle avec la chouette « Bubo » offerte, dans le film original, par la déesse Athéna à Persée, et qui là, finit à la poubelle ainsi qu'à travers la figure mythique du cheval ailé Pégase, lorsque Persée (Sam Worthington) découvre dans une clairière un troupeau de chevaux blancs, chassés par l'apparition d'un pégase noir. Soyons honnête, le film n'a pas la prétention de révolutionner le cinéma, se contentant d'assurer le spectacle et d'en donner au public pour son argent. Sam Worthington endosse sans problème la toge de Persée et après l'enfant dans Avatar, joue dans le choc des titans un adolescent en crise qui va en faire voir de toutes les couleurs à Papa Zeus (Liam Neeson) en reniant son statut de demi-dieu pour celui d'homme et en refusant obstinément les présents « divins » qui lui sont faits (vous rendez-vous compte) là où dans le film original, lesdits cadeaux s'avéraient fort utiles pour mener sa mission à bien.

Au rayon des bonne surprises, l'acteur Madds Mikkelsen (déjà vu dans Casino royale) assure dans le rôle de Draco, mentor, père de substitution de Persée, et soldat d'exception. Chez les dieux, en revanche, Liam Neeson et Ralph Fiennes assurent le minimum syndical et cabotinent à souhait: dans le film original, les déesses étaient au moins plus présentes. A ce titre, les rôles féminins de Io et Andromède ont bien du mal à exister dans ce tourbillon de testostèrone, la princesse finissant même abandonnée sur une plage par le héros à la fin du film!!! Dommage.

Dommage également d'avoir sacrifié la mythologie (pourtant passionnante) du mythe de Persée sur l'autel du tout numérique (le final avec le Kraken, ridicule et moche à souhait, la séquence interminable des scorpions géants qui semblent tirés du jeu vidéo God of war) même si le traitement de la Gorgone (Méduse) et de Charon (le passeur des enfers) sont visuellement plus réussis.

Au final, le choc des titans est un blockbuster sympathique, qui en donne pour son argent mais qui ne restera pas dans les annales. Je vous recommande vivement de revoir l'original qui, même si les effets spéciaux et le jeu des acteurs sont bien « kitchs », reste un classique qui vaut le détour. Ah, nostalgie quand tu nous tiens!

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 12:00

J'ai vu ce film ce week-end et j'ai adoré! Même pas mal à la tête grâce à la nouvelle 3D! Et quelle émotion!

Mais je laisse la parole à quelqu'un de ma famille qui parle bien mieux de cinéma que moi!


http://img.over-blog.com/380x506/2/21/59/58/DOC0000000001/Avatar-affiche-06.jpg

AVATAR le film somme

 

par Fabe.

 

Synopsis: 2154. L'ex-marine Jake Sully vient de passer 5 ans plongé dans un sommeil cryogénique. Sa destination: Pandora, une planète colonisée par les terriens et habitée par une peuplade indigène appelée les Na'vis. Suite à la mort de son frère jumeau, Sully a accepté de participer au projet « Avatar », dirigé par le dr Augustine et qui consiste à projeter son esprit dans le corps d'un avatar, réplique grandeur nature d'un indigène Na'vi. L'objectif de la mission est de (re)nouer un contact avec les autochtones officiellement à des fins scientifiques, officieusement pour les exproprier de leurs terres riches en minerai.

            À l'heure où vous lirez ces lignes, tout ou presque aura été dit sur le nouveau film du « king of the world », James « Titanic » Cameron, l'insubmersible réalisateur, l'homme aux budgets pharaoniques (Terminator 2 = 100M$, Titanic = 200M$, Avatar = 500M$), mais qui depuis 25 ans et la sortie du tout 1er Terminator a toujours su allier le fond et la forme et mettre la technologie au service des histoires qu'il nous conte.


            12 ANS D'ATTENTE


12 ans... c'est long depuis la sortie de Titanic en 1998. Depuis, le réalisateur avait déserté la planète ciné pour se consacrer à son autre passion: la plongée sous-marine et l'exploration scientifique d'épaves. Il a ainsi co-réalisé 2 films documentaires, dont un sur le Titanic. Pourtant, Cameron porte l'histoire d'Avatar en lui depuis une quinzaine d'années déjà mais attendait que la technologie lui permette de mettre en images ce qu'il avait en tête. Ce n'est qu'à la vision des « 2 Tours » (2nd volet du Seigneur des Anneaux) de Peter Jackson, qu'il réalise à travers le personnage virtuel de Gollum qu'il est grand temps pour lui de « remonter à la surface ». En 2005, il installe son camp de base en Nouvelle-Zélande et engage la société d'effets spéciaux de Jackson « Weta ». En parallèle, il développe avec Sony, une nouvelle caméra numérique 3D.

Disons le d'emblée: après le triomphe planétaire de Titanic, il semblait inconcevable de faire mieux et pourtant, le réalisateur a trouvé matière à se renouveler et à repousser ses propres limites en réalisant son film-somme, la synthèse de toutes les thématiques développées précédemment mais sublimées ici dans un écrin de choix: le format IMAX 3D. En 2D, le film est déjà réussi mais il prend une toute autre dimension dans une salle 3D où l'immersion est totale: on a l'impression d'une fenêtre ouverte sur un autre monde et l'évasion est totale. Malheureusement, une seule salle en FRANCE  est équipée pour diffuser le film dans des conditions optimales: la salle IMAX du Gaumont de Marne-la-vallée dans le Disney village (en face du parc Disneyland).

 

            RÊVE ET RÉALITÉ

 

Il est intéressant de constater dés l'ouverture du film et les premiers plans que l'on est bien dans un film de James Cameron (à travers la voix off et l'éclairage bleuté du caisson cryogénique). C'est par le rêve que le film s'ouvre, celui d'une caméra survolant et plongeant au coeur d'une forêt (celle de Pandora) avant un fondu au noir et un oeil qui s'éveille.

Dés le début, le personnage de l'ex-marine apparaît comme prisonnier (de son corps) et mis à l'écart par ses pairs, ainsi que par les scientifiques du projet Avatar qui ne voient en lui qu'un marine, soldat stupide et monolithique. (de ce point de vue les 1ers contacts avec le Professeur Augustine sont pour le moins houleux). Il est donc en souffrance tant sur le plan physique (son infirmité) que moral (la perte de son jumeau).

À peine entré dans le corps de son avatar, Jake expérimentera de nouvelles sensations (marcher, courir, voler) et vivra une quête initiatique qui l'amènera à un questionnement sur sa condition d'être humain. Il lui sera d'ailleurs tout au long du film de plus en plus difficile de réintégrer la « réalité », ce qu'il confesse à un moment du film. Il a l'impression que tout s'est inversé et que sa vie d'avant (humaine) n'est plus qu'un leurre, un songe.

Au contact de la population Na'vi, Jake va passer du statut de paria à celui de membre à part entière du « clan ». Il choisira d'ailleurs à la fin cette existence nouvelle. Le film se conclut de la même manière qu'il s'ouvre: la mort et la vie se mêlent. Jake abandonne sa misérable enveloppe humaine pour renaître dans le corps de son avatar. Le plan final, de toute beauté, montre aussi clairement les intentions de Cameron car le spectateur devra dorénavant regarder le cinéma d'un oeil nouveau avec l'avènement des films en 3D.

 

            UNE FABLE HUMANISTE ET ÉCOLO

 

La vision de l'espèce humaine telle qu'elle est présentée dans le film, même si elle est pessimiste (et reflète bien les préoccupations du réalisateur), reste terriblement réaliste et d'actualité. Cameron situe l'action de son film d'anticipation en 2154 et présente la race humaine comme des envahisseurs obligés de quitter leur Terre à l'agonie (parce qu'ils en ont épuisé toutes les ressources naturelles)  afin de coloniser d'autres systèmes, en quête de nouvelles richesses. Les soldats envoyés sur Pandora sont à la solde d'une multinationale dont le seul objectif est l'extraction d'un minerai se trouvant sur le territoire des Na'vis. Le personnage de Parker (le représentant des intérêts de la multinationale) est obsédé par ce minerai et se moque éperdument de la relation profonde que les indigènes entretiennent avec la forêt, les animaux, la Nature pas plus qu'il n'écoute les discours des scientifiques.

On dit qu'un film est souvent réussi quand le « bad guy » (méchant de l'histoire) l'est. À ce titre, le colonel Quaritch est un personnage d'anthologie, froid, inexpressif, une machine dont l'appétit de destruction semble insatiable. Lors de la scène où il détruit l'arbre-maison des Na'vi, Cameron montre en parallèle son indifférence et les larmes de certains humains restés au camp de base. Cela renforce d'autant plus sa cruauté.

Au final, la critique de notre planète est cinglante: la race humaine détruit tout sur son passage, indifférente aux dégâts irréparables qu'elle cause. Elle ne met la technologie qu'au profit d'une course effrénée à l'armement sans prendre conscience de répéter les mêmes erreurs que par le passé.

Cette thématique, chère au réalisateur trouve un écho dans deux de ses précédents films: Terminator 2 et Abyss. Dans le 1er, John Connor et le terminator observent 2 enfants en train de jouer avec des pistolets dans le désert et se disputant le droit d'avoir tué l'autre en premier. Le terminator (une machine) a alors cette réflexion: « C'est dans votre nature de vous entre-tuer ». Dans le second, vers la fin du film, les entités extra-terrestres déchaînent les éléments marins (des vagues gigantesques) partout sur la planète en réaction à toutes les horreurs que les êtres humains ont perpétré au cours des siècles (les guerres, les explosions nucléaires...etc). Le personnage de Bud Brigman assiste sur un écran géant à toutes ces images projetées par les extra-terrestres et détourne le regard, comme dégoûté. Mais la nouveauté d'Avatar est que là où dans les 2 précédents films, on pouvait entrevoir une nuance d'espoir, dans le dernier, Cameron semble désabusé devant notre espèce qu'il juge « irrécupérable » et dépassée par la technologie et son appétit pour le pouvoir et la destruction. Au départ, la mère de Neytiri est réticente à l'idée d'enseigner quoi que ce soit à un « marchand de rêve » (humain), en prétextant qu'il est difficile d'emplir une coupe qui est déjà pleine.

 

            JAPANIMATION

 

Cameron n'a jamais caché son admiration pour les grands maîtres de l'animation japonaise: Hayao MIYAZAKI (le Château dans le Ciel, Princesse Mononoké ou le Voyage de Chihiro), Mamoru OSHII (Ghost in the Shell 1 et 2, Avalon) ou encore Katsushiro OTOMO (Akira).

Dans Avatar, se côtoient les préoccupations écologiques d'un Miyazaki et les appréhensions métaphysiques et existentielles d'Oshii chez qui le virtuel devient la seule échappatoire possible à un quotidien triste et désenchanté. Les humains sont reliés à des machines, dans un univers virtuel où ils préférent « rêver » leur vie au lieu de la vivre tout comme le personnage de Jake Sully préférera se projeter dans un autre corps plutôt que vivre dans le sien. Le futur imaginé par Cameron que ce soit dans la conception des vaisseaux et différents moyens de transports (hélicos, AMP) restent plausible d'un point de vue scientifique. Il est amusant de noter lors de l'affrontement entre le colonel Quaritch et Neytiri que le moyen de locomotion du colonel est équipé de bons vieux rétroviseurs!!! Le mano à mano (duel) final entre Jake et le colonel présente un renversement intéressant par rapport à un autre film du réalisateur « Aliens le retour ». On y voyait le personnage de Ripley (Sigourney Weaver) dans un AMP affronter la reine-mère des Aliens. Dans Avatar, c'est le colonel (humain) qui est l'alien (l’étranger) et le réalisateur se place du côté de l'indigène JAKESULLY.

 

            LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME (Aragon)

 

Dans le cinéma de Cameron, les femmes ont toujours occupé une place centrale: Sarah Connor dans « Terminator », Ellen Ripley dans « Aliens », Lindsey Brigman dans « Abyss » ou encore Rose De Witt-Bukater dans « Titanic ». Sans ces femmes fortes qu'elles soient maîtresses, épouses ou mères, l'homme ne serait plus rien.

Avatar ne déroge pas à la règle, nous offrant deux portraits de femmes extraordinaires avec tout d'abord le Docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver), une femme forte, entière, qui fume, jure comme un charretier et n'hésite pas à tenir tête au colonel Quaritch en personne. Son rapport à Jake est intéressant car il évolue tout au long du film passant de la méfiance initiale, à l’instauration d’un respect mutuel. On pourrait même qualifier le rapport de maternel: elle insiste pour qu'il mange, le sermonne quand il fait une bêtise, l'éduque sur la culture Na'vi et le borde même un soir.

Mais le coeur du film, c'est le personnage de la belle indigène Neytiri, création virtuelle la plus belle et réaliste jamais vue sur un grand écran (depuis Gollum). Elle aura une influence décisive sur le personnage de Jake dans le sens où c'est elle qui est chargée par sa mère de l'éducation Na'vi du soldat: au départ, elle le sermonne comme un «enfant » et va l'aider à mûrir, à devenir meilleur. De plus, elle n'hésitera pas à le défendre bec et ongle comme une mère (ou une épouse) le ferait contre Tsutey' (le Na'vi qui lui était destiné au départ) puis contre le colonel Quaritch à la fin du film.

La plus belle scène du film, à mon sens, est celle où elle ranime et tient dans ses bras le corps d'humain de Jake à la fin. On sent dans ce simple geste la force du sentiment qui les lie. Dans un film à 500 M de dollars, quand un réalisateur est capable de nous offrir un moment aussi intimiste que celui-là et de toucher un peu plus à chaque film les spectateurs du monde entier, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, cela force le respect. Le « king of the world » a réussi l'exploit de se détrôner lui-même et on espère vivement qu'il ne nous fera pas attendre 12 années de plus avant de nous offrir un nouveau chef d'oeuvre.

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