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  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:30
Un nouveau  Dimanche poétique, grâce à Celsmoon! N'hésitez pas à nous rejoindre!

Quand on n'a que l'amour

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour
Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier.

Jacques Brel

http://baylot.free.fr/image-blog/0605/25amour.jpg
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:54

Un nouveau dimanche poétique, grâce à Celsmoon!

Le mariage de Figaro, Acte V,


FIGARO seul, se promenant dans l'obscurité, dit du ton le plus sombre: Femme! femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct; le tien est-il donc de tromper?... Après m'avoir obstinément refusé quand je l'en pressais devant sa maîtresse; à l'instant qu'elle me donne sa parole; au milieu même de la cérémonie... Il riait en lisant, le perfide! et moi comme un benêt! Non, Monsieur le Comte, vous ne l'aurez pas... vous ne l'aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie! noblesse, fortune, un rang, des places; tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus; du reste, homme assez ordinaire! tandis que moi, morbleu! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes; et vous voulez jouter... On vient... c'est elle... ce n'est personne. La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu'à moitié! (Il s'assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que la destinée! fils de je ne sais pas qui; volé par des bandits! élevé dans leurs moeurs, je m'en dégoûte et veux courir une carrière honnête; et partout je suis repoussé! J'apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie; et tout le crédit d'un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire! Las d'attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre; me fussé-je mis une pierre au cou! Je broche une comédie dans les moeurs du sérail; auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet, sans scrupule: à l'instant, un envoyé... de je ne sais où se plaint que j'offense, dans mes vers, la Sublime Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Egypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc: et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l'omoplate, en nous disant: "chiens de chrétiens"! Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant. Mes joues creusaient; mon terme était échu; je voyais de loin arriver l'affreux recors, la plume fichée dans sa perruque; en frémissant je m'évertue. Il s'élève une question sur la nature des richesses; et comme il n'est pas nécessaire de tenir les choses, pour en raisonner, n'ayant pas un sol, j'écris sur la valeur de l'argent, et sur son produit net; sitôt je vois, du fond d'un fiacre, baisser pour moi le pont d'un château fort, à l'entrée duquel je laissai l'espérance et la liberté. (Il se lève.) Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil! je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours; que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur; et qu'il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. (Il se rassied.) Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue; et comme il faut dîner, quoiqu'on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume, et demande à chacun de quoi il est question: on me dit que pendant ma retraite économique, il s'est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s'étend même à celles de la presse; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits, ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs. Pour profiter de cette douce liberté, j'annonce un écrit périodique, et croyant n'aller sur les brisées d'aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou! je vois s'élever contre moi mille pauvres diables à la feuille; on me supprime; et me voilà derechef sans emploi! Le désespoir m'allait saisir; on pense à moi pour une place, mais par malheur j'y étais propre: il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint. Il ne me restait plus qu'à voler; je me fais banquier de pharaon: alors, bonnes gens! je soupe en ville, et les personnes dites "comme il faut" m'ouvrent poliment leur maison, en retenant pour elles les trois quarts du profit. J'aurais bien pu me remonter; je commençais même à comprendre que pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Mais comme chacun pillait autour de moi, en exigeant que je fusse honnête, il fallut bien périr encore. Pour le coup je quittais le monde; et vingt brasses d'eau m'en allaient séparer, lorsqu'un dieu bienfaisant m'appelle à mon premier état. Je reprends ma trousse et mon cuir anglais; puis laissant la fumée aux sots qui s'en nourrissent, et la honte au milieu du chemin, comme trop lourde à un piéton, je vais rasant de ville en ville, et je vis enfin sans souci. Un grand seigneur passe à Séville; il me reconnaît, je le marie; et pour prix d'avoir eu par mes soins son épouse, il veut intercepter la mienne! intrigue, orage à ce sujet. Prêt à tomber dans un abîme, au moment d'épouser ma mère, mes parents m'arrivent à la file. (Il se lève en s'échauffant.) On se débat; c'est vous, c'est lui, c'est moi, c'est toi; non, ce n'est pas nous; eh! mais qui donc? (Il retombe assis.) O bizarre suite d'événements! Comment cela m'est-il arrivé? Pourquoi ces choses et non pas d'autres? Qui les a fixées sur ma tête? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe: un assemblage informe de parties inconnues; puis un chétif être imbécile; un petit animal folâtre; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité; mais paresseux... avec délices! orateur selon le danger; poète par délassement; musicien par occasion; amoureux par folles bouffées; j'ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l'illusion s'est détruite, et trop désabusé... Désabusé!... Suzon, Suzon, Suzon! que tu me donnes de tourments!... J'entends marcher... on vient. Voici l'instant de la crise.

Il se retire près de la première coulisse à sa droite.


Beaumarchais


http://93.img.v4.skyrock.net/935/marlene566/pics/1799659650_1.jpg

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:46

FINAL.png

Plusieurs blogueuses ont fait une lecture commune autour de ce roman! Je vais donc les accompagner.
D'autres avis : Allie, Diane, Hydromielle, Jules, Neph, Noryane, Pimpi, Restling et Kalistina

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51X270TKM9L._SL500_AA240_.jpgChroniqué de cet auteur : Orgueil et Préjugés

Un de mes Jane Austen préféré avec Orgueil et Préjugés. L'ambiance qui s'en dégage incite à la rêverie, au repos. Même s'il n'y a pas beaucoup d'action, on ne s'ennuie pas. On suit tranquillement le chemin de l'héroïne, on est touché par ce qui lui arrive.

Comme toujours, Jane Austen restitue l'ambiance de l'époque. On s'y croirait. On retrouve avec plaisir sa plume, ses pointes d'ironie, son regard acéré sur la société anglaise.

L'histoire est bien construite. J'ai apprécié les aventures de l'héroïne. Elle est attachante. Sympathique. J'ai adoré détester certains personnages. Même s'il y a peu d'action, on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir comment tout cela va se terminer...même si on s'en doute un peu. On se demande comment tout cela va se nouer.

Les descriptions sont savoureuses. On se retrouve dans un jardin anglais. Dans un manoir. On parcourt Mansfield Park. Tout ça grâce au talent de Jane Austen.

Une belle découverte et un agréable moment de lecture.

Résumé : Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 11:35

Encore un dimanche poétique grâce à Celsmoon!

Le vieux couple


Ce qui me plaît dans ce duo
C'est que tu fais la voix du haut
C'est toi qui sais, c'est toi qui dis
C'est toi qui penses et moi je suis
Mais les grands soirs lorsque tu pleures
Quand tu as peur dans ta chaloupe
C'est moi qui parle pendant des heures
Nous sommes en somme un vieux couple

Je n'sais plus où je t'ai connu
C'est à l'école ou au guignol
Je me rappelle cet ingénu
Qui avait perdu la boussole
Depuis je t'empêche de boire
Sauf les grands soirs dans ta chaloupe
Quand tu me chantes tes déboires
Nous sommes en somme un vieux couple

Avec ta tête d'épagneul
Qui n'a pas appris à nager
Avec ma gueule à rester seul
Derrière des demis panachés
Quand les grands soirs dans ta chaloupe
Nous parlons de tes états d'âme
Et que tu diffames ma femme
Nous sommes en somme un vieux couple

Le 16 août 1960
J'ai marié cette dame charmante
Cinq jours après j'étais parti
Et tu me bordais dans mon lit
Alors a commencé la nuit
Alors a commencé la nuit
Dont on se croyait les étoiles
Mais on n'était que les cigales

On s'est battu, on s'est perdu
Tu as souvent refait ta vie
Et le plus beau, tu m'as trahi
Mais tu ne m'en as pas voulu
Et les grands soirs dans ta chaloupe
Tu connais bien mes habitudes
Je connais bien ta solitude
Nous sommes en somme un vieux couple

Mon ami, mon copain, mon frère
Ma vieille chance, ma galère
Mon enfant, mon Judas, mon juge
Ma rassurance, mon refuge
Mon frère, mon faux-monnayeur
Mon ami, mon valet de cœur
Je ne voudrais pas que tu meures
Je ne voudrais pas que tu meures

Serge Reggiani


http://developpement-bienetre.fr/wp-content/uploads/2011/06/les-amis.jpg

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:17

Un nouveau dimanche poétique! Merci Celsmoon!

C'est du lourd

 

Je m'souviens , maman qui nous a élevés toute seule, nous réveillait pour l’école quand on était gamins, elle écoutait la radio en pleurant notre pain, et puis après elle allait au travail dans le froid, la nuit, ça c’est du lourd.

Ou le père de Majid qui a travaillé toutes ces années de ses mains, dehors, qu’il neige, qu’il vente, qu’il fasse soleil, sans jamais se plaindre, ça c’est du lourd.

Et puis t'as tous ces gens qui sont venus en France parce qu’ils avaient un rêve et même si leur quotidien après il a plus ressemblé à un cauchemar, ils ont toujours su rester dignes , ils n'ont jamais basculé dans le ressentiment, ça c’est du lourd , c’est violent.

Et puis t'as tous les autres qui se lèvent comme ça, tard dans la journée, qui se grattent les bourses, je parle des deux, celles qui font référence aux thunes, du genre "la fin justifie les moyens" et celles qui font référence aux filles, celles avec lesquelles ils essaient de voir si y’a moyen, ça c’est pas du lourd .

Les mecs qui jouent les choses zerma devant les blocs deal, un peu de cock, de temps en temps un peu de ke-cra et disent « je connais la vie moi monsieur ! », alors qu’ils connaissent rien, ça c’est pas du lourd.

Moi je pense à celui qui se bat pour faire le bien, qu'a mis sa meuf enceinte, qui lui dit j’t’aime, je vais assumer, c’est rien, c’est bien, qui va taffer des fois même pour un salaire de misère, mais le loyer qu’il va payer, la bouffe qu’il va ramener à la baraque, frère, ça sera avec de l’argent honnête, avec de l’argent propre, ça c’est du lourd.

Je pense aussi à ces filles qu’on a regardé de travers parce qu’elles venaient de cités, qu'ont montré à coup de ténacité, de force, d’intelligence, d’indépendance, qu’elles pouvaient faire quelque chose de leur vie, qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient de leur vie, ça c’est du lourd.

Mais t’as le bourgeois aussi, genre emprunté, mais attention je n'généralise pas, je dis pas que tous les bourgeois sont condescendants, paternalistes ou totalement imbus de leur personne, je veux juste dire qu’il y a des gens qui comprennent pas, qui croient qu’être français c’est une religion, une couleur de peau, ou l'épaisseur d’un portefeuille en croco, ça c’est bête , c'est pas du lourd , c’est...

La France elle est belle, tu le sais en vrai, la France on l’aime, y’a qu’à voir quand on retourne au bled, la France elle est belle, regarde tous ces beaux visages qui s’entremêlent.

Et quand t’insultes ce pays, quand t’insultes ton pays, en fait tu t’insultes toi-même, il faut qu’on se lève, faut qu’on se batte dans l’ensemble, rien à faire de ces mecs qui disent "vous jouez un rôle ou vous rêvez", ces haineux qui disent "vous allez vous réveiller", parce que si on est arrivé, si on est arrivé à faire front avec nos différences, sous une seule bannière, comme un seul peuple, comme un seul homme, ils diront quoi tous ?

C’est du lourd, du lourd, un truc de malade…..

 

Abd Al Malik

 

 

http://missmela.m.i.pic.centerblog.net/o/26e534b3.jpg

 

                                                                       

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 09:52
Un nouveau dimanche poétique! Merci Celsmoon!

La honte de pleurer

Il est là comme un imbécile
De la rosée au bord des cils
Le cœur abruti de chagrin
Il se regarde dans la glace
Où vaguement un ange passe
Une femme au regard lointain

Et c'est peu dire qu'il vacille
Il sent son corps piquer en vrille
Il entend les mots de l'adieu
Lui faire une blessure comme
Les meutrissures dont les hommes
Ont souiilé les mains du bon dieu

Il faudra bien qu'on me raconte
Pourquoi il faut toujours tricher
Que l'on m'explique où est la honte
Pour un homme de pleurer

Ce n'est pas grave non c'est pire
C'est le point de non revenir
C'est la sirène de la mort
Qui lui murmure des mots tendres
Des mots impossibles à entendre
Pour celui qui espère encore

A des milliers de kilomètres
Un chien peut retrouver son maître
Et lui ne craint pas ce chemin
Mais s'il venait lui rapporter
Le caillou qu'elle lui a jeté
Elle le rejetterait plus loin

Alors il fond, il se défait
Il devient son propre reflet
Il n'est plus que l'ombre de lui
Et comme son corps n'a plus de larmes
Il verse celles de son âme
Il verse celles de la pluie

Pourtant il ne veut pas mourir
Pourtant il ne veut pas pourrir
Parce qu'elle existe
Et parce qu'un jour pas impossible
Il la verra belle et paisible
Passer gaiement sur un trottoir

Serge Reggiani

http://www.nouvellesimages.fr/img_Couple-de-maries-dans-un-grand-coeur_Silke-LEFFLER_ref~LFF125_mode~zoom.jpg
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 19:49
http://img.over-blog.com/347x226/1/83/70/07/FINAL.png



http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ZQERBGCXL._SL500_AA240_.jpgC'est d'abord la couverture qui m'a séduite. Elle est belle. Colorée. intriguante. Je me demandais ce que ça pouvait représenter. Alors, j'ai fini par craquer. Je ne le regrette vraiment pas.

Ce roman est magnifique. Tout une palette de sentiments, allant de la tristesse au bonheur. On ne peut que s'attacher à ces personnages, un peu cabossés par la vie. On sui leur histoire. On s'y retrouve parfois. Dans une scène. Une faiblesse. Un choix.

Il n' y a pas de préférence. On les aime tous. Tous les quatre. On a envie de rester avec eux. Malgré son épaisseur, on ne voit pas le temps passer. On en voudrait encore.

Anna Gavalda sait distiller une ambiance, créer une atmosphère. C'est doux et piquant. Souvent très tendre.  On se laisse porter par la musique des mots. Par leur chaleur.

Un très beau roman, plein de lumière et d'espoir.

Résumé : " …Non, ne pleure pas… Tiens, prends mon mouchoir, petite fille… Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi… Très, très malheureux et très, très fou. Il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était un vieillard. Tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas ? Dis-moi que non. Tu es très douée, tu sais ? Tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, Camille... Ce n'est pas une raison… Le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends ? Sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins… "
" Ce livre ne raconte rien d'autre qu'une histoire d'amour. Une histoire d'amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des cœurs purs. Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme. Et, pfiou… Tout s'embrase. "

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 09:55
Un nouveau dimanche poétique! Merci Celsmoon!

Avec le temps

 

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
A la Gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus.

 

 

Léo Ferré


http://www.voyagevirtuel.info/galerie/albums/userpics/11207/normal_Sans_titre-18.jpg

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:31


Voici un livre que j'adore. J'ai vu le film quand j'étais très jeune. J'avais adoré. Je l'ai vu et revu et re-revu...et un jour, j'ai appris qu'il y avait un livre. Bien sûr je me suis jettée dessus.

Si vous faites partis des chanceux (et chanceuses) qui ne l'ont pas encore lu, précipitez-vous. Vous allez découvrir une histoire pleine d'aventure, d'amour, d'action et de droiture. Pleine aussi de haine, de combats, de trahison et de bons mots.

On ne s'arrête pas. Pas une seconde. Le style est enlevé. Les péripéties se succèdent. C'est drôle. Rafraîchissant. Un livre qu'on n'oublie pas après l'avoir lu.

On découvre une sorte de roman de chevalerie revisité. L'auteur arrive à nous faire entrer dans l'histoire. On a l'impression d'y être. On sent que c'est un genre qu'il maîtrise et adore. On ne peut que se joindre à cette immense amour de la littérature.

Les personnages sont particulièrement marquants. Ils ont chacun un désir à comblé. Et cela par tous les moyens. Westley, Bouton d'or, Inigo, Fitzwick... Ils sont tous merveilleux. Attachants. Ils font partis de ce conte et en même temps un peu partie de nous quand on referme le livre. Certains passages reviennent longtemps après à notre mémoire pour nous faire sourire ou nous aider.

Le talent de William Goldman permet au lecteur de s'amuser, de trembler, de s'émouvoir d'un bout à l'autre. Un conte magnifique, d'une humanité et d'une vitalité débordante.

Résumé : Il était une fois... la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Si bien qu'elle est devenue la favorite de millions de lecteurs.
Princess Bride est un livre culte qui devint ensuite un film culte. Un récit de duels à l'épée, de bagarre, de torture, de poison, d'amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d'araignées, de monstres, de poursuites, d'évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles.

Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern - redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman - est peuplé de personnages aussi inoubliables que : Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore pour la femme qu'il aime ; Inigo Montoya. le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants... et, bien sur, Bouton d'or : la princesse, la fiancée, la femme parfaite, la plus belle de toute l'histoire du monde.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 09:57



Un de mes livres préférés. La construction du roman à partir des lettres des protagonistes est particulièrement originale pour l'époque. Cela permet au lecteur d'imaginer les passages auxquels il n'a pas accès, ce qui déculple le plaisir de la lecture. On a l'impression de tomber par hasard sur une correspondance, de suivre tout cela comme un témoin, éloigné dans le temps.

Les personnages sont très intéressants. Surtout le vicomte, dans son mystères, ses ambiguités, ses doutes. Même à la fin on a du mal à le cerner. Un doute plane. Mais les autres personnages ne sont pas en reste. Laclos sait en faire un portrait vivant. Il en fait des personnages de chair et de sang.

De plus l'histoire se dévore. On a envie de connaître les tenants et les aboutissants. Presque comme dans un thriller. Et comme on lit des lettres, on n'a pas tout de suite la réponse à nos question, ce qui entretient le suspens. De plus, le thème osé pour l'époque entretient l'originalité du roman.

De plus, les destinataires et les expéditeurs variant sans cesse, on ne s'ennuie jamais et surtout on a l'occasion de découvrir tous les points de vue, de savoir qui ment, qui manipule. C'est le lecteur qui devient omniscient.

Mais surtout, le style de Laclos est exceptionnel. Tout y est élégant, esthétique. C'est beau. On dirait de la poésie.

A lire et à relire, juste pour le plaisir.

Résumé : Au petit jeu du libertinage, l'adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c'est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d'autre, jusqu'à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel. Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l'amour ? De lettre en lettre, les héros dévoilent leurs aventures, échangent leurs impressions et nous entraînent dans un tourbillon de plaisirs qui semble n'avoir pas de fin.

NB : les adaptations au cinéma et à la télévision sont aussi très réussies.


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