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Challenge (depuis le 1er janvier 2011)

  • Challenge Pierre Bottero 4/3 ! (qui se poursuit sans limite de temps!)

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Challenge Pierre Bottero : bilan et prolongation 

 

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Neutre en carbone

bonial – prospectus et catalogues en ligne pour moins de papier

9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 13:06

FINAL.png

 

 

Je viens d'emprunter le dernier Modiano à la bibliothèque et j'ai eu envie de vous parler du roman que je préfère de cet auteur.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41AJ9K0EJQL._SL500_AA300_.jpgImpossible de confondre l'écriture de Modiano avec celle de quelqu'un d'autre. Dès les premières lignes, on sait que c'est lui. Le ton mélancolique. Le style lent comme une berceuse. La place de Paris. Les déambulations de l'auteur dans les rues. Des personnages un peu flous. On tombe sous le charme ou pas. C'est une ambiance et une écriture très particulière. Un rien obsessionnelle. Toujours autour des mêmes thèmes. Comme une question lancinante.

 

Dans ce roman, le narrateur part à la recherche d'un souvenir. Celui d'une femme, qu'il a à peine croisée, et dont il vient d'apprendre la mort. On le suit dans ses pérégrnations de Paris à Nice. On s'interroge avec lui. On se laisse prendre à sa nostalgie. A une forme de déliquescence du réel. Celui-ci est toujours là. Mais comme un peu effacé. Comme lorsquon regarde une image près d'une source de chaleur. Mais malgré cela, on s'attache à l'histoire des personnages. Car Patrick Modiano est un véritable conteur. On a l'impression d'y être. De ressentir la chaleur, la mollesse des choses et des évènements. Par moment, la tension monte, sans trop savoir pour quoi. On s'inquiètes pour le narrateur. Arrivera-t-il au bout de sa quête? Mais finalement est-ce l'important?

 

L'important n'est-ce pas plutôt le doux enchantement des phrases de Modiano.

 

Résumé : « Je suis tombé sur la vieille coupure de journal qui datait de l'hiver où Ingrid avait rencontré Rigaud. C'était Ingrid qui me l'avait donnée la dernière fois que je l'avais vue. Pendant le dîner, elle avait commencé à me parler de toute cette époque, et elle avait sorti de son sac un portefeuille en crocodile, et de ce portefeuille la coupure de journal soigneusement pliée, qu'elle avait gardée sur elle pendant toutes ces années. Je me souviens qu'elle s'était tue à ce moment-là et que son regard prenait une drôle d'expression, comme si elle voulait me transmettre un fardeau qui lui avait pesé depuis longtemps ou qu'elle devinait que moi aussi, plus tard, je partirais à sa recherche. C'était un tout petit entrefilet parmi les autres annonces, les demandes et les offres d'emplois, la rubrique des transactions immobilières et commerciales : " On recherche une jeune fille, Ingrid Teyrsen, seize ans, 1,60 m, visage ovale, yeux gris, manteau sport brun, pull-over bleu clair, jupe et chapeau beiges, chaussures sport noires. Adresser toutes indications à M. Teyrsen, 39 bis boulevard Ornano, Paris." »

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 11:50

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QCZMKLd7L._SL500_AA300_.jpg

Une histoire étonnante. Très belle et très touchante. Je ne veux pas en dire trop pour ne pas vous priver des multiples rebondissements de ce roman. Et surtout de cette fin à la fois magnifique et tragique.

 

La construction qui met en parallèle les souvenirs de Paul Desroches, le mari d'Anna et les articles autour de l'affaire Song est vraiment très subtil.  Chaque image d'Anna se reflète à l'infini. Participant à son mystère. A son aura. On a l'impression de la connaître. On voudrait l'avoir rencontrer. Peu à peu on découvre les multiples facettes de sa personnalité. Surtout son courage et sa passion pour la musique.

 

On plonge ainsi dans l'univers de la musique classique. Sa beauté. La cruauté de son univers qui parfois rejette les artistes. Malgré l'immense travail qu'ils ont du fournir. Malgré le sacrifice de temps d'instants. On découvre un autre regard sur la musique. Cela donne envie de mieux ressentir certains classiques. D'en découvrir d'autres.

 

On a aussi soudain envie de découvrir le Vietnam. La baie d'Halong. La culture de ce peuple. On rêve. Un peu comme Anna. On s'imagine des paysages de légendes. Si différents des notres. Des paysages qui n'existent peut-être même aps dans la réalité.

 

Mais surtout, il y a le sublime amour que Paul voue à sa femme. Pour elle, il ira jusqu'au bout. Cet amour nous donne des frissons. Nous fait venir les larmes aux yeux. Magnifique. Absolu. On en reste muet, la dernière page tournée.

 

Peut-être juste un petit bémol : un style que j'ai trouvé parfois difficile à suivre, avec beaucoup de digressions dans une même phrase. Je m'y suis un peu perdue parfois.

 

Mais ce n'est rien à côté de la puissance de ce roman. Un roman qu'on aura du mal à oublier.

 

Résumé : Anna Song, `la plus grande pianiste vivante dont personne n'a jamais entendu parler", laisse derrière elle une œuvre discographique sans précédent. Malgré la maladie, et clans un engagement du corps et de l'âme proche de la ferveur, elle a voué ses dernières années à arpenter, avec une indéfectible justesse, un territoire musical des plus vastes. Gardien du temple et architecte de la légende : Paul Desroches, son mari et producteur. Mais tandis que celui-ci raconte la femme aimée, de l'émerveillement enfantin aux patientes années d'une vie partagée dans une sorte de culte de la beauté, le scandale éclate.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:40

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon.


Parce que c'était lui...

 

Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant: «Parce que c’était lui, parce que c’était moi.»

 

Il y a, au-delà de tout mon discours, et de ce que j’en puis dire particulièrement, je ne sais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous être vus, et par des rapports que nous entendions l’un de l’autre, qui faisaient en notre affection plus d’effort que ne porte la raison des rapports, je crois par quelque ordonnance du ciel; nous nous embrassions par nos noms. Et à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l’un à l’autre. Il écrivit une satyre latine excellente, qui est publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de notre intelligence, si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous étions tous deux hommes faits, et lui de quelques années de plus), elle n’avait point à perdre de temps et à se régler au patron des amitiés molles et régulières, auxquelles il faut tant de précautions de longue et préalable conversation. Celle-ci n’a point d’autre idée que d’elle-même, et ne se peut rapporter qu’à soi. Ce n’est pas une spéciale considération, ni deux, ni trois, ni quatre, ni mille: c’est je ne sais quelle quintessence de tout ce mélange, qui, ayant saisi toute ma volonté, l’amena se plonger et se perdre dans la sienne; qui, ayant saisi toute sa volonté, l’amena se plonger et se perdre en la mienne, d’une faim, d’une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous fût propre, ni qui fût ou sien, ou mien.

L’ancien Menander disait celui-là heureux, qui avait pu rencontrer seulement l’ombre d’un ami: il avait certes raison de le dire, même s’il en avait testé. Car à la verité si je compare tout le reste de ma vie, quoiqu’avec la grâce de Dieu je l’aie passée douce, aisée et, sauf la perte d’un tel ami, exempte d’affliction pesante, pleine de tranquillité d’esprit, ayant pris en paiement mes commodités naturelles et originelles sans en rechercher d’autres; si je la compare, dis-je, toute aux quatre années qu’il m’a été donné de jouir de la douce compagnie et société de ce personnage, ce n’est que fumée, ce n’est qu’une nuit obscure et ennuyeuse. Depuis le jour que je le perdis, je ne fais que traîner languissant; et les plaisirs même qui s’offrent à moi, au lieu de me consoler, me redoublent le regret de sa perte.


Essais, livre Ier, chapitre XXVII. Montaigne

 

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http://4.bp.blogspot.com/_xqwcTverPQs/SbjWUTWYLOI/AAAAAAAAC1U/V3faY0LSQNk/s400/0hzxygiv.jpg

 


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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 09:49

 

 

Grimmy m'a proposé ce tag et c'est volontiers que j'y réponds. D'ailleurs elle a un blog très sympa que je vous conseille de découvrir!

 

lemonaward.jpg

 

Signe particulier: Un os en plus dans le pied. Ca fait rogoler tout le monde mais en fait il frotte parfois contre la chaussure et c'est vraiment gênant...

 

Mauvais souvenir : quand je devais rentrer chaque lundi matin loin de chez moi et de ma famille. Heureusement, j'ai eu ma mut' !

 

Défaut:je me mets très facilement en rogne.

 

Film “bonne mine” : Un de trop. J'adore!

 

Souvenir d'enfance: le matin de Noël... et tous les cadeaux!

 

Reprenne qui voudra!

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 10:15

FINAL.png

 

 

Un pièce que j'ai vu au théâtre il y a quelques années. J'avais ensuite eu envie de la lire.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/412TAKE566L._SL500_AA300_.jpgUne pièce très curieuse sur la guerre et ses conséquence sur l'humanité. Sur les hommes et les femmes. Car nous rencontrons ici des hommes et des femmes que la guerre va peu à peu transformer. Modifier. En bien. En mal. Comme eux, on est un peu perdu. Difficile de se repérer. De savoir qui est qui. Au départ, les rôle sont bien définis. Mais ils s'inversent peu à peu. Les protecteurs deviennent les protégés. Et inversement.

 

Certains feront tous pour survivre. D'autres se laisseront porter par les évènements. D'autres enfin, essaieront de trouver une toute petite lueur d'espoir. Au milieu de tous ces êtres, une femme évolue. Qui est-elle? La mort? La guerre? Difficile à dire. Elle oppresse le lecteur. Et pourtant, c'est en elle que réside la clef de l'énigme. On sent qu'elle attire à elle toute la lumière. Toute la compréhension.

 

L'écriture de Yann Appery est parfaitement adaptée à ce texte. Dépouillée. Parfois à la limité du sens. Peut-être est-ce plus facile quand on a vu la pièce. Mais l'ensemble est tou simplement beau. marquant. Un peu comme de la poésie.

 

Un réflexion passionnante sur la guerre. Et toujours cette question : qu'est-ce que j'aurais fait moi. A lire et à relire.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:02

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51sQmsCGfiL._SL500_AA300_.jpg

Autant dire les choses clairement : j'ai eu bien du mal à m'intéresser à ce roman. L'écriture n'est aps désagéable. L'idée de départ, d'une heure secrète juste à minuit, que seules certaines personnes peuvent voir est assez originale. Les personnages sont mêmes assez sympas et ne m'ont pas crispés.

 

Mais j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs. On a du mal à vraiment entrer dans l'histoire. Peut-être l'écriture est-elle trop simple. Ou les personnages trop caricaturaux. Je tournais les pages sans déplaisir. Mais sans plaisir. Ca manque un peu de rythme. De souffle. On sait comment tout cela va finir. On sait quel est le secret qu'ils mettent tout le livre à découvrir.

 

 Le savoir ancien reste assez sommaire, assez confus. Pas assez de matière pour créer un univers à part entière, véritablement cohérent.

 

L'ensemble n'est pas désagréable mais ne donne pas vraiment envie de lire la suite. Il pourrait leur arriver n'importe quoi, on s'en moquerait un peu finalement.

 

Un roman vite lu et vite oublier.

 

Résumé : Il existe une ville, aux Etats-Unis, où le temps s'arrête à minuit. Plus un être ne bouge, tout semble figé... S'ouvre alors l'heure secrète. Le monde appartient aux darklings, des créatures maléfiques qui rodent dans les ténèbres. Seuls quelques ados, nés à minuit pile, sont capables d'évoluer dans cet espace-temps. Ils se surnomment entre eux les midnighters. Tous ont des pouvoirs spéciaux. Tous, sauf Jessica Day. Pourtant, les créatures de l'ombre sentent en elle un danger redoutable et sont prêtes à l'éliminer...

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 16:49

 

Il y a quelques temps, je me suis inscrite à un swap Kawaï organisé par Celsmoon et par Emmyne. J'étais en binôme avec Hambre et en plus d'un très joli colis, j'ai eu le plaisir de d'échanger avec une blogueuse attachante et adorable! Si c'est pas super kawaï toout ça!

 

Et voici, le fameux colis! Et son contenu!

 

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Rien que là, c'est Noël! et j'adore le papier cadeau!

 

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Voici les trois mangas (oui, normalement c'était deux, mais j'ai une swapeuse adorable!)

Switch Girl et Manga Girls que je ne connaissais pas,

et Happy! que j'avais très envie de découvrir!

Que de belles lectures en perspective!

 

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Un DVD d'anim' : Utena, adolescence de l'Apocalypse. Je ne connais pas du tout et ce sera donc l'occasion de découvrir un nouvel univers!

 

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Une superbe carte que j'adore!

Une bougie parfumée avec une kokeshi apportant beauté et amour! Si c'est pas gentil tout ça!

Et surtout, le must du must : un puzzle Totoro! Il faut savoir que j'adore les puzzles! et que je suis une fan de Totoro! J'adore cette grosse bestiole! J'ai donc hâte d'être en vacances pour faire mon puzzle et le mettre dans ma chambre!

 

P1010138

Et enfin, un paquet de galettes (j'adore cette marque!) et un sublime chocolat au praliné noisette! Comment je sais qu'il est sublime...euh, et bien...Joker!

 

Un immense merci donc aux deux fantastiques organisatrices! Ce n'était pas raisonnable de m'inscrire, mais qu'est-ce que j'ai bien fait!

Et merci énormément ma petite Hambre! Tu es géniale!

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 14:41

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!


Le rêveur

 

J'étais l'enfant qui courait moins vite
J'étais l'enfant qui se croyait moins beau
Je vivais déjà dans les pages vides
Où je cherchais des sources d'eaux

J'étais celui à l'épaule d'une ombre
Qui s'appuyait, qu'on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
Nidifient sous les mille étangs

Je fus plus tard l'adolescent qu'on moque
Au regard vain dans la ville égaré
L'homme qui campe à l'écart de l' époque
Tisonnant ses doutes pour s'y chauffer

Je suis monté au lac des solitudes
Dans l'écrin gris des charmes sans raison
Où des airs vieux palpitaient sous la lune
J'aurai laissé des chairs aux ronces, des chansons

La note basse des monts, les absences
Les émeraudes du val interdit
Toutes les belles ruines du silence
Tout ce qui ne sera pas dit !

Si jamais tu t'accroches à ma légende
Il faut que tu t'en remettes à mon mal
Ne trahis pas, vois la plaie où s'épanche
Tout un monde animal

L'enfant muet s'est réfugié dans l'homme
Il écoute la pluie sur les toits bleus
Les cœurs sont effondrés, le clocher sonne
Que faire sans toi quand il pleut ?

{x2:}
Ma vie ne fut que cet échec du rêve
Je ne brûle plus, non, ce sont mes liens
Les sabots des armées m'ont piétiné sans trêve

J'écris dans le ciel vide et vous n'y lirez rien

 

Jacques Bertin

 


 

http://www.astrosurf.com/astrospace/images/autres/etreastronome3.jpg

http://www.astrosurf.com/astrospace/images/autres/etreastronome3.jpg

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:08

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51tR27Kpz-L._SL500_AA300_.jpgJe souhaitais lire ce livre depuis longtemps et j'ai été charmé, tant pat l'histoire que par le style.

 

Immédiatement, on est frappé par cette écriture un peu bizarre, un peu bancale mais tellement touchante. Un peu comme les personnages de Véronique Ovaldé. Ils ne sont pas nés sous une bonne étoile mais ils font tout pour se maintenir droit sur leurs jambes. Ce n'est pas toujours possible. Il y a les moments de doutes. La douleur. La solitude. Si immense qu'elle donne le vertige. Mais il y a les rencontres. Celles de hasard. Celles qui vont tout changer.

 

Vu le sujet et le continent concerné, je m'attendais à retrouver toute la flamboyance et l'excentricité des auteurs sud-américains. Ce n'est pas le cas. S'il y a bien quelques bizarreries, pas de grands éclats. Plutôt la rumeur du quotidien. En revanche, de ces contrées, l'auteur a su trouver la force. Et le climat. Cette chaleur qui envahit tout. Fait tanguer les êtres. Et la force qu'on déploit pour y échapper. Cette force aussi pour briser son destin. Pour se construire sa propre vie.

 

En lisant la vie de Vera Candida qui lutte contre la fatalité à force de patience, j'ai aussi pensé à Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Collum McCann. Cette même volonté têtue. Et ce même destin qui semble inéluctable. Et la même victoire sur soi-même.

 

On a parfois du mal à s'attacher à Vera Candida. Mais on a envie de lui ouvrir ses bras. Pour l'aider. Ou la soutenir tout simplement. Parce qu'elle est d'un courage étonnant. Et surtout il y a le fantastique Itxaga et son magnifique amour. Et Rose, tout en courage et en abnégation pour sa petite fille. Tout ses personnages donne à ce livre une dimansion humaine. Touchante. Car c'est finalement ce qui me restera de ce roman : de l'émotion et une belle leçon de vie. Et surtout un magnifique roman d'amour.

 

Un gros coup de coeur pour cette écriture qui me donne envie de connaître ses autres romans.

 

Résumé : Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 11:14

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GAJPEMMVL._SL500_AA300_.jpgUn très beau livre à l'écriture magistral. On entre immédiatement dans l'histoire. Dès la première page. On a envie de suivre ces personnages tous un peu étranges. Tous un peu à côté de la vie.

 

Le docteur Wilbur est un personnage attachant. On comprend ses motivations profondes. Sa douleur. Ce métier qu'il exerce un peu comme un sacerdoce. Avec l'arrivée de son futur adoptif, les choses vont peu à peu changer. Evoluer. Leur relation prend une place très importante dans le roman, sans pour autant effacer le reste.

 

On découvre un monde difficile, souvent intolérant. La façon de vivre des gens à l'époque. Leurs idées. Parfois justes. Parfois préconçues. Mais c'est surtout une réflexion sur la vie et le libre arbitre que nous offre John Irving. Où est lle bien? Où est le mal? Quels choix sommes nous amenés à faire en tant qu'être humain. Ce double rôle que joue Wilbur n'est-il pas un reflet de ce que nous vivons chaque jour? Chaque jour où ce qui nous paraît juste tourne parfois à la catastrophe et inversemment?

 

Il y a aussi une belle réflexion sur le lien filial. Qu'est-ce qui fait qu'on est l'enfant de quelqu'un? La biologie? Le fait qu'il nous ait élevé? Ce qu'il nous a transmis?

 

A tout cela s'ajoute l'écriture rythmée et envoûtante de John Irving. Les pages défilent. On se laisse porter. On découvre une facette du monde. Et on sort de ce roman un peu grandi.

 

Résumé : Dans un orphelinat situé au fin fond du Maine, Wilbur Larch, gynécologue excentrique, se livre à une double mission : mettre au monde des enfants non désirés, et futurs orphelins - " l'oeuvre de Dieu " -, interrompre illégalement des grossesses - " la part du Diable ". Mais entre lui et un orphelin réfractaire à quatre tentatives d'adoption, vont peu à peu se développer des sentiments qui ressemblent fort à ceux d'un père et d'un fils.

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