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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:37

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51u31nDBQ8L._SL500_AA300_.jpg 

Chroniqué de cet auteur :

Un homme accidentel


Un roman qui m'a laissé une impression mitigée.

 

Dès les premières pages, on retrouve la belle plume de Philippe Besson. Le style de cet auteur est toujours un plaisir. Fluide, agréable. C'est un bonheur de le suivre de page en page. Il sait rendre l'atmosphère de cette petite ville aux bords du Mississipi. Ses bonheurs et ses peines. Ses principes et ses transgressions. On a l'impression de se trouver dans ce monde. D'en découvrir les codes.

 

Au début, le roman peine un peu à démarrer mais trouve assez rapidement son rythme. On découvre les personnages. On s'attache à eux. A Paul surtout. Et aussi à Claire. Tout devrait donc allait pour le mieux pour les personnages comme pour le lecteur. Mais un évènement historique va tout bouleverser.

 

J'ai refermé ce livre avec une boule au ventre. De la tristesse. De la colère et aussi du dégoût. Dégoût contre la folie humaine. Contre l'entêtement de l'humanité. La fin est comme un grand coup de poing au creux de l'estomac. Un coup qui laisse un goût amer. On aurait pu passer sur la trahison de Thomas. Pas sur celle de l'Histoire. Histoire qui va détruire la vie des trois protagonistes.

 

Un livre dont on se dit qu'on aurait aimer qu'il finisse autrement.

 

Résumé : Paul Bruder et Thomas Spencer sont nés le même jour. Ce hasard va les rendre inséparables. Sur les rives du Mississippi, les deux jeunes Américains liés par une amitié exceptionnelle vivent une jeunesse insouciante, à l'abri de l'agitation du monde. Jusqu'à ce que l'effervescence des années 1960 les rattrape. Mais surtout, Paul et Thomas vont croiser la route de Claire MacMullen, une jeune femme libre. Donc dangereuse. Dans une période troublée, la part obscure des individus se révèle. Et peut même les conduire à commettre l'irréparable.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 09:58

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/41e-hsPd7xL._SL500_AA300_.jpg

 

Voilà un roman étonnant. Dense. Immense. Plus par son style que par son contenu. Quoique. Antonio Lobo Antunes expolore comme peu d'auteur les méandres de l'âme humaine.

 

Mais ce qui marque le plus dans ses romans, c'est le style. Ce souffle immense. Un peu comme un Proust portuguais. On a à peine le temps de respirer qu'il nous emporte à nouveau. Comme une imense vague de mots. D'espoir. De vie. La vie avec toutes ses joies et tous ses chagrins.

 

Le présent se mèle au passé. Les personnages se confondent. Il y en a tant. Impossible de tous les retenir. Impossible de retenir tous les tenants et les aboutissants. Difficile même de s'attacher aux personnages. Pourtant impossible de ne pas tourner les pages. On est comme fasciné. Fasciné par cet enchevêtrement de destins.

 

Reste une atmosphère chaude. Etouffante. Et un style inimitable. Plein de verve et de folie. De désespoir et de lutte. De dégoût et d'espoir. Un style si proche de l'âme humaine.

 

Un auteur inimitable à découvrir et à redécouvrir.

 

Résumé : Un adolescent se meurt. A son chevet d'hôpital, lors de son agonie, se succèdent son père et sa mère, depuis longtemps séparés, sa tante, le médecin et les infirmières. Depuis son coma, Nuno les observe s'agiter autour de lui. Des souvenirs heureux et symboliques traversent son délire, comme lorsque son père l'emmenait faire de la balançoire...

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:54

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QM0YMGQWL._SL500_AA300_.jpg

Un livre magnifique à la construction intelligente et passionnante. L'auteur met en parallèle 4 destins. Celui de Kobayashi Issa (grand maître dans l'art du haïkus), de Natsume Soseki (inventeur du roman japonais), de Yamahata Yosuke (premier photographe dans les ruines d'Hiroshima) et le sien. Il vient de perdre sa fille et nous fait découvrir, à travers son deuil, le destin de trois hommes ayant du, eux aussi, expérimentés la perte et la difficulté de vivre.

 

Ces trois personnages sont marquants. On s'attache à eux. On ressent un peu de leurs souffrances. De leur égarements. Comment se retrouver quand tous nos repères chavirent? Philippe Forets sait, avec des mots simples, nous transmettre cette émotion.

 

Ce n'est pas un livre facile. La dernière partie autour d'Hiroshima est même assez éprouvante, tant l'auteur sait nous donner à ressentir, sans pour autant rentrer dans les détails. Pourant l'ensemble porte une sorte de lumière. D'espoir. D'où, peut-être le titre : Cependant. Parce que malgré le désespoir, il y a toujours quelque chose à vivre. Plus loin. Derrière.

 

On découvre aussi avec intérêt l'univers japonais. Cela donne envie d'en savoir plus. J'ai d'ailleurs acheté un roman de Soseki, suite à cette lecture, ainsi qu'un recueil de Haïkus. On voudrait en savoir plus sur ces trois personnages.

 

Un roman magnifique, plein d'émotion et de sagesse.

 

Résumé :Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide.

L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante.

Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d'être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant. Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit le rêveur vers le lieu, singulièrement situé de l'autre côté de la terre, où se tient son souvenir le plus ancien : là où l'oubli abrite étrangement en lui la mémoire vivante du désir

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 13:06

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Je viens d'emprunter le dernier Modiano à la bibliothèque et j'ai eu envie de vous parler du roman que je préfère de cet auteur.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41AJ9K0EJQL._SL500_AA300_.jpgImpossible de confondre l'écriture de Modiano avec celle de quelqu'un d'autre. Dès les premières lignes, on sait que c'est lui. Le ton mélancolique. Le style lent comme une berceuse. La place de Paris. Les déambulations de l'auteur dans les rues. Des personnages un peu flous. On tombe sous le charme ou pas. C'est une ambiance et une écriture très particulière. Un rien obsessionnelle. Toujours autour des mêmes thèmes. Comme une question lancinante.

 

Dans ce roman, le narrateur part à la recherche d'un souvenir. Celui d'une femme, qu'il a à peine croisée, et dont il vient d'apprendre la mort. On le suit dans ses pérégrnations de Paris à Nice. On s'interroge avec lui. On se laisse prendre à sa nostalgie. A une forme de déliquescence du réel. Celui-ci est toujours là. Mais comme un peu effacé. Comme lorsquon regarde une image près d'une source de chaleur. Mais malgré cela, on s'attache à l'histoire des personnages. Car Patrick Modiano est un véritable conteur. On a l'impression d'y être. De ressentir la chaleur, la mollesse des choses et des évènements. Par moment, la tension monte, sans trop savoir pour quoi. On s'inquiètes pour le narrateur. Arrivera-t-il au bout de sa quête? Mais finalement est-ce l'important?

 

L'important n'est-ce pas plutôt le doux enchantement des phrases de Modiano.

 

Résumé : « Je suis tombé sur la vieille coupure de journal qui datait de l'hiver où Ingrid avait rencontré Rigaud. C'était Ingrid qui me l'avait donnée la dernière fois que je l'avais vue. Pendant le dîner, elle avait commencé à me parler de toute cette époque, et elle avait sorti de son sac un portefeuille en crocodile, et de ce portefeuille la coupure de journal soigneusement pliée, qu'elle avait gardée sur elle pendant toutes ces années. Je me souviens qu'elle s'était tue à ce moment-là et que son regard prenait une drôle d'expression, comme si elle voulait me transmettre un fardeau qui lui avait pesé depuis longtemps ou qu'elle devinait que moi aussi, plus tard, je partirais à sa recherche. C'était un tout petit entrefilet parmi les autres annonces, les demandes et les offres d'emplois, la rubrique des transactions immobilières et commerciales : " On recherche une jeune fille, Ingrid Teyrsen, seize ans, 1,60 m, visage ovale, yeux gris, manteau sport brun, pull-over bleu clair, jupe et chapeau beiges, chaussures sport noires. Adresser toutes indications à M. Teyrsen, 39 bis boulevard Ornano, Paris." »

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 09:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QQ8XXNS8L._SL500_AA300_.jpg

Chroniqué de cet auteur : Des vents contraires

 

Que dire de ce livre? On y retrouve la magnifique plume d'Olivier Adam. Ses obsessions aussi. La mort. La séparation. L'ennui et le dégoût des grandes villes. Sa passion pour l'océan.

 

On y découvre surtout les clefs de sont oeuvres. Certains prénoms qui reviennent sans cesse. Certains paysages. La disparition des êtres chers. Il semble que ce livre soit autobiographique. Est-ce que tout y est vrai? C'est la question qu'on se pose au fil des pages...Car plus que les autres ce livre donne un grand coup de poing dans l'estomac. Peut-être parce qu'il est encore plus vrai que les autres.

 

On est au-delà de l'émotion. On est comme assommé. Comment un etre humain peut-il survivre à ça? Et au fond de nous, on espère que tout ne soit pas vrai. Même si on sait que ces choses-là existent.

 

En refermant ce livre, on comprend un peu mieux l'oeuvre d'Olivier Adam. Juste un peu. Car comme dans la vie le lecteur reste sans réponse. Comme le narrateur. Comme l'auteur?

 

Certains passages sont bouleversants. J'ai particulièrement aimé ceux où il parle de Claire (sa compagne). Son courage. Son amour. J'ai été touchée. Vraiment. C'est à la fois beau, tragique. Comme la vie.

 

Un livre qu'on referme avec un grand creux dans le coeur et l'envie de relire Olivier Adam.

 

Résumé : Etretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard : Les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s'immisce peu à peu dans son esprit, lancinante : comment suis-je encore en vie ?

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 11:08

http://www.livrenpoche.com/thumb/Fabien/200/47488-0.jpgChroniqué de cet auteur :  

Topaze

Judas

 

Une autre pièce que je ne connaissais pas de Pagnol. Très surprenante. Elle se passe dans l'univers du cirque et des foires, avec plusieurs personnages étranges comme la femme à barbe et l'homme oiseau. J'ai pensé à Freaks ou Jésus Betz (François Roca et Fred Bernard). Peut-être à cause de l'univers du cirque...

 

Le thème est assez classique : le triangle amoureux. Le déroulement de l'histoire aussi. Pourtant on finit par se demander comment tout cela va finir. On suit l'histoire avec intérêt. Il y a surtout le personnage de Milly. Une femme un peu forte, délaissée par son mari mais qui l'idolâtre. Elle croit vraiment tou ce qu'il dit. Il en profite. Lui fait avaler toutes les couleuvres. On se dit qu'elle va finir par comprendre. Mais non. C'est vraiment un amour absolu. Trop? Pourtant, c'est un personnage touchant. Elle aurait pu être exaspérante d'aveuglement, mais Pagnol sait nous la rendre proche. Touchante. Finalement, on ne regrette pas la fin, même si elle est très cynique.

 

Les autres personnages sont très pitoresques. Ils apportent de la couleur et de l'humanité à l'ensemble. Un peu comme dans Corydon, on se demande finalement où est véritablement le monstre. Est-ce l'homme lion? La femme à barbe? Ou Fabien, ce mari volage et égoïste? Le contexte du cirque ne fait qu'exacerber cette impression?

 

Milly devient un personnage magistral. Presque tragique. Comme le dit Fabien, une sorte de sainte.

 

Une découverte intéressante et une pièce qui mérite d'être connue.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 09:57

http://ecx.images-amazon.com/images/I/415EG4WMMKL._SL500_AA300_.jpg

Chroniqué de cet auteur : Topaze

 

Je ne savais pas du tout que Pagnol avait écrit une pièce à ce sujet. Judas étant un personnage qui m'a toujours intrigué, j'ai apprécié la version que Pagnol donne de cette histoire. Pour lui, Judas a trahi Jésus par amour et parce que les écritures devaient s'accomplir.

 

On retrouve le style de Pagnol. Son humour aussi, même si la pièce est tragique. Au début on est un peu surpris. On a un mélange de classique (assez proche de Polyeucte de Corneille) et de Marius. On a l'impression d'entendre le centurion parler avec l'accent marseillais...Ce qui peut être déstabilisant. Mais peu à peu la pièce suit son rythme de croisière et on s'attahce au personnage de Judas. On souffre avec lui. J'ai terminé la pièce en pleurant. Parce que c'est tout simplement une belle histoire. Une histoire triste. Une histoire humaine.

 

Pagnol ne s'étend pas sur le côté religieux. Il se concentre sur le lien d'amitié qui unit Jésus et Judas. Finalement l'histoire pourrait être tout autre, c'est quand même ce qu'on retiendrait.

 

En lisant cette pièce, on se pose une question : jusqu'où peut on aller pour un ami?

 

Une pièce qui m'a d'abord surprise, puis vraiment touchée.

 

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:36

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/41FO1B7VqsL._SL500_AA300_.jpgUn livre étudié au lycée et dont je garde un excellent souvenir. C'est à partir de là que j'ai décidé de lire les Rougons dans l'ordre (pas encore finit mais ils sont dans ma PAL. Un bon début!).

 

Un style prodigieux qui emporte le lecteur et lui donne à voir le monde. On s'attache à Gervaise. On tremble car on sait la fin inéluctable. Son histoire est pleine de force, avec des scènes marquantes comme le souper du mariage, la première scène au lavoir. Les personnages aussi sont marquants. On voit les liens qui se noue entre eux. Les rivalités. On a l'impression d'y être.

 

Zola sait parler des êtres humains. De leur force. De leur faiblesse. Mais il le fait sans sujet. Il montre. Il raconte. Car Zola est avant tout un fantastique conteur. Ses histoires se déroulent devant nos yeux. On pourrait y être. Il sait aussi donner vie aux objets, aux lieux qui deviennent des personnages à part entière.

 

Ce livre se place aussi dans un contexte historique et littéraire passionnant. Il s'inscrit dans une oeuvre gigantesque. Rien que d'en parler j'ai envie de le relire!

 

Un gros coup de coeur et un immense écrivain.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:27

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Q439WD5GL._SL500_AA300_.jpgJe gardais un souvenir de lecture assez difficile d'Hernani. Mais j'ai tout de même voulu lire cette pièce car le personnage de Lucrèce m'intéresse beaucoup. Je n'ai aps été déçue.

 

Ce texte, qui n'est pas en vers, est d'un accès beaucoup plus facile. On entre immédiatement dans le vif du sujet : Lucrèce Borgia. Cette femme que tous considèrent comme un monstre aime. Non pas son mari, mais son fils. Fils qui ignore qu'elle est sa mère. De là va découler l'ensemble de la pièce.

 

Celle-ci a un rythme enlevé. Les répliques font mouche. Le personnage de Lucrèce touche et exaspère. Comme Phèdre dans Racine, elle a ce côté monstrueux qui fait les grandes tragédies. Car Lucrèce a plus été un jouet dans les mains de son père et de son frère que réellement actrice de sa vie. Tout cet amour qu'on lui a refusé, elle l'a reporté sur son fils. Ce fils qui la hait. Même si Hugo prend beaucoup de liberté avec la réalité, on est fasciné par ce personnage.

 

Pourtant, cette pièce, même si c'est une tragédie, propose quelques moments amusants et beaucoup de stratagèmes, un peu comme chez Molière. Même si l'issue n'est pas du tout la même.

 

En lisant ce texte, on voit comment cela pourrait être joué et cela donne vraiment envie de la voir au théâtre.

 

Une très belle lecture.

 

Résumé : C'est donc lui ! il m'est donc enfin donné de le voir un instant sans péril ! Non, je ne l'avais pas rêvé plus beau ! O Dieu ! épargnez-moi l'angoisse d'être jamais haie et méprisée de lui. Vous savez qu'il est tout ce que j'aime sous le ciel ! »

Lucrèce Borgia. Cette femme sons scrupules dont le nom est honni pur l'Italie tout entière, cette femme qui a commis les crimes les plus horribles, adultère et incestueuse, cet-te femme crime, plie et tremble devant un homme: son fils. Mais elle a beau essayer de lu repousser, la fatalité les rattrape toujours, jusqu'au terrible dénouement que rien ni personne ne pouvait empêcher.

 

objectif-pal.jpg

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:38

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/5184JK2KNDL._SL500_AA300_.jpg

Il y a des textes qui marquent. Qu'on n'oublie pas. Même quand le temps a passé. Des phrases. Un rythme. Un texte riche dont on n'a pas encore compris tous les secrets.

 

Antigone est l'un des plus beaux mythes antiques. L'un des plus modernes peut-être. Mais Bauchau a su lui donné, comme Jean Anouilh, une dimension humaine. Mais il l'a fait sous la forme d'un roman (qui fait suite à Oedipe sur la route). Son Antigone est forte, courageuse. Elle suit son père sur la route, jusqu'au bout. Puis rentre à Thèbes pour y découvrir les massacres de la guerre. Au lieu de s'effronder, elle n'en devient que plus forte. Henri Bauchau crée tout un univers autour d'elle. Elle n'est plus seulement l'Antigone qui se sacrifie pour enterrer son frère. Elle a une vie, des amis, des choix. Une véritable vie. Elle existe. Réellement.

 

La langue est belle. pure. Mélodieuse. Comme le chant d'un aède. Elle fascine. Raconte. Pose de nombreuses questions. Elle nous fait réfléchir sur nous-même et surtout sur le monde. Car la plume d'Henri Bauchau est ouverture sur le monde. Sur l'univers. Elle est poème. Caresse et aiguillon. Elle subjugue.

 

Mais surtout, c'est un texte touchant car terriblement humain. Nous aussi nous suivons Antigone jusqu'au bout. Nous pleurons avec elle. Nous nous révoltons. Nous aimons. Nous marchons dans ses pas, comme elle a marché dans ceux d'Oedipe.

 

Une merveille de la littérature française. A lire juste après avoir découvert Oedipe sur la route, autre très grande oeuvre.

 

Résumé : Lumineuse, féminine, intrépide, l'Antigone d'Henry Bauchau nous est peut être plus présente que celle des dramaturges. Et sans doute fallait-il un roman pour vraiment incarner les passions de la jeune mendiante qui, après avoir suivi son père, le roi aveugle, des années durant jusqu'au terme de son parcours, contre toute prudence prend le chemin de Thèbes avec l'espoir d'empêcher la guerre entre les fils de Jocaste, ses deux frères tant aimés. Commence alors pour elle une suite d'épreuves, de doutes, d'humbles joies et d'inexorables déchirements.

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