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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

N'hésitez pas à participer!

Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:54
L'histoire anglaise est pleine de tours et de détours qui ne cessent de me passionner. Même si je m'y perds parfois. C'est donc munie de mon dictionnaire que je me suis lancée dans cette pièce.

Le personnage de Richard III est très intéressant. Il a beaucoup de charisme, de courage, mais aucune conscience. Quand il se fixe un but, il fait tout pour y parvenir. On pense un peu à Macbeth dans cette course effrenée vers le pouvoir. Le pouvoir à tout prix. Voilà un thème d'actualité. Car Shakespeare reste résolumment moderne. Même si nous ne sommes plus à la même époque, les thèmes du pouvoir, de la trahison sont toujours de mises.

Bien évidemment, on a du mal à s'attacher au personnage. Mais on ressent une forme de pitié. Il ne déteste pas les gens qu'il fait assassiner. Mais il a une telle soif de pouvoir qu'elle le pousse à détruire tout ce qui est en travers de son chemin. Même ce qu'il aime.

J'aimerais beaucoup voir ce que ça donne sur scène. Il y a dans ce texte une grande force dramatique. On voit ce qui est en train de se passer. Et c'est (presque) toujours un plaisir de voir jouer une pièce de ce dramaturge. On retrouve d'ailleurs des thèmes qui lui sont chers comme le rapport au surnaturel (spectres et malédictions), le pouvoir, les profondeurs et la noirceur de l'âme humaine.

Et maintenant, j'ai une confession à vous faire. Cette pièce relate l'épisode de la Tour de Londres, où Richard III a fait assassiner ses neveux, pour les empêcher d'accéder au trône. Et à chaque fois qu'on parlait de cette tour, au lieu de voir le monument ou la scène elle-même, je voyais la couverture d'un Chair de Poule : La tour de la terreur, qui part de cette évènement historique. Voilà, je l'ai dit. Je me sens soulagée.

Résumé : " Ma conscience a mille langues, et chaque langue raconte une histoire, et chaque histoire me condamne comme scélérat. Le parjure, le parjure, au plus haut degré, le meurtre, le meurtre cruel, au plus atroce degré, tous les crimes, poussés au suprême degré, se pressent à la barre criant tous Coupable ! coupable ! " O roi criminel, maître des cruautés et des traîtrises, la démesure de ton ambition t'a fait commettre les pires violences. Souviens-toi de tes victimes, le roi Henry VI, Clarence, son frère, les deux jeunes innocents exécutés dans la tour de Londres, Buckingham et tant d'autres ; crains leur vengeance, car après le crime vient le châtiment, Marguerite l'a prédit...

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 17:31

Je me lance et j'organise un SWAP Mille Feuilles.

Pourquoi ce nom? Parce que ce SWAP portera sur les plaisirs culinaires en littérature, c'est à dire sur les livres tournant autour des aliments, de la cuisine, où la gastronomie occupe une place prépondérante ou qui se déroulent chez un grand chef. Je pense par exemple à Chocolat Amer ou à la colère des aubergines. A tous ces magnifiques romans qui nous mettent l'eau à la bouche! D'où le rapport avec le gâteau et nos splendides pavés de 1000 pages!


Les inscriptions sont ouvertes aujourd'hui et se terminent le 17 octobre. Je vous enverrai le questionnaire le 18 et les récupérerait jusqu'au 25 octobre. Vous saurez le nom de votre swappé avant le 28 du même mois. Restera à envoyer les colis avant le 21 novembre pour tous publier nos colis le 1er décembre!

Pour vous inscrire, envoyer moi un petit message via le formulaire de contact.
Il y a 15 places! J'espère les remplir!

Le colis devra contenir :
-2 à 3 livres (neufs ou d'occasion) sur ce thème
-1 cahier de recettes avec quelques unes de nos recettes fétiches écrites à la main
-1 gourmandise salée (pour changer du sucré)
-1 ustensile de cuisine au choix (je fais confiance à votre imagination)
Le but étant de passer un bon moment sans se ruiner!


J'attends vos inscriptions et vos suggestions de titres pour créer une petite biblio avec impatience!

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:45

Une de mes achats au salon de Fuveau (2009).

Un livre boulversant. Un grand coup de poing au creux du ventre. Un va et vient entre la vie et la mort. La vie de sa fille. La vie avec elle, comme autant d'instants de grâce. La mort de sa mère. Comme un voile noir sur les chose. Une souffrance terrible. Sans nom. Comme cette maladie qui dit rarement le sien. Ce livre touche à un sujet très sensible. La mort d'un parent. Et surtout sa souffrance. Souffrance de ce cancer qui ronge sa mère. Souffrance de l'auteur qui assiste impuissant.

Ce livre est d'autant plus marquant qu'il est autobiographique. Certains passages avec les médecins font vraiment froid dans le dos. L'impression de tristesse est renforcé par tous les petits souvenirs que l'auteur se rappelle. Par la différence entre l'avant et l'après.

Même si ce livre fait mal, il y a pourtant des passages plein de lumière. L'auteur nous parle de son amour de père. Des joies que lui procure sa fille. Des promenades en Provence. De la lumière. Comme autant de petits miracles pour continuer à avancer, à surmonter tout ça. Tout cela avec des mots, des rythmes qui font parfois penser à la poésie.

Un livre fort et dur. Je crois que s'il avait était plus long, je ne serais pas arrivée au bout. Mais une écriture à découvrir.

Résumé : Sa femme lui a dit un soir: « Je n'ai plus de désir pour toi. » Le lendemain elle partait avec leur petite fille de six ans, Marilou. Le choc, terrible, le projette quatre ans en arrière, lors de la disparition de sa mère. Présent et passé se télescopent. Dans la touffeur de l'été, René Frégni ne dort plus, son coeur bat trop fort, écrase tout. C'est un homme foudroyé qui se débat, qui s'accroche aux mots pour ne pas se pendre. Un hymne d'amour à toutes les amoureuses.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:28

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J'ai vraiment adoré cette nouvelle version du mythe du Pénélope! C'est plein d'humour et surtout redoutablement intelligent.

Enfin, on voit Pénélope d'une autre façon que comme le symbole de la fidélité (et au passage comme une gourde qui attend son mari 20 ans en filant, alors qu'il la trompe de manière éhontée). Ici, Pénélope est vie, intelligente et surtout...menteuse. Tout comme Ulysse. Elle aussi joue avec la réalité, les apparences. On s'amuse énormément avec cette nouvelle version du mythe, surtout avec les passage où Pénélope nous parle de sa cousine Hélène.

L'auteur sait utiliser un vocabulaire moderne, un rythme enlevé. On ne s'ennuie pas une minute. On a du mal à reposer ce livre. On voudrait rester avec Pénélope.

En vous reparlant de ce livre, je repense à Toi, Pénélope d'Annie Leclerc. Là aussi on découvre un autre visage de Pénélope. Si Margaret Atwood utilise l'humour, l'ironie, Annie Leclerc écrivait plutôt sur les relations mari et femme, sur l'absence. Mais toutes les deux parlent de la culpabilité de Pénélope. Culpabilité de n'avoir pas défendu ses servantes. D'avoir laissé faire. Dans les deux cas, j'ai passé un excellent moment. Ces différentes version de l'histoire se complète admirablement, et forme peut à peu une autre vision de Pénélope...plus moderne, plus humaine. Plus proche de nous.

Une autre façon de découvrir la mythologie.

Résumé : " Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des menteurs émérites et éhontés. " Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple qu'elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à la ruse et à l'artifice pour sauver sa vie.
Selon Homère, Ulysse à son retour de Troie massacra tous les prétendants à son trône qui, en son absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi pendre les douze servantes de Pénélope qu'il accusa de l'avoir trahi. Dans cette relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood, Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les Enfers sa propre version de l'histoire, celle d'une femme, d'une épouse, d'une mère et surtout d'une reine bien plus lucide et plus forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu'à aujourd'hui.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:07
Et encore un nouveau  dimanche poétique!

Les Quatre sans cou

Ils étaient quatre qui n'avaient plus de tête,

Quatre à qui l'on avait coupé le cou,

On les appelait les quatre sans cou.

 

Quand ils buvaient un verre,

Au café de la place ou du boulevard,

Les garçons n'oubliaient pas d'apporter des entonnoirs.

 

Quand ils mangeaient, c'était sanglant,

Et tous quatre chantant et sanglotant,

Quand ils aimaient, c'était du sang.

 

Quand ils couraient, c'était du vent,

Quand ils pleuraient, c'était vivant,

Quand ils dormaient, c'était sans regret.

 

Quand ils travaillaient, c'était méchant,

Quand ils rôdaient, c'était effrayant,

Quand ils jouaient, c'était différent,

 

Quand ils jouaient, c'était comme tout le monde,

Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,

Quand ils jouaient, c'était étonnant.

 

Mais quand ils parlaient c'était d'amour.

Ils auraient pour un baiser

Donné ce qui leur restait de sang.

 

Leurs mains avaient des lignes sans nombre

Qui se perdaient parmi les ombres

Comme des rails dans la forêt.

 

Quand ils s'asseyaient, c'était plus majestueux que des rois

Et les idoles se cachaient derrière leurs croix

Quand devant elles ils passaient droits.

 

On leur avait rapporté leur tête

Plus de vingt fois, plus de cent fois,

Les ayant retrouvés à la chasse ou dans les fêtes

 

Mais jamais ils ne voulurent reprendre

Ces têtes où brillaient leurs yeux,

Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.

 

Cela ne faisait peut-être pas l'affaire

Des chapeliers et des dentistes.

La gaieté des uns rend les autres tristes.

 

Les quatre sans cou vivent encore, c'est certain.

J'en connais au moins un

Et peut-être aussi les trois autres.

 

Le premier, c'est Anatole,

Le second, c'est Croquignole,

Le troisième, c'est Barbemolle,

Le quatrième, c'est encore Anatole.

 

Je les vois de moins en moins,

Car c'est déprimant, à la fin,

La fréquentation des gens trop malins.

Robert Desnos

 

http://3.bp.blogspot.com/_c_iZUyUg6k4/R-v6dBdlErI/AAAAAAAAAFs/f0Zoc6deo6A/s400/les+quatre+sans+cou+2.jpg

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 13:18
Résumé : Carl Allen est au point mort. No future... jusqu'au jour où il s'inscrit à un programme de développement personnel basé sur une idée toute simple : dire oui à tout ! Carl découvre avec éblouissement le pouvoir magique du "Yes", et voit sa vie professionnelle et amoureuse bouleversée du jour au lendemain : une promotion inattendue, une nouvelle petite amie... Mais il découvrira bientôt que le mieux peut être l'ennemi du bien, et que toutes les occasions ne sont pas bonnes à prendre...



Ce film m'intrigué. Je me demandais comment l'intrigue se mettait en place et surtout comment faire un film sans entasser les gags récurrents. Pari réussi!

S'il ne faut qu'une raison pour voir ce film : le sourire de Jim Carrey. Rien que ça, ça me met de bonne humeur. Un sourire pareil, c'est fantastique. Mais il y a beaucoup d'autres raisons de voir ce film. D'abord l'idée de départ est très amusante : dire oui à tout, forcément, ce n'est pas de tout repos. S'en suivent des situations cocasses et complètement délirantes. Mais surtout, Carl est un personnage attachant, avec son divorce, sa petite vie un peu grise, un peu triste, son désir de ne plus s'engager pour ne pas souffrir. On le suit avec plaisir dans ses excès. Excès de tristesse d'abord. Puis excès d'expériences. Une jolie histoire d'amour vient donner de jolies couleurs à tout ça.

Ce film fait réfléchir. Comme le disent les Yesman, dire non, c'est aussi, parfois, dire non à la vie, aux expériences agréables. Il s'agit de se demander pourquoi nous disons non, sans pour autant tomber dans l'excès inverse de dire toujours oui. On s'interroge sur soi-même, sur ce qu'on veut de sa vie.

Un film étonnant et réjouissant!

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 11:58

Un de mes achats au Salon du livre de Fuveau 2009.

Dans l'ensemble, un roman très sympathique. Au départ, on découvre juste les deux copines (Delphine et Elise) et leurs petits amis du moment. On se demande un peu comment tout ça va évoluer et surtout comment cela va prendre 250 pages.

Mais l'auteur a l'intelligence de rajouter des personnages au fur et à mesure et de méler leurs voix, leurs points de vue. On se laisse prendre et on se demande comment tout cela va se terminer.

Les passages entre Florent (un DJ complètement allumé) et Barnabé (son patron) sont vraiment très amusants. Les personnages secondaires sont très sympathiques aussi. On a même envie qu'il y ait une suite, pour savoir comment tout ça évolue.

Un bémol cependant. D'une part, les deux personnages féminins sont quelques peut agaçantes (très égoïstes, relativement superficielles). Mais surtout, elles passent leur temps à boire et à fumer. Ce qui semblent leur plaire énormément et être très "cool" puisque Lise vire son petit ami trop pantouflard (même si le passage est tourné comme une critique de ce genre d'attitude). Cette culture de la fête pour la fête, très peu pour moi. Cela m'ennuie prodigieusement.

Une lecture qui détend donc, même si elle est loin d'être indispensable.

Résumé
: Notre décision semblait ferme : Delphine et moi allions enfin avoir une vie amoureuse normale ! Mais comment voulez-vous que deux nanas de notre trempe acceptent de renoncer à leurs apéros débriefing-remontage-de-moral ? leurs insatisfactions chroniques ? leurs ex de passage ? leurs parties de Scrabble hebdomadaires chez maman ? les principes " bourges " des parents de Delphine ? Vous êtes d'accord, c'est rigoureusement impossible, n'est-ce pas ?

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:14

 Résumé : Vive et charmante, Becky Bloomwood est une accro du shopping. Passionnée de mode, elle est incapable de résister au plaisir d'acheter tout ce qui est branché, tendance, trendy...Obligée de trouver un job pour financer ses achats impulsifs, elle obtient un poste - ô ironie ! - dans un magazine financier. La voilà expliquant aux lecteurs comment gérer leur argent au quotidien, alors qu'elle passe son temps à dépenser le sien dans les boutiques !Becky se retrouve vite dans une situation délicate qu'elle cherche à cacher à son patron, un homme très attirant...





Un film qui ressemble à un délicieux bonbon. D'abord par les couleurs, les lumières. On a l'impression d'être dans une confiserie. Et puis aussi avec cette histoire sucrée, tout enh douceur, qui passe toute seule. Et on passe vraiment un excellent moment, car avec un paquet de fraises tagada.

Isla Fisher joue très bien cette jeune femme complètement écervelée, reine des gaffeuses mais très attachante. Elle est régulièrement à côté de ses pompes (c'est le cas de le dire), mais avec un charme fou. Même si la fin est prévisible, on s'amuse beaucoup, on rit des gaffes et des mensonges divers. Mais en même temps, ce n'est pas aussi léger que ça en à l'air. Il y a quelques très jolis moment d'émotion avec sa meilleure amie et surtout, on peut se retourner la question : pourquoi achetons-nous? Je déteste le shopping (trop de monde, trop de produits), mais quand ça ne va pas et que je rentre dans une librairie, je ne fais pas mieux que Rebecca. Comme elle le dit, faire les magasins rend le monde plus beau. Mais après il redevient laid. Et il faut recommencer. J'ai beaucoup aimé cette réflexion sur le shopping, l'achat compulsif...un peu comme quand on été petit, avec notre doudou.

J'ai vraiment aimé ce film et j'ai hâte de lire le tome 2 que ma meilleure amie vient de me prêter.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 10:44


Pour cette troisième édition, j'ai choisi de parler d'un livre qui m'a littéralement passionnée. Merci Emmyne de m'avoir soufflé cette idée!

La couverture et le titre m'avait attirée. Je ne connaissais pas cet auteur à l'époque, mais je me suis lancée dans cette saga familiale et je n'ai plus lâché ce livre, jusqu'à la dernière page.

Nous suivons la vie d'une famille durant un siècle, avec les joies, les peines, les trahisons. En cela rien de bien exceptionnel. Un grand classique dans les sagas familiales. Mais ce qui est fantastique, c'est ce souffle épique. On est entraîné par le rythme des phrases, par tous ces évènements, dépareillés au début et qui peu à peu vont se mêler pour former un destin. Destin des hommes, mais aussi de ce coin de terre. Village qui va suivre la même trajectoire que cette famille. Grandeur et décadence.

Car la terre, le climat, on une importance capitale. Il font partie intégrante de l'intrigue, du roman. On vit ce livre plus qu'on ne le lit. On ressent la chaleur étouffante, on entend le bruit des insectes et des conversations, on voir l'immense demeure. On retrouve la marque des auteurs sud-américains, avec cette importance du sol, de la terre (comme dans la maison aux esprits d'Isabel Allende).

Mais on retrouve aussi cette espèce de folie des hommes et de la nature. Folie de l'amour, de la chair, mais aussi de la violence et de la mort. Tout se mélange dans une formidable cascade dévènements, de paroles, de vie. On a l'impression que le bizarre, le surnaturel, sont intimement lié à cette région du globe. Cela fait partie de la vie quotidienne. Mais pour nous, c'est un réel dépaysement, un moment magique.

Une véritable aventure littéraire.

Résumé : Il y a les bouches noires des fusils qui jettent des regards de mort au colonel Aurelanio Buendia et il y a la mémoire du militaire qui, devant sa fin proche, s'élance comme un disque solaire... Il revoit son village, le Macondo, perdu dans des territoires oubliés de l'Amérique du Sud, l'histoire fabuleuse de sa famille traversant, comme une dynastie royale, les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence..

Au travers de l'histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d'éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d'une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude.



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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:46
Lecture commune avec Kalistina, Karine. Si j'oublie quelqu'un, qu'il se manifeste. Comme dirait Karine, ne pas taper.

Un livre fort, émouvant, envoûtant. On n'en sort pas indemme. On y retrouve la verve, la force épique, le petit grain de folie de la littérature sud américaine, tout en découvrant les blessures du Chili. Car même si celui-ci n'est jamais cité, si les personnages ne sont pas nommés, on n'a aucune difficultés à les reconnaître. On croise ainsi Salvadore Allende (oncle de l'auteur), Pinochet. On vit, comme si on y été le coup d'état. On entre dans l'Histoire.

Mais aussi dans l'histoire. Avec les destins des différents membres de la famille Trueba. Deux personnages m'ont particulièrement marquée : Clara et Esteban. Ce couple bizarre, pas vraiment assorti et pourtant ne semblant faire qu'un. Esteban est un personnage curieux. Difficile à cerner. Il est à la fois insupportable dans ses colères, ses entêtements, sa violence et attachant par son amour pour sa femme et sa petite fille, par son sens de l'hommeur, son courage. On n'arrive pas vraiment à le détester, même si ce n'est pas quelqu'un de bien. Il fait vraiment partie de ces  personnages complexes, très proche des déchirements humains.

Et puis, il y Clara. Solaire. Magnifique. Humaine. Comme le dit son mari, c'est un ange. Le roman est illuminé par sa présence, sa fantaisie. Dans les passages où elle n'apparaît pas, le monde se fait plus sombre, plus dur. Car c'est elle qui arrive à colorer sa vie et celle des gens autour d'elle. Un personnage époustouflant. Un ange. C'est tout à fait ça.

Enfin, il y a Alba, la petite fille d'Esteban et de Clara. Forte, déterminée. Un personnage moins charismatique mais qui a la force de caractère d'Esteban et la lumière de Clara. Les liens qu'elle entretient avec son grand-père son vraiment magnifique. Elle est en quelques sortes sa punition et sa rédemption.

Un livre fort et beau, où on apprend beaucoup de chose. Sur le Chili. Mais surtout sur la nature humaine, dans tout ce qu'elle a de beau et de laid, de fort et de faible. J'avais adoré le film et le livre ne m'a pas déçue un instant. J'avais l'impression d'y être. Un très beau livre pour découvrir cet auteur de talent.

Résumé
: Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes.

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