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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 11:13

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BpLKZnJYL._SL500_AA300_.jpg

Chroniqué de cet auteur : Esclave!

 

Un roman sur le thème de la bioéthique et du clonage. Un jeune garçon va découvrir qu'il n'est qu'un clone, une réserve d'organes pour son original.

 

L'histoire est originale et bien menée. L'écriture de Pascale Maret est agréable. Sans fioriture. On suit avec plaisir les aventures du personnages, même si on se doute de la fin.

 

L'intérêt de ce livre tient surtout à sa réflexion sur des thèmes d'actualité. Quelle place pour le clonage dans notre société? Cloner, mais dans quels buts? Quelles sont les dérives possibles? Pourrait-on y trouver des avantages?

 

J'ai passé un agréable moment. J'ai seulement regretter le manque d'émotion. On ne ressent pas grand chose pour le héros. Pourtant à la fin, lorsqu'il doit faire un choix important, on aurait presque eu de la sympathie pour lui...

 

Un bon roman malgré quelques défauts.

 

Résumé : Rien. Quatre Bleu ne savait rien de sa vie. Il ne savait pas qu'il était un clone. Il ne savait pas qu'il était là, comme des milliers d'autres, pour fournir des organes en cas de besoin ; il ne savait pas qu'il pouvait être sacrifié à tout moment. Mais maintenant, il sait. Et ça change tout.

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Published by Edelwe - dans Science Fiction
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:43

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!


Si j'étais ton chemin

 

Assis près du grand saule, au milieu du jardin
Comme à tes premiers jours, penché sur ton couffin
Quand je berçais tes rêves à la tombée du soir
J'essaie d'imaginer le cours de ton histoire
Les lignes de ta main, si j'étais ton chemin

Je me ferais discret dans l'ombre de tes pas
Pour t'aider à grandir et pour t'ouvrir la voie
Je serais la poussière qui s'envole à tes pieds
Un peu de mon bonheur qui colle à tes souliers

Je t'aimerais au point de te lâcher la main
Pour que tu sois le seul à choisir ton destin
A destiner ta route en puisant au hasard
Les raisons d'espérer et la force d'y croire
Si j'étais ton chemin, si j'étais ton chemin

Je construirais des ponts, des tunnels, des ouvrages
J'ouvrirais des sentiers partout sur ton passage
Pour que tu puisses aussi t'écarter quelquefois
Des pistes balisées qu'on a tracé pour toi

Je t'apprendrais les mots pour soigner les blessures
Les signes éparpillés le long de l'aventure
Pour te montrer le Nord quand tu te crois perdu
Les silences attendris de ceux qui ne sont plus
Mais qui tiendraient ta main, si j'étais ton chemin

J'irais cueillir ton rêve au plus fort de la nuit
Le planter dans la terre et l'inonder de pluie
De lumière et d'amour, au soleil de midi
Pour que tu rêves encore, chaque jour de ta vie

Je ne t'épargnerais ni le temps ni l'effort
Pour que tu sois debout devant les coups du sort
Solide et résistant face à l'adversité
Riche de ton courage et de ta liberté

Et je déposerais quelque part une pierre
Pour te laisser t'asseoir, offrir une prière
A tous ceux dont l'histoire t'a mené jusque-là
Et pour ceux qui suivront la trace de tes pas
Si j'étais ton chemin, si j'étais ton chemin

Et nous serions semblables aux bulles de savon
Qui font la route ensemble et puis qui se défont
Dans le même courant, chacun de son côté
Mais sans aucun désir, au fond, de s'éloigner

Puis, je m'effacerais comme un sentier se perd
En refaisant parfois le chemin à l'envers
J'aurais le sentiment d'avoir rempli mon rôle
Et je m'endormirais à l'ombre du grand saule
Où je berçais sans fin le début de ta vie

Au-delà des bonheurs partagés en commun
Saurais-je alors enfin si j'étais ton chemin ?
Si j'étais ton chemin ?

 

Yves Duteil

 

http://www.memoclic.com/4-1122-600x450/fond-ecran-chemin-forestier.jpg

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Published by Edelwe - dans Familles
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 11:08

http://www.livrenpoche.com/thumb/Fabien/200/47488-0.jpgChroniqué de cet auteur :  

Topaze

Judas

 

Une autre pièce que je ne connaissais pas de Pagnol. Très surprenante. Elle se passe dans l'univers du cirque et des foires, avec plusieurs personnages étranges comme la femme à barbe et l'homme oiseau. J'ai pensé à Freaks ou Jésus Betz (François Roca et Fred Bernard). Peut-être à cause de l'univers du cirque...

 

Le thème est assez classique : le triangle amoureux. Le déroulement de l'histoire aussi. Pourtant on finit par se demander comment tout cela va finir. On suit l'histoire avec intérêt. Il y a surtout le personnage de Milly. Une femme un peu forte, délaissée par son mari mais qui l'idolâtre. Elle croit vraiment tou ce qu'il dit. Il en profite. Lui fait avaler toutes les couleuvres. On se dit qu'elle va finir par comprendre. Mais non. C'est vraiment un amour absolu. Trop? Pourtant, c'est un personnage touchant. Elle aurait pu être exaspérante d'aveuglement, mais Pagnol sait nous la rendre proche. Touchante. Finalement, on ne regrette pas la fin, même si elle est très cynique.

 

Les autres personnages sont très pitoresques. Ils apportent de la couleur et de l'humanité à l'ensemble. Un peu comme dans Corydon, on se demande finalement où est véritablement le monstre. Est-ce l'homme lion? La femme à barbe? Ou Fabien, ce mari volage et égoïste? Le contexte du cirque ne fait qu'exacerber cette impression?

 

Milly devient un personnage magistral. Presque tragique. Comme le dit Fabien, une sorte de sainte.

 

Une découverte intéressante et une pièce qui mérite d'être connue.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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Published by Edelwe - dans Drame
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 14:46

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41%2BTYZ0hWHL._SL500_AA300_.jpg

Un très beau roman sur l'esclavage. L'auteur sait trouver le mot juste sans tomber dans le pathos. Les personnages ne sont (presque) pas caricaturaux. On peut donc facilement s'attacher à eux. Ana est courageuse, sympathique. On sent tout le potentiel qu'elle porte en elle.

 

Le thème abordé est bien maîtrisé. Au début et à la fin de l'ouvrage on trouve quelques pages d'explications qui permettent au jeune lecteur de s'y retrouver. C'est intéressant car on voit comment les choses se passaient à l'époque. On a envie de se renseigner d'en savoir plus.

 

L'écriture est très agréable et enrichit encore ce livre.

 

Un livre agréable, plein d'aventure et de réflexion.

 

Résumé : Ana a dix ans. Quand elle est vendue comme esclave, sur le marché de Caracas, au Venezuela, elle est seule au monde. Elle échoue dans une riche famille de planteurs, et travaille comme repasseuse, à la lingerie. Peu à peu, sa vie s’améliore : elle partage les jeux des enfants du maître, et Antoine, le précepteur, la prend même en affection, et lui apprend à lire. Mais survient un malheureux accident, provoqué par la jalousie, et la voilà chassée, condamnée à partir travailler dans les champs.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 09:57

http://ecx.images-amazon.com/images/I/415EG4WMMKL._SL500_AA300_.jpg

Chroniqué de cet auteur : Topaze

 

Je ne savais pas du tout que Pagnol avait écrit une pièce à ce sujet. Judas étant un personnage qui m'a toujours intrigué, j'ai apprécié la version que Pagnol donne de cette histoire. Pour lui, Judas a trahi Jésus par amour et parce que les écritures devaient s'accomplir.

 

On retrouve le style de Pagnol. Son humour aussi, même si la pièce est tragique. Au début on est un peu surpris. On a un mélange de classique (assez proche de Polyeucte de Corneille) et de Marius. On a l'impression d'entendre le centurion parler avec l'accent marseillais...Ce qui peut être déstabilisant. Mais peu à peu la pièce suit son rythme de croisière et on s'attahce au personnage de Judas. On souffre avec lui. J'ai terminé la pièce en pleurant. Parce que c'est tout simplement une belle histoire. Une histoire triste. Une histoire humaine.

 

Pagnol ne s'étend pas sur le côté religieux. Il se concentre sur le lien d'amitié qui unit Jésus et Judas. Finalement l'histoire pourrait être tout autre, c'est quand même ce qu'on retiendrait.

 

En lisant cette pièce, on se pose une question : jusqu'où peut on aller pour un ami?

 

Une pièce qui m'a d'abord surprise, puis vraiment touchée.

 

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:36

FINAL.png

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41FO1B7VqsL._SL500_AA300_.jpgUn livre étudié au lycée et dont je garde un excellent souvenir. C'est à partir de là que j'ai décidé de lire les Rougons dans l'ordre (pas encore finit mais ils sont dans ma PAL. Un bon début!).

 

Un style prodigieux qui emporte le lecteur et lui donne à voir le monde. On s'attache à Gervaise. On tremble car on sait la fin inéluctable. Son histoire est pleine de force, avec des scènes marquantes comme le souper du mariage, la première scène au lavoir. Les personnages aussi sont marquants. On voit les liens qui se noue entre eux. Les rivalités. On a l'impression d'y être.

 

Zola sait parler des êtres humains. De leur force. De leur faiblesse. Mais il le fait sans sujet. Il montre. Il raconte. Car Zola est avant tout un fantastique conteur. Ses histoires se déroulent devant nos yeux. On pourrait y être. Il sait aussi donner vie aux objets, aux lieux qui deviennent des personnages à part entière.

 

Ce livre se place aussi dans un contexte historique et littéraire passionnant. Il s'inscrit dans une oeuvre gigantesque. Rien que d'en parler j'ai envie de le relire!

 

Un gros coup de coeur et un immense écrivain.

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Published by Edelwe - dans Drame
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 09:16

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/0/0/8/9782848013800.jpgUn gros coup de coeur pour ce joli album!

 

Babog, notre héros, a un gros chagrin. Son jouet préféré vient de se casser! Mais un mignon petit personnage vient partager son chagrin. Il va tout faire pour aider Babog!

 

Une très jolie historie, pleine de poésie. Tout comme la conception de cet album : un livre avec de belles pages épaisses, qui tient bien en main et surtout une ravissante peluche Chagrinou et un.. sac à chagrin. Pour y mettre tout ses chagrins et se faire consoler.

 

Un livre qui permet aux enfants d'exorciser leur chagrin et de voir la vie du bon côté.Ce petit sac à chagrin peut être bien utile! On prend plaisir à le lire avec eux, à commenter les jolies images, à le lire à haute voix. A leur expliquer ce qui se passe. A les écouter.

 

Un délicieux moment!

 

Merci aux éditions Tourbillon pour ce très bel album!

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Published by Edelwe - dans Enfance
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 09:40

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41YWP4GGN3L._SL500_AA300_.jpg

J'avais vu le film avec Fernandel et j'avais adoré. J'ai donc décidé de lire la pièce. Je n'ai pas été déçue.

 

On retrouve toute la force du personnage de Topaze. Son évolution. Lui, un modèle de vertu, qui peu à peu va tomber dans le vice, d'abord par amour puis par profit.

 

Le texte se lit très facilement. On ne le voit pas passer. On le lit comme un roman policier. Pour savoir comment tout cela va se terminer (même en ayany vu le film). On retrouve avec plaisir le style de Pagnol. Ses répliques font mouche.

 

La pièce est très cynique mais toujours d'actualité. Comment faire carrière honnêtement? Est-ce que des procédés malhonnêtes permettent d'obtenir plus rapidement ce qu'on désir? Comment sont récompensés la vertu et la probité? Dans un monde où le bien matériel est placé au-dessus du reste, la question semble encore pertinente.

 

Une belle réflexion sur le monde. A découvrir ou à re-découvrir.

 

Résumé : Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l'utiliser comme prête-nom... Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C'est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces. Le personnage de Topaze devient aussitôt une figure archétypale du théâtre français. La pièce a donné lieu à trois films : le premier de Louis Gasnier (1932. avec Louis Jouvet), et deux de Pagnol lui-même (1936, avec Arnaudy, puis 1950, avec Fernandel). D'autres suivront. Tant qu'il y aura des comédiens. Topaze tentera les meilleurs.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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Published by Edelwe - dans Réflexion
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:53

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!

 

 

La chauve-souris

 

Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie

Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait se mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Découpé dans la nuit

Sans jamais s'émouvoir
Pour cette chauve-souris
Le grand parapluie noir
Sortait de son étui.
Il prenait sous son aile
Soin d'une belle de nuit
Qui, boulevard Saint Marcel
Le nourrissait de pluie

Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais
Après les palabres
Pour faire un peu d'osier
Un avaleur de sabres
Le mis dans son gosier
Le mis dans son gosier

A un acrobate
Servit de balancier
Un vendeur de cravates
Le prit comme associé
Puis il se déplia
Sur une permanente
Puis il se déplia
Car il pleuvait sur Nantes
Car il pleuvait sur Nantes

Une chauve-souris
Demoiselle de la nuit
Une chauve-souris
Aimait un parapluie

Elle vint chercher l'oubli
Au fond d'un vieux manoir
Où elle mourrait d'ennui
Pendant que le parapluie
Menait au Père-Lachaise
Une vie de bâton de chaise

Un jour de mauvais temps
Un jour de mauvais temps
Un brusque coup de vent
lui mit les pieds devant
On le laissa pour mort
Dans quelque caniveau
On le laissa pour mort
Avec le bec dans l'eau
Avec le bec dans l'eau

En voyant son squelette
Qui faisait sa toilette
Parmi les détritus
Et les denrées foutues
"C'est la chance qui me sourit!"
Hurla la chauve-souris
"Je le croyais perdu
Le manche est revenu
Le manche est revenu"

Riant comme une baleine
Pleurant comme une madeleine
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Ils allèrent se dirent oui
Dans le grenier de la mairie
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie

 

Thomas Fersen

 

http://przyborowski.unblog.fr/files/2010/02/pluie1.jpg

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Published by Edelwe - dans Amour
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:32

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Z7ycUi8vL._SL500_AA300_.jpg

Une pièce peu connue de Pagnol. Ecrite avec Paul Nivoix. On y retrouve la verve de Pagnol et plusieurs de ces personnages rappellent Topaze. Des gens profondément honnêtes que la société va pervertir.

 

L'aspect historique, pendant et après la 1ère guerre mondiale, est intéressant. On découvre comment certains ont réussi à ne pas partir au front et en ont profité pour s'enrichir. Et on continué à en profiter après la guerre.

 

Les personnages sont intéressants et on se demande ce que cela peut donner sur scène. L'écriture de Pagnol est très visuelle (et avec beaucoup de précisions dans les didascalies) et permet de s'imaginer les déplacements des acteurs et aussi leurs mimiques. Peut-être parce que j'ai vu la majorité de ces films...mais j'avais l'impression de voir la pièce jouée.

 

Les répliques font mouche. Le thème est intéressant. Plus cynique que ce que Pagnol a écrit par la suite.Quand on sait que Pagnol n'a pas fait cette guerre pour des raisons de santé, je trouve très courageux d'écrire sur ce sujet. C'est une dénonciation de ceux qui ont profité des héros défunts pour entrer en politique. Mais c'est surtout une pièce qui dénonce la guerre et sa violence.

 

Une lecture très agréable qui donne envie de découvrir d'autres pièces moins connues de ce très grand auteur.


Résumé : La Grande Guerre a coûté la vie à plusieurs millions de jeunes Français. Elle a été l'occasion de quelques grandes fortunes et a marqué le début de quelques grandes carrières.

 

http://storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900_p.jpg

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