Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

J'y participe...

Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

SWAPS



Prix littéraires

Recherche

Mon Poutou

Archives

Challenge Pierre Bottero

Challenge-Pierre-Bottero.png

 

Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

N'hésitez pas à participer!

Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:08

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51tR27Kpz-L._SL500_AA300_.jpgJe souhaitais lire ce livre depuis longtemps et j'ai été charmé, tant pat l'histoire que par le style.

 

Immédiatement, on est frappé par cette écriture un peu bizarre, un peu bancale mais tellement touchante. Un peu comme les personnages de Véronique Ovaldé. Ils ne sont pas nés sous une bonne étoile mais ils font tout pour se maintenir droit sur leurs jambes. Ce n'est pas toujours possible. Il y a les moments de doutes. La douleur. La solitude. Si immense qu'elle donne le vertige. Mais il y a les rencontres. Celles de hasard. Celles qui vont tout changer.

 

Vu le sujet et le continent concerné, je m'attendais à retrouver toute la flamboyance et l'excentricité des auteurs sud-américains. Ce n'est pas le cas. S'il y a bien quelques bizarreries, pas de grands éclats. Plutôt la rumeur du quotidien. En revanche, de ces contrées, l'auteur a su trouver la force. Et le climat. Cette chaleur qui envahit tout. Fait tanguer les êtres. Et la force qu'on déploit pour y échapper. Cette force aussi pour briser son destin. Pour se construire sa propre vie.

 

En lisant la vie de Vera Candida qui lutte contre la fatalité à force de patience, j'ai aussi pensé à Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Collum McCann. Cette même volonté têtue. Et ce même destin qui semble inéluctable. Et la même victoire sur soi-même.

 

On a parfois du mal à s'attacher à Vera Candida. Mais on a envie de lui ouvrir ses bras. Pour l'aider. Ou la soutenir tout simplement. Parce qu'elle est d'un courage étonnant. Et surtout il y a le fantastique Itxaga et son magnifique amour. Et Rose, tout en courage et en abnégation pour sa petite fille. Tout ses personnages donne à ce livre une dimansion humaine. Touchante. Car c'est finalement ce qui me restera de ce roman : de l'émotion et une belle leçon de vie. Et surtout un magnifique roman d'amour.

 

Un gros coup de coeur pour cette écriture qui me donne envie de connaître ses autres romans.

 

Résumé : Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

Partager cet article

Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:54

Merci à Celsmoon pour ce nouveau Dimanche poétique!

 

Châtenay-Malabry

 

Voici longtemps Elisabeth
Que je n'ai plus de vos nouvelles
Où avez-vous passé les fêtes
Comment vont Tom et Isabelle
Ici nous avons profité
De la présence des enfants
Et nous avons dépoussiéré
Nos vieux souvenirs de parents

Cécile avait fait des guirlandes
Rouge et dorées pour le vingt-quatre
Un pudding une truite aux amandes
Elle a revu un peu Agathe
Jean-Christophe lui ne change pas
Il a ressorti ses legos
Il vient de signer un contrat
Pour trois années à Toronto

Ils sont repartis tout à l'heure
Cécile a cinq heures de trajet
Ils sont repartis tout à l'heure
Et je repensais

Un vendredi après-midi
Nous étions encore à Saint-Cloud
Pierre est rentré et il a dit
J'ai trouvé quelque chose pour nous
Et puis nous sommes arrivés là
Cécile avait cinq ans et demi
En mille neuf cent quatre-vingt-trois
Ici à Châtenay-Malabry

Je vous écris
Dans le silence qui s'installe
C'est un dimanche après-midi
Je suis assise dans la grande salle
Les murs de Châtenay-Malabry
Les rires du passé me font mal
Ils sont partis avant midi
Chacun a sa vie c'est normal

Je vous écris
Dans les vertiges du jour de l'an
Il y aura des photographies
Que nous mettrons dans l'album blanc
Cécile dira à une amie
Mes parents étaient très contents
Ils vivent à Châtenay-Malabry
Ils s'ennuient un peu maintenant

Voici longtemps Elisabeth
Que je n'ai plus de vos nouvelles

 

Vincent Delerm

 

http://www.alltout.com/maison/maison-ancienne.gif

http://www.alltout.com/maison/maison-ancienne.gif

Partager cet article

Repost0
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:53

FINAL.png

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/31XTJ6S1ZEL._SL500_AA300_.jpgMon préféré de cet auteur. Et pas seulement pour l'histoire d'amour. Car finalement ce n'est pas le plus important dans ce livre. On y parle surtout d'une amitié forte, ambigue. D'un lien au-delà des distances, de la séparation.

 

On est tout de suite pris dans ce livre. Pris par les personnages. On a envie de partager cette histoire avec eux. Même si certains les trouveront caricaturaux. Même si on peut se dire que Marc Lévy, c'est vraiment à l'eau de rose. On a envie de rester avec eux. Parce que c'est beau. Tout simplement.

 

Mais surtout, Marc Lévy abord d'une très belle façon le thème de l'adaoption. Certaines de ses phrases m'ont bouleversée. J'y pense encore souvent. Un beau regard sur la vie. Sur l'amour.

 

Et puis il y a toute une partie très intéressante sur les ouragans en Honduras. ça donne envie de mieux connaître ses phénomènes. Pour comprendre ce qui se passe.

 

Un très beau roman, plein de vie.

 

Résumé : Adolescents, ils se sont jurés de s'aimer pour toujours mais le destin va les séparer. Elle affrontera la violence des ouragans en Amérique centrale, tandis qu'il fera carrière à Manhattan. Philip avait promis à Susan que s'il lui arrivait quoique ce soit, il serait toujours là pour elle. Il ne pouvait savoir que cette promesse allait bouleverser sa vie.

Partager cet article

Repost0
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:43

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!


Si j'étais ton chemin

 

Assis près du grand saule, au milieu du jardin
Comme à tes premiers jours, penché sur ton couffin
Quand je berçais tes rêves à la tombée du soir
J'essaie d'imaginer le cours de ton histoire
Les lignes de ta main, si j'étais ton chemin

Je me ferais discret dans l'ombre de tes pas
Pour t'aider à grandir et pour t'ouvrir la voie
Je serais la poussière qui s'envole à tes pieds
Un peu de mon bonheur qui colle à tes souliers

Je t'aimerais au point de te lâcher la main
Pour que tu sois le seul à choisir ton destin
A destiner ta route en puisant au hasard
Les raisons d'espérer et la force d'y croire
Si j'étais ton chemin, si j'étais ton chemin

Je construirais des ponts, des tunnels, des ouvrages
J'ouvrirais des sentiers partout sur ton passage
Pour que tu puisses aussi t'écarter quelquefois
Des pistes balisées qu'on a tracé pour toi

Je t'apprendrais les mots pour soigner les blessures
Les signes éparpillés le long de l'aventure
Pour te montrer le Nord quand tu te crois perdu
Les silences attendris de ceux qui ne sont plus
Mais qui tiendraient ta main, si j'étais ton chemin

J'irais cueillir ton rêve au plus fort de la nuit
Le planter dans la terre et l'inonder de pluie
De lumière et d'amour, au soleil de midi
Pour que tu rêves encore, chaque jour de ta vie

Je ne t'épargnerais ni le temps ni l'effort
Pour que tu sois debout devant les coups du sort
Solide et résistant face à l'adversité
Riche de ton courage et de ta liberté

Et je déposerais quelque part une pierre
Pour te laisser t'asseoir, offrir une prière
A tous ceux dont l'histoire t'a mené jusque-là
Et pour ceux qui suivront la trace de tes pas
Si j'étais ton chemin, si j'étais ton chemin

Et nous serions semblables aux bulles de savon
Qui font la route ensemble et puis qui se défont
Dans le même courant, chacun de son côté
Mais sans aucun désir, au fond, de s'éloigner

Puis, je m'effacerais comme un sentier se perd
En refaisant parfois le chemin à l'envers
J'aurais le sentiment d'avoir rempli mon rôle
Et je m'endormirais à l'ombre du grand saule
Où je berçais sans fin le début de ta vie

Au-delà des bonheurs partagés en commun
Saurais-je alors enfin si j'étais ton chemin ?
Si j'étais ton chemin ?

 

Yves Duteil

 

http://www.memoclic.com/4-1122-600x450/fond-ecran-chemin-forestier.jpg

http://www.memoclic.com/4-1122-600x450/fond-ecran-chemin-forestier.jpg

 

 

Partager cet article

Repost0
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:35
FINAL.png

Après avoir parlé de Loup y es-tu?, j'ai eu envie de faire un billet sur cette saga que j'avais adoré.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/513XFYCCF6L._SL500_AA240_.jpgCette saga se compose de 6 tomes :

-L'esprit de famille
-L'avenir de Bernadette
-Claire et le bonheur
-Moi, Pauline
-Cécile la poison
-Cécile et son amour

On part à la rencontre de ces quatre filles et de leurs parents. On suit leurs aventures. Comment elles grandissent. Ce qui les unit. Leurs forces et leurs faiblesses. La vie. Tout simplement.

Dès les premières pages, on ne peut plus s'arrêter de lire. On a envie de vivre avec tous ces personnages. Qu'ils nous parlent de leur vie. De la vie. Rien d'exceptionnel. Mais on s'attache à eux et même des années plus trad, ils ont toujours une place dans notre coeur. Chaque âge y trouve ce qu'il cherche. Des réponses pour les plus jeunes. Une aide ou des souvenirs pour ceux qui ont passé l'adolescence. Car c'est ce que fait si bien Janine Boissard : réunir les générations!

On suit avec bonheur les évènements de cette famille. Parfois importants. Parfois insignifiants. Ces romans donnent envie d'avancer. De réfléchir. De vivre. Comme une grande bouffée d'air frais. L'auteur sait apporter beaucoup d'énergie à son écriture. Une véritable force. Les personnages prennent vie sous nos yeux. Et arrivé au tome 6, on en redemande.

Un roman plein d'humanité. Beau et touchant.

Résumé : La vie est belle mais agitée pour le docteur Moreau avec sa femme et leurs quatre filles ; Claire l'aînée surnommée " Princesse ", Bernadette " la cavalière ", la belle romantique Pauline se rêvant en écrivain, et Cécile la petite dernière de 12 ans mais véritable poison. Et, parfois la grand-mère s'en mèle ! Leur grande maison des environs de Paris, au beau jardin baptisé " La Marette ", est le théâtre des aventures familiales : la sauvegarde du cheval de Bernadette promis à l'abattoir, les premières amours de Pauline, la fugue de Claire, ...

Partager cet article

Repost0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 12:45

http://www.mairie-villefontaine.fr/var/mairie_villefontaine/storage/images/mediatheque/images/culture/bibliotheque/dernieres-acquisitions/l-echappee-belle/207358-1-fre-FR/L-echappee-belle_lightbox.jpg

Chroniqué du même auteur : Ensemble c'est tout

 

Un livre qui se déguste comme un bon chocolat chaud, juste crémeux comme il faut. Une belle histoire. Toute simple. Sans complication. Un petit morceau de vie. Des instants partagés entre frères et soeurs.

On se laisse bercer par la plume d'Anna Gavalda. Par ses mots. On découvre cette fratrie. Ce qui les a éloigné. Ce qui les rapproche. On sourit (les passages avec la belle-soeur). On est ému (les souvenirs de Garance). On partage cette parenthèse avec eux.

L'auteur sait nous rappeler l'importance de nos racines. L'importance de ceux avec qui ont les a construits. Que rien n'est acquis. Qu'il faut entretenir ses liens. Cet amour. Comme en amitié, les liens familiaux ne sont pas acquis. Ils nécessitent patience, courage et amour. Tolérance et compréhension. C'est avec sa si jolie plume qu'Anna Gavalda nous rappelle ce qui est essentiel.

On retrouve un peu de la tendresse d'Ensemble, c'est tout. Ce besoin d'être ensemble. Juste pour le plaisir. Et on pense à la vie. A sa vie.

Un moment de détente et de bonheur. Une vraie lecture de vacances. Une lecture de tous les jours.

Résumé : Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

Partager cet article

Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:28

http://ecx.images-amazon.com/images/I/411rVCQvk6L._SL500_AA300_.jpgQue d'articles à propos de ce livre sur la blogosphère! Que d'amour pour Ninon! C'est elle qui fait le charme de ce livre. Ces réflexions un peu bizarres. Très enfantines. Ou tellement adulte. Cette petite fille est pleine de courage et de joie de vivre. Je crois qu'on ne peut que l'aimer.

Pourtant c'est un sujet difficile qui est abordé ici. La séparation des parents. La garde des enfants. Leur place dans tout ça. C'est aussi la question de l'amour. Que faire dans un mariage sans amour? Qu'est-ce qui est le mieux pour les enfants? Pour l'autre? Dans la première partie j'ai ressenti beaucoup de tristesse pour ces deux enfants. J'ai pensé à la chanson de Bref, "Fernand". "Et puis les adultes sont tellement cons...". Puis peu à peu la joie de Ninon, sa force m'ont aidé. Et j'ai terminé ce livre le sourire au lèvres. On n'oublie pas Ninon facilement! Elle s'installe bien au chaud dans un petit coin de notre coeur!

Fred (le papa de Ninon) est aussi un personnage très fort. Très attachant. Avec ses convictions. Ce courage dont Ninon a hérité. C'est un homme avec de vrais choix de vies. Avec une véritable force. Celle de mener ses projets à bien. Même si tous les autres vous ont abandonné. Même si tout semble perdu. Impossible. Un homme vrai et attachant.

Mais celle que j'ai préférée, c'est Marlène. Elle m'a tout de suite touchée par sa gentillesse, sa joie de vivre, sa compréhension des autres et du monde. J'aurais aimé la rencontrer. Pouvoir parler avec elle. Un personnage solaire!

Un magnifique roman et des personnages inoubliables!

Résumé : " Dans ma classe, une immense dame maigre et très laide avec des cheveux courts et des gros sourcils m'a demandé de recopier le mot écrit au tableau. J'ai essayé d'imiter les traits droits comme du blé un jour sans vent, c'était très difficile, mes doigts glissaient sur la mine colorée. La dame s'est approchée et elle a dit : Mon Dieu ! J'ai dit que j'étais pas Dieu mais que si elle voulait m'appeler comme ça, pourquoi pas. Elle a répété : - Mon Dieu... Tu ne sais même pas écrire " maman " ? - Non, ça sert à rien que je l'écris puisque je dis jamais maman. - Tu... tu ne dis jamais maman ! - Non, je l'appelle Zélie parce que c'est trop mignon et en plus c'est personnel et assumé pour de vrai. La dame m'a dit de ne pas parler sur ce ton, j'ai répondu que je ne mangeais pas de poisson parce que sinon, on allait vider la mer. " Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s'aiment plus, où les mots n'ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu'elle ne le comprend pas, Ninon décide de s'en détourner et de vivre avec son père qui n'a plus rien. Rien, sauf elle. Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l'école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l'assistante sociale. Dis oui, Ninon est une histoire d'amour. Celle d'une petite fille pour son père et celle d'un homme pour la liberté.

Partager cet article

Repost0
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 17:12
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51lVaxA1obL._SL500_AA240_.jpgUn gros coup de coeur pour ce livre.

Une histoire entre deux soeurs qui se ressemblent et pourtant très différentes. Différentes car Anna est tombée dans l'escalier et que depuis elle est aphasique. Différentes aussi parce que, même frère ou soeur, deux individus sont toujours uniques. Différentes parce que les parents de Paula, l'héroïne, ont focalisé toute leur attention sur Anna.

Pourtant, au fil des pages, Paula va peu à peu grandir. S'épanouir. Exister aux yeux de ses parents. On a l'impression d'assister à la métamorphose d'un papillon. Un très beau papillon.

Difficile d'en dire plus sans révéler un des éléments clef de l'intrigue. Disons que le livre est composé de trois parties et que j'ai particulièrement aimé les deux dernières. Même si la deuxième est parfois difficile. Très émouvante. J'ai aimé le regard de l'auteur sur le handicap. Son regard sur Anna. La réflexion sur la place de la parole aussi.

Est-ce que ne pas parler empêche de se faire comprendre? N'y-a-t-il pas d'autres moyens de se faire comprendre? Et parfois, ne parle-t-on pas pour cacher, plus que pour dévoiler? Est-ce que la parole ne nous empêche pas, parfois, d'entendre les autres?

Le corps est aussi très important. L'auteur sait lui donner la place qu'il mérite. Le corps comme moyen de communication. Comme lien avec l'extérieur. Avec la vie.

Un bel hymne à la vie et à la famille.

Résumé : On se ressemble depuis toujours, Anna et moi, mais depuis que j'ai rattrapé sa taille, depuis que j'ai laissé pousser mes cheveux, on pourrait nous prendre pour des jumelles. Je pense que maman ne supporte pas ça. Je suis tout ce qu'elle aurait voulu pour Anna, et je ne suis pas Anna. Je suis son clone, son double préservé. l'usurpatrice assassine : elle avait huit ans et moi six, nous jouions à papa-maman, mais je ne me souviens de rien. J'étais dans les bras d'Anna, ma poupée est tombée et je me suis penchée pour la ramasser Anna a perdu l'équilibre et notre famille a basculé dans l'escalier.

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 10:42

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41yJi%2BTht7L._SL500_AA240_.jpgUn livre sur lequel je me pose beaucoup de questions. Mes impressions ont varié au fil de ma lecture et surtout après, quand j'ai découvert le blog de la maman de ces deux enfants.


Au cours de la lecture de ce livre on passe du rire à l'émotion, à la compassion. Parce qu'évidemment, on se dit que ça ne doit pas être facile tous les jours. Pourtant JL Fournier arrive à nous faire rire (et pas seulement sourire). Vraiment rire. N'est ce pas son ami Desproges qui disait "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" ? Il y a un peu de ça dans ce roman. Il y a parfois de l'autodérision, des réflexions complètement décalées. Et en même temps beaucoup de questions. De regrets. Regrets de ne pas avoir pu faire comme tous les autres pères. Regrets de ne pas avoir su l'accepter. On ressent beaucoup d'amour mais aussi beaucoup de tristesse. Parfois de la colère et de l'incompréhension. C'est finalement un livre plein d'émotions que nous livre JL Fournier. Des émotions pour mieux comprendre ce qu'il a vécu.

La structure, en très courts chapitres, crée pourtant une distance. On a du mal à s'attacher. Du mal à se sentir proche. Comme si quelque chose sonnait un peu faux, un peu forcé. Peut-être parce qu'il a encore du mal à en parler. Les paroles de la mère des deux enfants sonnent finalement beaucoup plus juste, même si elles sont moins travaillées.

A la fin de cette lecture, on ne sait pas trop ce qu'on ressent. Ce qu'on pense. Plusieurs jours après, même si je suis heureuse d'avoir découvert ce livre et si cette lecture a été agréable, je ne sais toujours pas ce que j'en pense vraiment. Ce qui m'a vraiment marqué, c'est la quasi absence de leur toisième enfant, leur fille Marie. Comme si tout cela l'avait effacée.

Un livre très étrange. A lire pour se faire un avis.

Résumé : "Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l ai jamais fait. Ce n était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... "

Jusqu à ce jour, je n ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J avais honte ? Peur qu on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c était pour échapper à la question terrible : « Qu est-ce qu ils font ? »
Aujourd hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu on ne les oublie pas, qu il ne reste pas d eux seulement une photo sur une carte d invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d eux avec le sourire. Ils m ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j ai eu des avantages sur les parents d enfants normaux. Je n ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j ai bénéficié d une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j ai pu rouler dans des grosses voitures américaines."

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 12:42
Un autre dimanche poétique! Merci Celsmoon!

Ma fille

Ma fille, mon enfant
Je vois venir le temps
Où tu vas me quitter
Pour changer de saison
Pour changer de maison
Pour changer d'habitudes
J'y pense chaque soir
En guettant du regard
Ton enfance qui joue
A rompre les amarres
Et me laisse le goût
D'un accord de guitare

Tu as tant voyagé
Et moi de mon côté
J'étais souvent parti
Des Indes à l'Angleterre
On a couru la Terre
Et pas toujours ensemble
Mais à chaque retour
Nos mains se rejoignaient
Sur le dos de velours
D'un chien qui nous aimait
C'était notre façon
D'être bons compagnons

Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Tu prends le train pour la vie
Et ton cœur va changer de pays

Ma fille, tu as vingt ans
Et j'attends le moment
Du premier rendez-vous
Que tu me donneras
Chez toi ou bien chez moi
Ou sur une terrasse
Où nous évoquerons
Un rire au coin des yeux
Le chat ou le poisson
Qui partageaient nos jeux
Où nous épellerons
Les années de ton nom

A vivre sous mon toit
Il me semble parfois
Que je t'avais perdue
Je vais te retrouver
Je vais me retrouver
Dans chacun de tes gestes
On s'est quittés parents
On se retrouve amis
Ce sera mieux qu'avant
Je n'aurai pas vieilli
Je viendrai simplement
Partager tes vingt ans

Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Sur le chemin de la vie
Nos deux cœurs vont changer de pays


Serge Reggiani

http://www.lanature.fr/fond-ecran/photos/maman-bebe-chat.jpg

Partager cet article

Repost0