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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 17:34

Samedi soir, avec mon amie Kalistina  (n'hésitez pas à lire son avis) nous sommes allées au théâtre voir le Diable rouige, avec Claude Rich. Cette pièce raconte les dernières années de Mazarin.

Que dire? A part que c'est une des meilleures ppièces que j'ai vues depuis longtemps. Que c'est pour voir de telles pièces, ressentir de telles émotions que je vais au théâtre. Claude Rich est fantastique. Il prouve à chaque réplique à quel point c'est un grand acteur. Il est aussi exceptionnel au théâtre qu'au cinéma. Il sait insuffler à Mazarin un petit côté gamin, enfantin. On a l'impression d'un enfant qui joue. Qui joue à être premier ministre. On est touché, souvent au bord des larmes. Larmes que rattrapent in extremis un rire. Car c'est là la magie de cette pièce (et particulièrement de Claude Rich), nous maintenir à la limite. Du rire et des larmes. Du sérieux et du léger. De l'important et du futil. Comme si tout cela , la vie, le pouvoir, n'était qu'une immense farce. Une immense pièce de théâtre où chacun tient son rôle.

Ce personnage est insaisissable, touchant et agaçant. La fin est vraiment boulversante. Il se dégage de Mazarin une humanité stupéfiante.

Certaines répliques comme "Mazarin, vous êtes le diable. _ J'essaie" sont vraiment parfaitement jouées, dites, amenées. On est pris dans la pièce et on ne voit pas passer le temps.

Un merveilleux moment de théâtre que je suis ravie d'avoir partagé avec une amie.

Résumé : Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée dont nous sommes témoins aujourd'hui sur la scène politique. Tant il est vrai que les régimes changent mais que les motivations des hommes restent les mêmes...

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:38
Lu dans le cadre du Prix des Incorruptibles, niveau 6ème. Nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure avec mes collègues.

Un livre joliment écrit, qui raconte les conséquences de la guerre pour deux enfants, sous l'Occupation. Les personnages sont sympathiques. Il y a aussi quelques jolis moments d'émotion. Les éléments marquant de cette période (les rafles, le rationnement, la nécessité de se cacher) sont bien rendus et les jeunes lecteurs peuvent facilement s'y retrouver. De plus, les illustrations soulignent bien certains passages. Il y a un véritable travail sur les petits détails historiques.

Un petit bémol cependant : j'ai trouvé cela très court, presque baclée. La fin est rapide. Trop rapide. On aurait aimé quelque chose de plus étoffé. Cela peu convenir pour des élèves de primaires, mais je trouve cela un peu léger pour des élèves de 6èmes.

Un avis un peu mitigé donc. Un bon livre pour débuter mais pas pour approfondir.

Résumé : Salomé est arrivée dans mon immeuble au début de l'été. J'ai tout de suite remarqué qu'elle porte l'étoile jaune. Comme moi. Car c'est la guerre et les Allemands sont partout. C'est la guerre et l'on doit se cacher, parce que les Allemands n'aiment pas les juifs. C'est la guerre, mais je suis amoureux de Salomé, et ça, personne ne me le prendra.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:54
L'histoire anglaise est pleine de tours et de détours qui ne cessent de me passionner. Même si je m'y perds parfois. C'est donc munie de mon dictionnaire que je me suis lancée dans cette pièce.

Le personnage de Richard III est très intéressant. Il a beaucoup de charisme, de courage, mais aucune conscience. Quand il se fixe un but, il fait tout pour y parvenir. On pense un peu à Macbeth dans cette course effrenée vers le pouvoir. Le pouvoir à tout prix. Voilà un thème d'actualité. Car Shakespeare reste résolumment moderne. Même si nous ne sommes plus à la même époque, les thèmes du pouvoir, de la trahison sont toujours de mises.

Bien évidemment, on a du mal à s'attacher au personnage. Mais on ressent une forme de pitié. Il ne déteste pas les gens qu'il fait assassiner. Mais il a une telle soif de pouvoir qu'elle le pousse à détruire tout ce qui est en travers de son chemin. Même ce qu'il aime.

J'aimerais beaucoup voir ce que ça donne sur scène. Il y a dans ce texte une grande force dramatique. On voit ce qui est en train de se passer. Et c'est (presque) toujours un plaisir de voir jouer une pièce de ce dramaturge. On retrouve d'ailleurs des thèmes qui lui sont chers comme le rapport au surnaturel (spectres et malédictions), le pouvoir, les profondeurs et la noirceur de l'âme humaine.

Et maintenant, j'ai une confession à vous faire. Cette pièce relate l'épisode de la Tour de Londres, où Richard III a fait assassiner ses neveux, pour les empêcher d'accéder au trône. Et à chaque fois qu'on parlait de cette tour, au lieu de voir le monument ou la scène elle-même, je voyais la couverture d'un Chair de Poule : La tour de la terreur, qui part de cette évènement historique. Voilà, je l'ai dit. Je me sens soulagée.

Résumé : " Ma conscience a mille langues, et chaque langue raconte une histoire, et chaque histoire me condamne comme scélérat. Le parjure, le parjure, au plus haut degré, le meurtre, le meurtre cruel, au plus atroce degré, tous les crimes, poussés au suprême degré, se pressent à la barre criant tous Coupable ! coupable ! " O roi criminel, maître des cruautés et des traîtrises, la démesure de ton ambition t'a fait commettre les pires violences. Souviens-toi de tes victimes, le roi Henry VI, Clarence, son frère, les deux jeunes innocents exécutés dans la tour de Londres, Buckingham et tant d'autres ; crains leur vengeance, car après le crime vient le châtiment, Marguerite l'a prédit...

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 16:10
Billet commun avec Kalistina.

J'ai lu ce livre il y a longtemps, mais Kalistina publiant un billet aujourd'hui; j'ai décidé d'en profiter pour en faire un billet.

Je l'ai lu il y a très longtemps, mais je men souviens parfaitement. C'est un de ces livres qui marquent, il me semble à jamais, le lecteur. On ne peut qu'être boulversé à cette lecture. Un grand coup de poing au creux de l'estomac. Une blessure au coeur. Pour toujours. L'écriture de Primo Levi est claire. Juste. Parfaitement en place.

Même si on connaît les horreurs de la guerre, ce livre est essentiel. Essentiel pour comprendre. Pour se souvenir surtout. Se souvenir de cette trace indélébile. Celle qu'on portait, que porte toujours ceux qui en ont réchappé. Celle que nous portons tous, en tant qu'être humain, face à cette déshumanisation.

Il n'est pas facile de parler d'un tel livre. Il dit tout en lui-même. De la souffrance. De la peur. De l'humiliation. Mais aussi de la force. De l'espoir. Il dit tout de cette lutte acharnée qui se joue en l'homme, entre l'immense et le misérable. Il dit tout des choix possibles. Que peut-on bien faire après ça?

Indispensable.

Résumé : Ce livre est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérience indicible des camps d'extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l'appartenance des juifs à l'humanité. Le passage où l'auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s'il était transparent et n'existait pas en tant qu'homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l'holocauste a d'abord été une négation de l'humain en l'autre. Si rien ne prédisposait l'ingénieur chimiste qu'était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu'il importe à chaque membre de l'espèce humaine d'avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l'oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l'innommable, pour que jamais plus la question de savoir "si c'est un homme" ne se pose. De ce devoir de mémoire, l'auteur s'est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 11:25

Je suis cette série depuis le début et mon intérêt ne faiblit pas. Dans le premier tome, on découvre 4 jeunes filles, Louise, Hortense, Charlotte et Isabeau, élèves de la maison royale de Saint-Cyr. On y suit leurs aventures et particulièrement la répétition et la représentation d'Esther, une pièce de Jean Racine. Chacune a un caractère bien à elle, des aspirations propres. Malgré leurs différences, elles sont amies.

Les tomes de 2 à 5 présentent les aventures de chacunes de ces jeunes filles. On voit si elles ont pu ou non quitter Saint Cyr, ce qu'elles ont ensuite fait. On suit leurs aventures. Chaque tome est original à l'image des héroïnes.

Les tomes 6 à 7 traitent de la même façon une période de la vie de personnages s'étant rajoutés par la suite dans le roman ou ayant fait de brèves apparitions dans les tomes précédents.

On apprend beaucoup de détails sur l'époque (même si certains détails sont déjà connus) et sur les moeurs dans ce genre de milieu. C'est vraiment prenant. Généralement on lit le tome d'une traite.

J'aime particulièrement les personnages de Charlotte et d'Henriette, mais j'ai vraiment apprécié le tome 8 (que je viens de finir), car il se passe dans la province de Québec, au moment de l'arrivée des colons. Il y a des points historiques que j'aimerais approfondir.

Chaque tome se découvre avec plaisir et j'ai appris avec bonheur que l'auteur comptait continuer la série avec au moins deux tomes. Je les attends avec impatience.

Peut-être certains penseront que c'est une littérature pour les plus jeunes...mais je vous conseille vivement d'essayer au moins le premier tome. On s'attache vraiment aux héroïnes...et puis, il n'y a pas d'âge pour se faire plaisir. La preuve, même ma grand-mère aime beaucoup ces romans !

Un autre avis, chez Géraldine.

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 16:38

http://ecx.images-amazon.com/images/I/519T75PSTHL._SS400_.jpgUne très belle bande-dessinée en 2 tomes. L'histoire d'un homme qui déserte pour retourner dans son village, échappant ainsi par miracle à l'explosion du train qui devait l'amner au front. Il y retrouve la femme qu'il aime. S'en suit une série d'évènements et de rencontres sur fond de guerre, de collaboration et de résistance.

Les personnages sont pris dans cette tourmente, malgré eux.
C'est bien dessiné, cela se suit très bien et on plonge immédiatement dans l'histoire. C'est aussi très touchant, comme quelque chose d'unique...de suspendu...

 

A découvrir d'urgence!

 

Résumé : Nous sommes en 1943, à Cambeyrac, dans l'Aveyron. C'est la guerre. Pourtant, au village, tout semble calme. Julien, lui, s'ennuie un tantinet. Pas étonnant : il passe ses journées derrière les volets clos d'une maison abandonnée. Car Julien se cache : tout le monde le croit mort. Et lui n'a pas l'intention de démentir et d'être expédié en Allemagne... Alors, il se contente d'être spectateur. Pas très drôle. Heureusement, il y a Cécile, la serveuse du café "Les tilleuls". Ah, Cécile... Mais au fur et à mesure que les mois passent, les tensions s'alourdissent. La Milice entre en lice. Les Allemands ne sont plus très loin. La situation de Julien risque de devenir inconfortable... Ce récit, publié en deux volumes, est une vraie réussite grâce à son réalisme et sa justesse de ton. Mais aussi grâce à son dessin, plein de sensualité et baigné de luminosité. La fin, elle, est tout simplement surprenante... Au-delà de son apparente légèreté, Le sursis nous incite à une réflexion sur l'engagement personnel.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 17:13
J'ai beaucoup aimé ce livre et l'ai trouvé très original. Il se passe au Moyen-Age.C'est l'histoire d'une jeune fille qui souffre d'être la fille d'un chevalier et de ne rien pouvoir faire et surtout de ne pas avoir le droit de se marier selon son goût. Elle décide de tenir son journal et de le transformer en grande aventure épique. L'écriture très vivante de l'auteur sait nous rendre Catherine plus proche (même si je l'ai trouvée parfois un peu agaçante) ou son père très énervant. On s'amuse beaucoup dans certains passage, même si d'autres font grincer des dents, tant ils sont encore d'actualité (la place des femmes dans la société, le mariage forcé).On découvre aussi beaucoup de détails sur la vie au Moyen-Age dans les châteaux et alentour. De plus on peut s'interroger sur le lien entre femmes et écriture à cette époque. On passe un très bon moment au côté de Catherine.

Résumé : "Les filles, c'est comme le poisson. Ça se gâche vite et ça ne se garde pas." Ainsi parle Messire Rollo, chevalier du village de Stonebridge, dans l'Angleterre de la fin du xiiie siècle. Sa fille Catherine a treize ans, et Rollo trouve qu'il est grand temps de la marier. Les soupirants défilent au manoir. Aucun ne trouve grâce aux yeux de Catherine. L'un est moche, l'autre est bête, un troisième est trop vieux, un autre encore sale comme un cochon. Il y a bien le doux oncle Georges, mais son coeur est pris par une autre. En réalité, Catherine ne veut pas se marier du tout. Elle ruse, elle jette des sorts, elle tente des fugues pour échapper au funeste destin qui la guette. Et en attendant d'être vraiment libre, elle consigne ses faits et gestes, ses pensées et les événements du village dans son beau livre de vélin. C'est son frère Edward, futur moine, qui lui a conseillé d'écrire tous les jours "pour devenir moins puérile et plus instruite". Alors, pleine de rage parce que son père ivre l'a battue, ou débordante d'espoir à la perspective d'une évasion, Catherine écrit, chaque jour que Dieu fait, et raconte tout en détails, d'autant plus volontiers que, quand elle écrit, sa mère la dispense d'accomplir toutes les corvées ménagères qu'elle déteste : filer la laine, faire bouillir le linge, broder, coudre et ourler. La vie au manoir est rythmée par les travaux, les récoltes, les fausses couches de la Dame, mais aussi les fêtes religieuses et les banquets où défilent les invités de passage qui apportent les nouvelles du monde, et où circulent des plats étranges : anguilles à la gelée de coing, hérissons à la crème, serpents de mer aux pommes. Et le jour où un abbé confie à Catherine un petit livre des saints, elle décide de faire de son journal un livre, aussi héroïque et étonnant qu'une vie de martyre.

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