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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 14:48
Il y a des petits bonheurs dans la vie...comme trouver un manga pas trop stéréotypé, original. C'est le cas d'Alice 19th qu'une amie m'a prêtée. Certes on retrouve le même type de dessins que dans la plupart des mangas pour filles. On retrouve l'histoire d'amour contrarié, les alliés, les méchants (les pestes du lycée et les vrais méchants).

Heureusement l'héroïne, bien que parfois un molle, n'agace pas. Elle essaye d'agir et on la voit évoluer tout au long de la série (7 tomes). Les personnages sont sympathiques et on prend plaisir à suivre leurs histoires. On regrette même que certains personnages n'aient pas été plus approfondis.

Mais la grande originalité de ce manga, c'est le thème. Tout un développé sur le pouvoir des mots. Certes, ceci est lié à une véritable magie. Mais on comprend facilement que pour l'auteur un mot a de la valeur, qu'il faut en prendre soin. Dans un monde où on parle sanscesse de communication sans véritablement écouter les autres, cela fait du bien de se rappeller l'importance des langues, de l'écoute. Ceux qui aiment la littérature savent bien qu'on ne peut pas mettre n'importe quel mot à la place d'un autre. Ce thème est traité de manière intelligente, entraînante.

Le courage et la famille ont aussi une place très importante. C'est à travers eux que les personnages vont évoluer.

On reste sous le charme de cette histoire...à tel point qu'on a vraiment envie de la partager avec d'autres.

Résumé : Alice est une jeune fille rêveuse mais terriblement renfermée, qui éprouve les plus grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Secrètement amoureuse d'un garçon qu'elle voit dans ses cours de tir à l'arc, elle assiste avec tristesse à la déclaration d'amour de sa grande soeur, éprise du même homme, et s'efface en essayant d'oublier sa passion.
Comme l'héroïne de Lewis Caroll, elle va pourtant croiser le chemin d'un étrange lapin blanc qui la fera basculer dans le fantastique : ce dernier est perdu au beau milieu d'une route fréquentée, et Alice n'hésite pas une seule seconde pour voler à son secours, au risque de se faire écraser. Elle apprendra plus tard, de la bouche du lapin ayant pris forme humaine, qu'elle est un Maître du Lotis, capable de contrôler le pouvoir magique de certains mots sacrés. Et que le premier d'entre eux, le courage, vient de lui ouvrir les portes d'un monde fantastique...et dangeureux. Elle s'en rendra vite compte quand dans un moment de colère elle fait disparaître sa soeur en prononçant un seul mot. Commence alors une longue quête pour la retrouver...

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 14:31

Que ferions-nous sans Hayao Miyazaki? Sans lui, le monde perdrait une part de magie, de poésie. Une part de ce qui le rend plus beau. Meilleur aussi. A chaque nouveau film, on se précipite au cinéma, avec au coeur une légère angoisse? et si, cette fois-ci, le charme n'opérait pas? Dès les premières images nous sommes rassurés. Oui le maître est toujours au meilleur de sa forme. Et on se laisse emporter.Bercer par les images. Par la musique.



Ponyo n'échappe pas à la règle. On part en voyage avec cette petite femme-poisson qui rêve de retrouver celui qu'elle aime sur la Terre. On suit chaque rebondissement. On ne voit pas le temps passer. On voudrait rester avec Ponyo. Tout concourt à la magie. Les couleurs belles et candides. Les dessins, toujours magnifiquement soignés. La musique qui semble porter chaque mouvement. Les personnages, courageux et attachants. Surtout Ponyo, absolument adorable! Comme une image de la vie. Chaque personnages a sa propre personnalité. Sa propre place.

Mais Miyazaki n'oublie pas pour autant de faire passer un message. Celui de l'environnement. De cette Terre que nous devons préserver, sous peine de n'avoir bientôt plus rien. Pour nous faire réfléchir, Myazaki ne claironne pas sa thèse. Il choisit le détour. Avec dignité. Avec une profonde humanité, comme toujours. Il ne juge pas, il montre. Si ce thème se fait ici plus net, plus présent, c'est peut-être simplement pour répondre à une urgence. Urgence de comprendre. Urgence d'agir.

Myazaki nous offre du rêve, de la magie, de la réflexion...un film dont on sort émerveillé. Peut-être un peu grandi. Avec dans le coeur une grande place pour Ponyo! Comme elle le dit si bien "ça marche du tonnerre"!

Résumé : Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:43
On prend toujours autant de plaisir à retrouver Miss Fisher. Cette jeune femme intelligente et dynamique, insolente et séductrice nous amène des boîtes branchées de Melbourne au bush (végétation) australien sur les traces d'un mystérieux assassin. Une fois encore, les intrigues se mêlent pour notre plus grand bonheur et on découvre de nouvelles facettes de cette héroïne. On retrouve aussi avec bonheur les personnages récurrents gravitant autour d'elle comme Mr B., Dot, Cec et Bert... l'auteur fait même quelques clins d'oeil aux tomes précédents.

Il n'y a aucun temps mort. On apprend beaucoup de choses sur l'aviations de l'époque, le bush autralien. Cela donne envie d'en découvrir plus.

 

Rien n'est oublié : intrigue policière, sombre histoire de famille, relations amoureuses passionnées. Car finalement, l'intérêt de ce livre n'est pas forcément de découvrir l'assassin (on s'en moque un peu à vrai dire) mais tout ce qui va se passer à partir du crime. L'intérêt de cette série est de rencontrer une foule de personnages, attachants ou répugnants, de découvrir des parcelles de leur vie. Dé réfléchir à tout ça. On a l'impression d'avoir fait un bout de chemin avec eux. D'avoir d'autres reflets de la nature humaine.

Crime au Moulin Vert est peut-être le plus intimiste que j'ai lu. Je ne le regrette pas. C'est un excellent souvenir. Une belle découverte.



Résumé
: Sur la piste du très sélect Moulin vert de Melbourne, le concurrent d'un marathon de danse s'effondre, poignardé, aux pieds de Phryne Fisher, riche aventurière et détective à ses heures. La belle a des nerfs d'acier, pourtant, lorsque peu après son chevalier servant disparaît lui aussi, son sang ne fait qu'un tour ! Chargée par la mère du jeune homme, une veuve au cœur de pierre mais à la larme facile, de retrouver son fils, l'intrépide jeune femme va plonger corps et âme au cœur des secrets bien gardés de la haute bourgeoisie australienne des Années folles. Phryne tourbillonne à un rythme d'enfer et prend tous les risques, passant des bras d'un joueur de banjo un peu cachottier à ceux d'un ermite pas aussi sauvage qu'il y paraît, au cours d'une aventure qui la conduit des boîtes de jazz enfumées de la capitale jusque dans l'immensité du bush australien... Et c'est sur un air de blues qu'elle finira par piéger l'assassin du Moulin vert.

Lu dans le cadre du Challenge Littérature policière des 5 continents pour l'Océanie.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:24
Résumé : La vie de Henry Roth est simple. Lorsque ce vétérinaire spécialiste des animaux marins polaires ne travaille pas au parc Sea Life de Hawaï, il se consacre à son autre passion : les aventures sans lendemain avec de jolies touristes en mal de romantisme. Henry refuse toute liaison sérieuse par peur de compromettre son rêve de partir en Alaska étudier les morses...
Pourtant, lorsqu'il rencontre Lucy, il est tout de suite fasciné. Enfreignant sa propre règle qui lui interdit de charmer des jeunes femmes du coin, Henry aborde Lucy, discute agréablement avec elle et obtient même un rendez-vous pour le lendemain.
Lorsqu'il s'y présente, Lucy ne le reconnaît pas et hurle à l'agression. Henry va découvrir que la jeune femme souffre d'une étrange maladie qui, chaque nuit, lui fait tout oublier. S'il veut vivre quelque chose avec elle, chaque jour devra être comme le premier...



Je pensais voir une comédie, avec de nombreuses situations cocasses et je suis tombée sur un très joli film d'amour. Je ne regrette pas. Si le film démarre avec des gags (pas vraiment hilarants) on passe très vite au thème de la rencontre amoureuse, avec une idée originale : comment vivre une relation avec une personne souffrant de trouble de la mémoire immédiate (comme si la journée de la veille n'avait aps eu lieu). Et on se laisse prendre, on a envie de savoir comment il va s'en sortir et comment tout cela va finir. Il y a des scènes très touchantes et d'autres très mignonnes. Le seul hic, quelques rôles secondaires censés faire rire...et dont les gags tombent à plat. Heureusement on les voit très très peu et le film se centre vraiment sur l'héroïne, Lucy. On passe un excellent moment et cela mène même à une réflexion sur la mémoire tout cela sur une BO très agréable. Avec tout ça, pourquoi bouder son plaisir?

 


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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:10
Jérémie Rex se retrouve à Venise...tout seul. La femme qu'il aime a refusé de l'accompagner. Alors, pour être encore un peu avec elle, il va au Guggenheim pour voir le tableau qu'elle préfère : "L'empire des lumières" de René Magritte. Et là, tout bascule...il se retrouve dans le tableau, à l'intérieur de la maison, où il revis sa première rencontre avec Candice, sa bien-aimée. Il va alors essayer tout les chemin pour retourner dans le tableau et résoudre son mystère...

En prenant comme clef ce tableau de Magritte, Didier Van Cauwelaert nous ouvre les portes d'une jolie histoire d'amour, avec une énigme autour de ce tableau. Les personnages sont très attachants. Même si la fin est un peu prévisible, on prend énormément de plaisir à dcouvrir ce livre. On y parle de peinture, de surréalisme, de paranormal, mais surtout d'amour. C'est bien écrit, agréable, touchant. On découvre petit à petit le fin mot de l'histoire et on se rejouit du dénouement.

Cela donne envie de (re)découvrir Magritte et tout particulièrement ce tableau (magnifique) où l'ombre et la lumière jouent, s'opposent et cohabitent.


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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 18:05
J'avoue, c'est d'abord la couverture qui m'a tiré l'oeil...la robe est abosolument sublime! Et puis le résumé m'a ensuite confortée dans mon choix. Cette histoire de jeunes filles du grand monde qui intriguent dans les salons du Manatthan de 1899...cela m'a mis la puce à l'oreille. Je l'ai donc emprunté dès que j'ai pu et je ne l'ai pas regretté. Certes le début est un peu lent et on voit rapidement où est "le truc". Mais l'intérêt de ce roman vient des personnages. Ils arrivent à capter notre attention. Au départ, on survole un peu l'ensemble, en se disant, c'est pas mal. Puis peu à peu on s'attache à eux, on s'identifie, on a envie de les suivre plus attentivement. C'est ce qu'on fait pour notre plus grand plaisir. J'ai particulièrement aimé le personnage de Diana et son lien avec un des autres personnages. J'ai vraiment hâte de lire la suite (Rumeurs) que j'aurais déjà acheté si le prix ne m'avait pas arrêtée.

J'ai aussi beaucoup apprécié la construction qui alterne les points de vues des différents protagonistes (qui peut à peut donne une vision d'ensemble de ce qui s'est passé) et les articles de journaux, les billets que les héros s'échangent ou les remarques sur les bonnes manières pour les jeunes filles de bonnes familles. Il est aussi intéressant de voir la place de la femme à cette époque dans ce type de société. J'ai pris beaucoup d'intérêt à lire ce roman tout en m'amusant et en me détendant. Un vrai bon moment.

Résumé : Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899. (difficile d'en dire plus sans spoiler).

NB : le tome trois est sortie aux USA, il s'appelle Envy.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:53
Un agréable roman policier. Je ne connaissais pas la littérature japonaise. C'est maintenant chose faite. Malgré sa longueur, ce roman se lit très bien. On est pris par le suspens et on avale les pages sans s'en rendre compte, en se demandant quelle va être la prochaine étape dans le parcours du meutrier. L'histoire se tient bien. On a le temps de découvrir les personnages ce qui évitent de se mélanger avec les noms de familles et les liens de parenté. Il y a aussi un petit côté fantastique/frisson qui n'est pas désagréable (bien que peu exploité).

 

On apprend aussi beaucoup de chose sur le Japon de l'après-guerre. Là encore l'ambiance est très intéressante. On s'y croirait! Les descriptions étant claires et bien intégrées au récit, on voit les lieux défiler et on a un peu l'impression de s'y trouver. De plus les personnages sont intéressants, attachants ou loufoques. J'ai particulièrement aimé le personnage de Noriko.

 

Deux petits bémol cependant: tout d'abord, on trouve assez facilement le meurtrier si l'on prend le temps de réfléchir un peu. Mais surtout (peut-être est-ce du à la traduction) certaines expressions se répètent et tout particulièrement tout se qui à trait à la transpiration...on a l'impression que le héros passe son temps à dégouliner. On est à deux doigts de patauger, voir de se noyer.

 

Mais ceci mis à part, on passe un bon moment et on ne s'ennuie pas une minute, même si on s'intéresse plus au déroulement de l'intrigue et aus intrigues secondaires qu'à la chute du roman.

 

Résumé : Des samouraïs transportants un trésor ont été assassinés il y a bien longtemps par les habitants avides du Village aux Huit tombes.
Le coup de folie de Yozo qui assassine plusieurs habitants du villages, des années plus tard, semble à tous être la vengeance des samouraïs. Yozo disparaît et cependant de nouveaux crimes surviennent 25 ans plus tard.
C'est avec le personnage de Tatsuya, le fils de Yozo, que le lecteur va faire la connaissance des villageois, de leurs secrets et de leurs rancunes !

 

 


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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 17:42
Et encore un challenge organisé par Catherine! Quelle énergie! Si vous êtes partant, précipitez-vous ICI ! Le thème est très sympathique et devrait séduire les fans de SF, Fantasy, contes...bref que du beau monde! Pour le moment je vais être raisonnable et terminer déjà le challenge sur la littérature policière...peut-être plus tard me laisserai-je tenter!



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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 17:17
Un livre à conseiller à tous ceux qui ont aimé L'élégance du Hérisson. En effet, ce premier roman de Muriel de Barbéry donne un aperçu des nombreux personnages qui apparaissent dans celui-ci. Le livre est bein construit et alterne les réflexions sur le goût d'un célèbre critique gastronomique en train de mourir et qui recherche une saveur perdue depuis déjà longtemps et les commentaires de ceux qui l'ont cotoyé durant son existence. Tous ses avis nous permettent de construire le portrait de cet homme. La dernière phrase a vraiment quelque chose de touchant. On retrouve bien sûr l'érudition de Muriel Barbéry mais aussi sa façon d'entrer dans la psychologie des personnages. J'ai préféré ce livre à l'élégance du hérisson. Peut-être parce que le thème me parlait plus (je suis une fan de cuisine). J'ai trouvé ce livre très original et j'ai pris beaucoup de plasir à le lire et à retrouver tous ces personnages que j'avais appréciés dans son autre roman. J'attends son prochain roman avec impatience!

Résumé : C'est un vieil homme qui s'éteint, péniblement alité. Pas n'importe quel homme, mais le plus grand critique gastronomique du monde, qui est parvenu à hausser un art mineur au rang des plus prestigieux, a fait et défait des réputations. Après quelques décennies de boustifailles, d'agapes, "des flots de vin, d'alcools en tout genre, après une vie dans le beurre, la crème, la sauce, la friture, l'excès à toute heure", le vieil homme tire sa révérence, rend son tablier, sa plume. Ce n'est rien, sinon qu'in extremis "une seule chose importe" : le souvenir d'une saveur, "vérité première et ultime de toute une vie". Quelque chose qui lui échappe. Quelque chose d'originel et de merveilleux. Une saveur oubliée, nichée au fond de la mémoire. Il cherche et il ne trouve pas. La quête de cette saveur, qui pourrait bien être une gourmandise, tout au bout de la vie, est l'occasion de retracer pour le vieil homme l'itinéraire d'une existence vouée à la gastronomie. Un itinéraire tantôt dessiné dans la complaisance ou l'humilité tardive, tantôt redessiné sans concession par les proches de ce pape de la cuisine, les uns après les autres, et toujours à la première personne.

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 18:41
Voici une série qu'on m'a offerte il y a un moment. Je n'ai pas encore lu le tome 4 (ça ne saurait tarder) et je voulais donc faire un petit récapitulatif avant de faire un article sur le tome 4 (quand il sera lu...oui, je sais, il faut suivre) et d'acheter les deux derniers tomes.

Si vous avez aimé les Trois mousquetaires et ses deux brillantes suites, si vous aimez les films de cape et d'épée, vous allez aimer Le Capitaine Alatriste.

Cette saga se compose de 6 volumes (pour l'instant). Voici la présentation des 3 premiers que j'ai lu.

Le capitaine Alatriste : Le capitaine Alatriste est un ancien soldat, aujourd'hui un peu paumé dans les rues dangereuses de Madrid, et qui pour vivoter vend son épée à qui en a besoin pour régler d'épineux problèmes sans se mouiller.
Le capitaine Alatriste ne craint donc pas d'en découdre, et la mort, surtout celle qu'il dispense, ne lui fait pas peur et ne titille d'ordinaire pas trop sa conscience.

Mais quand une embuscade mortelle contre deux anglais hérétiques est ordonnéee par le grand inquisiteur ; qu'il s'avère que les deux bougres font preuve de plus courage que ce n'était prévu ; et que surtout l'un d'entre eux demande grâce pour son compagnon et non pour lui même, quelle drôle de réaction jusqu'alors inconnue !

Alatriste, par une sorte de pudeur ou de curiosité, ou de pitié simplement, n'achève pas son geste et porte secours aux deux anglais, au péril de sa vie : on ne contrecarre pas si impunément les projets des hauts dignitaires de l'église...

 

C'est, pour le moment, le tome que j'ai le moins aimé. Il faut un peu de temps pour entrer dans le livre, pour s'habiuter aux personnages et savoir qui est qui (les noms sont parfois à rallonge). Le narrateur n'est pas le capitaine Alatriste mais son écuyer, Inigo Balboa. Celui-ci a vieilli depuis ces nombreuses aventures et les raconte telles qu'elles lui reviennent dans ses souvenirs. On a ainsi son point de vue sur Alatriste et sur lui-même plus jeune. Il fait de nombreuses références aux aventures qui vont suivre et à son grand amour (je n'en dirai pas plus). Ce mélange entre le passé, le présent du narrateur est très intéressant (mais là encore il faut s'habituer). On suit avec plaisir les aventures du capitaine et d'Inigo. On a envie de voir comment cela va évoluer.


Les bûchers de Bocanegra : Peut-on refuser de l'aide à un ami, surtout lorsque celui-ci n'est autre que le poète Francisco de Quevedo, et qu'il s'agit de libérer une jeune femme d'un couvent visiblement dangereux ? Ce n'est pas le genre de l'aventureux capitaine Diego Alatriste, toujours prêt à croiser le fer dans cette Espagne de Philippe IV qui sombre à la fois dans la décadence et l'intégrisme religieux. Le capitaine devra encore tenter de sauver le fidèle page Iñigo Balboa avant qu'il ne périsse sur le bûcher et déjouer les multiples chausse-trappes d'un complot qui mettra de vieux ennemis sur son chemin... Dans ce tome, on découvre de nouvelles facettes de tous ces personnages. On les retrouve avec plaisir. On entre beaucoup plus facilement dans l'histoire. Il y a beaucoup de suspense. On se demande comment nos deux héros vont s'en sortir. Le côté historique est aussi très intéressant. Un vraie cohérence apparaît à travers ces différents volumes et c'est une magnifique fresque sur l'Espagne se dessine.


Le soleil de Breda
: La guerre de Flandres fut une abominable boucherie. Le capitaine Diego Alatriste y était, bien sûr, entraînant dans l'horreur Iñigo Balboa, son jeune et fidèle page, pour une terrible initiation. Le célèbre et magnifique tableau de Velasquez La Reddition de Breda ne dit pas tout... Il n'évoque ni l'interminable longueur du siège, ni la mise à sac d'Oudkerk, ni les mutineries, ni la folie des hommes de guerre et de leurs gouvernants... Balboa, lui, raconte tout ce qu'il a vécu. Je déteste les récits de batailles. Et pourtant...j'ai adoré ce livre! c'est une véritable épopée, une reflexion passionnante sur la guerre, un épisode historique comme si on y était! Une réussite. On voit réellement la bataille se dérouler. On suit les personnages sur les champs de bataille, on critique les stratégies de combat, on rampe dans les tranchées. Je l'ai lu d'une traite. Je ne pouvais pas m'arrêter tant j'étais prise dans l'histoire. Une réussite! et surtout un nouveau manifeste pour lutter contre les atocités de la guerre.

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